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Pour moi Maylis de Kerangal c’est :

 

Réparer les vivants essentiellement car je n’ai pas beaucoup apprécié ses autres romans Naissance d’un pont m’a ennuyée Dans les rapides et Corniche Kennedy aussi.

Un début prometteur : 

Maylis de Kerangal  présente dans le premier petit chapitre d’une page Paula Karst, c’est superbement bien écrit et j’entre tout de suite dans la vie du personnage je pourrais faire son portrait tant l’écriture est visuelle. J’apprends  très vite dans les pages suivantes qu’elle a fait l’Institut de peinture à Bruxelles rue du Métal avec Jonas son colocataire  et Kate une irlandaise,  qu’ils y ont étudié la technique du trompe-l’œil. Un soir à paris ils se retrouvent  autour d’un verre, ces trois personnages sont sympathiques et j’ai envie de mieux les connaître. Et le narrateur nous entraîne  en arrière pour découvrir  le passé des trois amis à Bruxelles leur rencontre, l’école dirigée par la dame en noir, le passé de Laura avec ses parents rue de Paradis, et les différents travaux réalisés par Paula.

L’ennui s’installe :

Mais voilà plus ma lecture  avance plus je m’éloigne du livre plus le récit me paraît répétitif dans ses descriptions ; les outils les couleurs les techniques prennent le pas sur l’histoire de Laura sur ses sentiments avec Jonas ses rencontres et l’ennui pointe car le roman se transforme en document en catalogue très fourni sur la peinture en trompe-l’œil, le vocabulaire devient étouffant, elle décortique trop les situations. Certes l’acte de peindre, le corps qui suit le geste, la fatigue du corps  tout y est bien décrit. A-t-elle trop travaillé son sujet ? C’est possible et c’est difficile de le lui reprocher. Quand tout à coup elle place Laura dans les décors de cinéma à Rome pendant 14 pages je  perds complètement le fil de l’histoire et je n’arrive pas à me reconnecter dans la grotte de Lascaux même l’arrivée de Jonas que j’attends depuis un moment n’y fera rien. Mais je me dis que c’est peut-être le moment de me documenter sur le trompe-l’œil car pour moi

le trompe-l’œil  c’est :

 

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C’est Lyon et ses magnifiques murs il est donc temps de m’instruire je consulte comme Maylis de Kerangal internet je lis les origines de cette technique les méthodes etc…………mais je ne suis pas passionnée et en fin de compte je lis un peu en diagonale….

De superbes passages !

 Il y a en effet des passages qui m’ont impressionnée comme les 4 pages (180 à 183) sur le strabisme de Laura qui sont une pure merveille d’écriture réaliste drôle attachante  imagée et un souvenir d’enfance tellement lourd de souffrance pour Laura alias Maylis. Ce sont d’ailleurs les souvenirs de son enfance qui m’ont le plus touchée ses sentiments en retrouvant sa chambre, les vacances en famille, son enlisement dans les marais de la Seine.

Une rencontre ratée

  Déçue certes mais admirative de l’écriture de cette romancière, écriture déroutante et romancière  hors du commun qui s’immerge trop dans le monde où elle situe son roman et en oublie l’essentiel: l' histoire.

Merci à #Rakuten la rentrée littéraire 2018   #MRL 18