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Lire Serge Joncour pour le moral c’est mieux que d’aller chez le psy. Il émane de cette homme une bienvaillance une douceur de vivre qui vous enveloppent  dès les premiers lignes et pourtant ses sujets sont ni drôles ni amusants.

Depuis 10 ans Franck caméraman n’a pas donné signe de vie à ses parents il est comme on dit en froid avec eux. Et puis un jour il se décide à téléphoner, une voix d’enfant répond, cet enfant s’appelle Alexandre comme son frère décédé dix ans plutôt.   Etonné et perplexe, Franck décide de se rendre chez ses parents, quitte Paris et se dirige en train vers Brive la campagne de son enfance. D’un autre côté le narrateur nous fait faire la connaissance avec Louise une jeune femme que l’on sent paumée dès le début, maman d’un petit Alexandre, quitte sa ville en voiture pour se rendre à la campagne passée le week-end avec lui. Chapitres sur Franck et chapitres sur Louise  alternent avec harmonie. On découvre pas à pas la vie de Franck son métier sa passion sa caméra d’un côté et de l’autre ses blessures la mort de son frère et la dispute avec ses parents. Chez Louise on apprend son travail précaire sa rencontre avec un homme violent  et son petit garçon. Bien sûr ces deux êtres vont se rencontrer réapprendre à vivre se libérer du passé. Serge Joncour ne conclura rien il nous laisse le faire chacun à sa manière. Cette histoire banale toute simple elle est portée par la belle écriture de Serge Joncour par sa délicatesse par sa poésie et son amour des mots tout simples.

« Ne pas pouvoir s’aimer c’est peut-être encore plus fort que de s’aimer vraiment, peut-être vaut-il mieux s’en tenir à ça……….. »page 218 une page magnifique.

« Il la regardait comme une sœur un peu trop jolie, ou une femme avec laquelle il aurait vécu depuis toujours, une femme avec laquelle  il ne serait plus question de désir mais de tout le reste un genre d’amour intact, l’amour sans le faire , mais tout entier » page 304