Un beau titre qui donne envie d’ouvrir ce livre. Un livre agréable à lire même si le sujet est poignant mais jamais triste. Une belle démarche.

On se promène tranquillement pendant deux  ans dans un monde littéraire au fil des lectures de Will et de sa mère, de sa maman devrais-je dire car c’est ainsi qu’il l’appelle tout au long de ce récit empreint de douceur malgré la maladie et son agressivité.

Au cours de cette lecture mes sentiments ont changé, en effet à un moment ces listes de livres m’ont un peu agacée avec surtout beaucoup de titres de la littérature américaine que je ne connaissais pas. Suis-je si inculte ?

Et puis les réflexions se sont faites plus profondes et sur de nombreux thèmes. J’ai beaucoup aimé la comparaison entre le cancer de Mary Anne et la détention à Kaboul comme otage de David où comment la vie des autres nous aide à vivre la nôtre si dure soit-elle. La lettre de David à la page 374 est merveilleuse et une grande leçon de vie.

Un livre plein de questions et plein d’informations sur l’humanitaire dans le monde, les soins palliatifs et la fin de vie, la place de la femme dans la société et même plus précisément la place de la mère qui travaille dans le foyer.

L’homosexualité de Will et de sa sœur, sujet qui n’a pas été tabou dans cette famille où tout était basé sur le dialogue et le respect, est traitée avec discrétion et tact.

La discussion sur les livres électroniques  page 59 et 60 est très bien menée et drôle.

J’ai aimé les réflexions sur les questions à poser à des malades et comment les poser pour ne pas blesser le malade.

Enfin un thème passionnant : la place des livres dans notre vie.

En écrivant cette critique j’ai relu l’épilogue et j’avais les larmes aux yeux et le sourire aux lèvres.

Un livre qu’on referme et qu’on n’oublie pas et une conclusion : il faut sourire même aux étrangers.