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Je ne sais pas par quoi commencer ce billet tellement je suis déçue par ce livre et je m’aperçois que je n’ai pas grand-chose à écrire sur ce roman.

J’ai eu l’impression de lire une accumulation de faits divers dans la presse, tous plus noirs les uns que les autres. Quatre personnages se partagent ce roman choral, une prof de SVT Hélène qui a été maltraitée dans son enfance, deux ados qui sont ses élèves Théo et Mathis et Cécile la mère de Mathis. Hélène s’inquiète pour Théo et surveille ses réactions ses faits et gestes, elle épie la famille et alerte  le personnel du collège sans y arriver. Cécile la mère de Mathis découvre l’alcoolisme de son fils ses mensonges et son amitié pour Théo et surtout la double vie de son mari. Les parents de Théo sont divorcés et son père licencié malade sombre dans la dépression. Voilà le tableau, un tableau noir très noir et surtout je trouve que l’auteure a poussé cette noirceur au maxi, une ambiance glaciale, des personnages sans âme et sans avenir, c’est superficiel l’auteure surfe sur la vague des problèmes contemporains : l’alcoolisme des jeunes, le divorce des parents, la maltraitance,  la dissimulation, internet  le chômage  etc….. Seule l’écriture de Delphine de Vigan m’a sauvée de cette tristesse. Après quatre lectures assez positives dans son ensemble de cette romancière j’attends avec impatience le prochain livre et j’oublierai vite cet accident de parcours. Vite lu vite oublié !