L-enfant-perdue

C’est donc le tome IV de cette magnifique saga qui vient de sortir en janvier 2018 et  je replonge dans ce roman. Je  retrouve Lila et Lena avec plaisir comme on retrouve deux bonnes vieilles copines et je reprends le cours de l’histoire. Je ne vous raconterai pas les nouveaux évènements de ce tome 4 car c’est dévoilé l’intrigue et surtout vous gâcher votre lecture. On retrouve cette relation vivante dense douloureuse entre les deux femmes on retrouve ce lien étrange cette passion tantôt violente tantôt aimante. Si différentes si complémentaires elles se retrouveront voisines dans leur  quartier d’enfance Lila toujours sur la défensive qui ne se confie pas et Lena perdue dans un monde qui n’est pas le sien. L’auteure a trouvé un bel équilibre entre le roman qu’on lit vite et les réflexions sur l’évolution des mœurs de ces soixante années passées en leur compagnie sur l’évolution des techniques «  de le plume à l’ordinateur », avec toujours en toile de fond la vie politique sociale et culturelle italienne.

Je m’attarderai sur les grands thèmes que j’ai ressentis en lisant ce dernier livre.

Les liens du quartier : peut- on les oublier et s’en défaire ? peut- on s’en éloigner ? peut-on se hisser dans la sphère sociale et à quel prix ?

Les liens familiaux : dans ce dernier tome la relation violente entre Lena et sa mère puis la réconciliation et l’apaisement sont  rendus de façon magistrale. La relation difficile entre Lena et sa belle-mère est aussi passionnante, dans ce tome 4 l'auteure fait la part belle aux femmes les hommes sont très en retrait.

La place de la femme Lena épouse amante écrivaine mère femme qui a du mal à mener à bien sa vie. C’est toujours Lila qui lui souffle les décisions comme une ombre qui la suit partout, c’est toujours Lila qui annonce les nouvelles.

J’ai quitté à regret et avec tristesse cette saga après la dernière page j’ai repris le tome 1 et relu les 30 premières pages pourquoi ? mystère !