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Kimia est assise dans la salle d’attente de l’hôpital Cochin à Paris dans le service de PMA. Elle attend, elle est seule et laisse son esprit vagabonder alors elle se souvient et nous retrace sa vie avant son arrivée en France puis sa vie d’immigrée. On découvrira au fil de notre lecture ce qu’elle y fait et son cheminement pour y arriver.

Mon ressenti sur ce livre est bizarre : j’ai aimé je n’ai pas aimé je n’en sais rien ! l’auteure dès la page 55 nous alerte sur la construction pas facile à suivre « Mais avant d’aller plus loin, laissez-moi vous expliquer à grand renfort de flash-back le pourquoi de cette haine » et c’est vrai que les flash-back les digressions les bavardages m’ont agacée ainsi que les précisions de prononciation car il y en a beaucoup trop. Sa façon aussi d’interpeler le lecteur m’a énervée « Patiente encore un peu cher lecteur, et je te révélerai ce qu’aucun Sadr n’a jamais su. »  Agaçant !non. Par contre toutes les réflexions sur la femme iranienne, la culture, la langue, le vocabulaire, les tabous, les traditions , la comparaison avec la femme occidentale sonnent justes et sont passionnantes. Ses remarques et ses anecdotes très drôles ponctuent le texte avec humour, son analyse de l’hypocrisie iranienne est vraie, ses réflexions sur l’immigration : elle emploie plusieurs fois le mot cicatrice le mot traumatisme  « Rien ne ressemble plus à l’exil que la naissance » dit- elle à la page 144. Dans ce roman j’ai beaucoup aimé le personnage de Sara la maman de Kimia pleine d’amour qui se débat comme une vraie lionne pour protéger ses filles son mari Darius et qui s’oublie elle- même qui cache aux siens la gravité de la situation, elle est époustouflante. Un livre qui m’a plu sans jamais m’enthousiasmer, je crois que c'est l'écriture légère  et désinvolte qui m'a le plus dérangée dans ma lecture.