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Il y a quelques temps on m’a offert ce livre, la personne (elle se reconnaîtra) qui me l’a offert l’a fait sur les conseils de sa libraire. Franchement j’aimerais rencontrer la libraire car il faut oser le conseiller ce livre.

Donc je commence à lire et 100 pages plus loin le livre me tombe des mains comme il fait 443 pages je me dis ce n’est pas le moment je le range et il m’attend quelques mois. Pleine de courage et de curiosité il y a 15 jours je le reprends. Au début, je m’accroche je me concentre parfois je m’aperçois que je lis sans lire je reprends en arrière  je lis…………..C’est l’histoire d’ Ari qui revient à Keflavik en Islande après 2 années passées au Danemark, il revient car son père souffrant lui a envoyé un drôle de colis ; à l’intérieur  une photo, un diplôme, une lettre c’est dans l’avion qu’il repasse sa vie en boucle. Jon Kalman Stefansson entremêle trois siècles et trois générations qui condensent un siècle d’histoire islandaise et la lectrice que je suis n’arrive pas à la démêler l’histoire !

Le narrateur qui nous raconte sa vie avec Ari  qui nous assomme de Ari et moi et qu’on ne sait pas qui c’est, a eu le don de m’énerver comme les litanies de questions qu’il pose et les nombreuses répétitions dont il bombarde son texte à tel point qu’on se dit : « mais ça il l’a déjà dit ».

Dans ce roman ce qui est intéressant est englué dans du bavardage inutile et le gâche par exemple il y a 10 pages sur l’attaque des camions américains, il y a 12 pages sur la fouille à la douane de l’aéroport etc…….. . Parfois on se demande mais pourquoi il nous parle de cela ? J’ai eu l’impression de lire des souvenirs plus ou moins passionnants à la queue leu leu sans lien et le présent enfoui au milieu de tout ça.

Le personnage d’Ari est fade sans caractère par contre j’ai beaucoup aimé le couple de grands parents Oddur et Margret ce sont les seuls personnages chaleureux et attachants  de ce livre, les seuls qu’on retrouve avec plaisir et dont on suit le parcours.

J’en suis à la page 320 je vais faire une pause et le reprendre plus tard car il y a quand même des questions qui me taraudent principalement celle-ci : Qui est le « Moi » qui parle tout au long du livre et qui nous raconte la vie d’Ari et pourquoi ce titre ?. Et puis surtout je vais faire ma curieuse et aller lire des billets peut-être que cela va éclairer ma lanterne.