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A 13 ans Anastasia troublée reste en extase dans un musée de Bilbao devant le portrait d’une femme nue de Roberto Diez Uribe. Rentrant chez elle, elle découvre en parlant avec sa grand-mère que ce peintre est un cousin qui a disparu, une seule obsession alors : retrouver ce peintre. Et c’est là qu’on entre dans le monde tordu de Véronique Ovaldé ou bien qu’on n’entre pas et alors il faut refermer le livre et passer à autre chose.

Ce que j’aime chez Véronique Ovaldé c’est sa petite touche de folie bien maîtrisée ses intrigues son passage du je au elle tout en finesse, ses retours en arrière, sa façon de nous balader pour mieux nous perdre, tout en gardant pour la fin l’information la plus importante. Et puis une écriture légère drôle fine et ciselée qui nous tient en éveil, en effet elle nous fait participer à sa recherche et elle nous met en garde à la page 150 puis de nouveau  à la page 151 Est-ce que vous suivez ?

 Véronique Ovaldé aime raconter des histoires dévoiler des secrets et nous faire réfléchir sur l’utilité de ne rien s’interdir et d’aller au bout de ses convictions « Soyez imprudents les enfants » J’ai adoré le titre de ce livre qui m’a fait penser  à Colette dans son texte «  Où sont les enfants ? » Mi -roman mi –conte, ce livre n’est pas un coup de cœur mais j’aime la magie Ovaldé.