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Tout commence comme un policier, Gloria quitte rapidement son appartement, elle emporte le strict nécessaire mais quand même « le Beretta de son grand amour » elle passe récupérer ses deux filles Stella et Loulou à l’école. On note déjà une femme super organisée très volontaire et déterminée. L’incipit clair précis court m’empêche d’arrêter ma lecture car je veux savoir pourquoi cette femme veut disparaître. Et c’est là le talent de Véronique Ovaldé car il  y a un côté étrange dans cette lecture j’ai eu l’impression que l’auteure découvrait la vie de Gloria en même temps que moi la lectrice. Revenons sur la forme, ce roman est découpé en trois grandes parties et un épilogue mais surtout il y a 40 petits chapitres où alternent la vie passée de Gloria  et celle d’aujourd’hui. Y a-t-il une malédiction dans la famille de Gloria Schalck ? sa grand-mère puis sa mère avait été de bien mauvaises mères alors Gloria fera tout pour protéger ses filles et surtout ne pas hériter de cette tare. Va -t-il y avoir une mère correcte dans cette famille ?

« Gloria n’aurait jamais imaginé devenir l’une de ces femmes qui se demandent si elles aiment leur enfant davantage que le père de leur enfant » page 179

Véronique Ovaldé est une de mes auteures préférées et dans celui-ci j’ai retrouvé ce côté un peu farfelu drôle une écriture libre et sans contrainte Véronique Ovaldé ose tout. Dans ce roman le lecteur est sollicité puisqu’elle le prend à témoin lui parle et même pousse l’audace à lui demander son avis et lui conseiller une petite pause pour digérer la lecture. Quand Gloria étouffe dans l’appartement elle va prendre l’air en faisant un tour de voiture dans sa décapotable ……….et puis parfois dans une réplique  un côté Tonton flingueur qui m’a fait rire à la page 226 :   « Et quand on ne va pas bien, dois-je vraiment vous le rappeler, on pare au plus pressé, on colmate, on rustine »

Le côté suspens appâte le lecteur pour mieux le surprendre jusqu’à l’épilogue : jusqu’où une mère peut-elle aller pour rendre la liberté à ses filles ? Machiavélique quand même Gloria ! Conclusion à méditer : « disparaître n’efface pas le passé »