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Le 4  mai 1897 le grand Paris est en effervescence les dames de la haute bourgeoisie préparent la grande vente du Bazar de la  Charité au profit des pauvres , le rêve de toutes les femmes c’est d’être invitées par les organisatrices et de se transformer en vendeuse. C’est ainsi que Violaine de Raezal jeune veuve très élégante  et Constance d’Estingel jeune fille élevée au couvent, fille unique en conflit avec ses parents et presque fiancée à Lazlo  se retrouvent autour de la duchesse d’Alençon derrière le comptoir n°4 dans le hangar. Soudain une épaisse fumée s’élève sur le toit et bien vite la toiture s’embrasse le feu se propage les femmes se transforment en torche vivante et l’auteure nous décrit cette scène d’une manière méticuleuse  ponctuée de détails horribles. Lazlo journaliste publie dans la presse des articles insoutenables .On s’y croirait……….Commence alors la vie après le drame ? la réaction des parents de Constance entre les pages 155 et 159 est incroyable mais tellement drôle qu’on croirait un sketch Que faire d’une fille brûlée ? la marier ?la mettre dans un couvent ? et que dire du père qui ne sait même pas la couleur des yeux de sa fille ! la duchesse d’Alençon a perdu la vie dans ce brasier et Violaine de Raezal  a été brûlée. Celle –ci  part à la recherche de Constance qu’elle sent en danger. On va aller alors de rebondissement en révélation sur la passé des personnages et leurs secrets on va plonger dans  la vie des femmes de l’époque, on va trembler pour Constance qu’on aime on va soutenir Violaine et ses amies.  Il y a un personnage que j’ai beaucoup aimé dans ce roman c’est Joseph  le cocher de la duchesse d’Alençon dévoué à sa patronne qui voit tout, entend tout, sait tout mais qui ne dit rien et qui est d’une fidélité exemplaire et surtout qui va aider Violaine à libérer Constance. La fin du récit bascule dans le romanesque mais je trouve que cela va bien avec l’époque et fait de ce livre un vrai roman historique au sens exact du terme. On y découvre la vie des femmes de l’époque, l’importance de la rumeur, la réflexion de Joseph  sur la nature humaine à la page 445, les drames qui rapprochent, les accusations  l’hypocrisie ………….Une lecture passionnante qui a des échos contemporains de temps en temps !