DANSER AU BORD DE L ABIME

Quelle audace de la part de Grégoire Delacourt de se servir du conte de La petit chèvre de monsieur Seguin comme fil conducteur pour nous raconter une histoire d’amour insensée. Que de rebondissements dans le scénario ! quelle intrigue et quelle écriture ! Grégoire Delacourt aime s’emparer de destins féminins et il le fait à merveille. Emma l’héroïne de ce livre est une femme de 40 ans heureuse, elle est mariée avec Olivier un concessionnaire de voitures de luxe, elle habite dans une belle maison et ils ont trois enfants.Un midi dans un café elle croise le regard d'Alexandre et  son coeur chavire. Comme la petite chèvre elle est attachée trop court, elle veut s’évader de son quotidien de son mari de ses enfants de sa mère non pas parce qu’elle ne les aime pas ou qu’elle ne les aime plus mais parce qu’elle étouffe.  Et ce sentiment si particulier ce conflit intérieur qui la broie il le décrit avec douceur tendresse avec des mots justes et beaucoup  d’émotions. Il y a des moments dans la vie où choisir est véritablement « Danser au bord de l’abîme »Après les tourments Emma trouvera l’apaisement ………….mais dévoiler  l’issue du livre serait dommage. Dans ce roman il y a beaucoup de citations qui vous chamboulent : 

« Je ne voulais pas d’un amant. Je voulais un vertige »

« Il y a beaucoup plus important que la vie après la mort. La vie avant la mort. »

« Les mots qu’on ne dit pas sont ceux qui font le plus mal »

"Lorsque l'on ne prononce plus le nom des gens, ils s'effacent"