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L’amour et les forêts

Eric REINHARDT

Ce que dit la quatrième de couverture :

À l'origine, Bénédicte Ombredanne avait voulu le rencontrer pour lui dire combien son dernier livre avait changé sa vie. Une vie sur laquelle elle fit bientôt des confidences à l'écrivain, l'entraînant dans sa détresse, lui racontant une folle journée de rébellion vécue deux ans plus tôt, en réaction au harcèlement continuel de son mari. La plus belle journée de toute son existence, mais aussi le début de sa perte.
Récit poignant d'une émancipation féminine, L'amour et les forêts est un texte fascinant, où la volonté d'être libre se dresse contre l'avilissement.

Ce que j’en pense après une lecture difficile où je me suis trainée lamentablement.

A G A C E E

Par la construction du roman

Par les répétitions incessantes, les listes d’adjectifs

Par les longueurs

Par la façon de l’auteur à se mettre en scène

Par la nomination de Bénédicte Ombredanne plusieurs fois par page

Par le cours de tir à l’arc qui n’en finit pas

Par la discussion sur Meetic 20 pages accompagnée en arrière -plan d’une séance particulièrement ardente et inutile.

Par la dernière partie racontée par sa sœur trop longue et mal placée mais utile pour comprendre le calvaire de cette femme.

J’ai aimé le rebondissement à la page 260 j’ai aimé quand Aurélie qui est à Ste Blandine (hôpital psychiatrique) avec Bénédicte raconte son histoire c’est touchant émouvant et cette partie à elle seule pourrait être une nouvelle car cela n’a pas grand-chose à voir avec le roman sauf de donner un autre exemple de perversion de la part d’un homme. Les autres personnages ne m’ont pas émue, bien sûr Eric Reinhardt nous démontre qu’il y a  de l’horreur du harcèlement dans les milieux favorisés mais ça Monsieur Reinhardt on le savait déjà. Oui la vie de cette femme est abominable, oui elle est vraie, oui cet homme est monstrueux surtout qu’il a réussi l’inconcevable : détourner ses enfants de leur mère. Il y a quand même du talent chez l’auteur car on pourrait attribuer sans mal ce texte à une femme. J’ai aimé la relation entre la littérature et la vie de cette femme on pense d’ailleurs à un moment que sa rencontre avec l’auteur va la sauver. J’ai aimé le lien entre la maladie physique et mentale de Bénédicte laquelle entraine l’autre ?

Ce livre n’a pas passé la sélection du mois de septembre par les jurées du prix ELLE 2015 et cela ne m’étonne pas.