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Lorsque Vera confie sa petite fille de quatre ans à ce qui va devenir, dans son imaginaire d’enfant, la « maison-guerre », un lieu silencieux occupé par de vieilles personnes, elle ne songe qu’à la protéger de la cruauté des temps. Mais le lieu, si présent, si fort, dans une époque si tourmentée, deviendra dans l’esprit de la fillette une ressource de mystères et d’émotions, une blessure et un refuge, un apprentissage de la vie qui n’aura pas d’équivalent. Dans ce huitième livre, Marie Sizun écrit avec une tendresse poignante une enfance dans la guerre, marquée par le secret et le non-dit, par la violence des choses qui ne devraient pas être, de celles qui sont tues et soudain révélées, et qui résonnent aujourd’hui encore dans le coeur de la narratrice. Elle dit la troublante vérité des enfants solitaires, et renoue ainsi avec le monde du Père de la Petite et de La Femme de l’Allemand.

 

Merveilleux livre que je viens de refermer auteure dont je suis une fidèle lectrice et que je lis avec plaisir….j’ai donc retrouvé cette écriture ciselée et délicate et surtout j’ai eu du début à la fin l’impression de lire une autobiographie en effet Marie notre petite héroïne a 4 ans en 1944 tout comme Marie Sizun et porte le même prénom. Un seul lieu tout au long du livre la maison : son jardin  son petit bois ses odeurs ses fleurs ses cailloux sa boîte aux lettres……….tellement bien décrit qu’en fermant les yeux nous aussi on la voit on la sent on la touche on la palpe. En effet ce n’est qu’à la libération que Marie découvrira le village et ses habitants. Marie qui petit à petit respire la vérité et comprend progressivement qu’on lui cache des informations et qu’elle ne reverra pas sa maman dont le portrait devient de plus en plus flou dans ses souvenirs. Est-ce utile de se souvenir, faut- il revoir les lieux de son enfance ? Faut-il retrouver les traces du passé ? Toutes ces questions posées par Marie Sizun nous interpellent. Les personnages de ce livre sont tous très touchants et pourtant si différents. Renouer des liens avec son papa dont elle n’a aucun souvenir est long mais très délicat.