Des Livres et des Paillettes

03 février 2023

Tibi la blanche d'Hadrien Bels

Tibi-la-Blanche

 

     Ce roman c’est : une plongée magistrale au  Sénégal : les coutumes,  les traditions, les couleurs et les odeurs portée par une belle écriture   avec des  métaphores souvent très drôles et tellement vraies.

     Ce roman c’est : la vie quotidienne de trois jeunes adultes, Tibilé  de milieu modeste qui rêve de partir continuer ses études en France, Neurone le brillant élève dont les parents sont riches  et Issa qui rame un peu en classe et qui s’est lancé dans la couture pour gagner de l’argent il est issu d’une famille pauvre et rêve de devenir styliste. Je les ai tout de suite adoptés.  Ils viennent de passer leurs bacs et attendent les résultats enfin surtout quelle  mention pour Tibi et Neurone, Issa lui, il attend un miracle car c’est Neurone qui lui fait tous ses devoirs. Avec ces trois amis unis par un lien invisible, le narrateur nous parle de ce pays qu’il aime particulièrement. Le résultat du bac c’est leur sésame c’est le départ d’une autre vie mais quelle sera cette nouvelle vie ? Ils sont jeunes et aspirent à une vie nouvelle moderne libre surtout pour Tibi qui ne veut surtout pas de la vie de sa mère, qui ne veut pas être soumise à un mari qui veut choisir son avenir. Neurone il n’a pas le choix ce sera l’énorme concession automobile de son père. Issa lui il est pauvre mais libre de faire ce qu’il veut. En même temps qu’il nous raconte la vie de ces trois jeunes, l’auteur d’une manière détournée évoque l’excision, évoque la corruption, la croyance dans les marabouts, le poids des traditions, le mariage arrangé, la place de la femme, le destin des jeunes partis en France et que l’on rapatrie dans leur famille ou bien même dans un hôpital psychiatrique. J’ai beaucoup aimé ce roman très riche et j’ai trouvé que l’auteur sait passer du drôle au sérieux avec facilité. Que dire du passage sur le canapé chez le marabout à la page 25 ( …un modèle standard, qui engloutit les culs et relève les jambes. Très bon pour la circulation sanguine.)? Que dire du bic marabouté d’Issa ? Que dire de la comparaison entre les garagistes africains et des chirurgiens à la page 17 ?  J’ai donc passé un excellent moment avec ces trois jeunes sénégalais.

Dans le cadre du Goût des autres au Havre j’ai eu la chance de rencontrer Hadrien Bels, rencontre passionnante.

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25 janvier 2023

GPS de Lucie Rico

Gps

 

    Un personnage auquel le narrateur s’adresse et s’adressera tout au long du roman à la deuxième personne du singulier, a reçu un sms d’une certaine Sandrine qui l’invite à la rejoindre dans un immense parc pour y célébrer ses fiançailles avec un certain John. Ce personnage mystère sera son témoin. Ce personnage est journaliste au  chômage. Elle, puisqu’à un moment on apprend que c’est une  femme, a trente- trois ans, elle est journaliste dans les faits divers macabres. Je comprends et déduis qu’elles sont amies depuis 15 ans ont partagé une coloc. Que ce personnage a un ami Antoine. Comme on apprend seulement à la page 116 qu’elle s’appelle Ariane je vais anticiper pour que ce soit plus clair sinon ami lecteur ou amie lectrice je vais te perdre. Tu  t’inquiètes pour moi ? Donc revenons à notre histoire Ariane se perd et appelle son amie Sandrine qui lui propose un partage de localisation ( heureusement depuis peu je sais ce que c’est ). Ariane va donc suivre le point rouge et arriver à destination pour la soirée. Le lendemain de cette petite fête Sandrine a disparu mais Ariane va la suivre sur son téléphone et là le roman part en vrille Ariane ne quitte plus le point rouge des yeux et…………………………et là j’ai plongé dans l’étrange le surnaturel le paranormal pour revenir de temps en temps à la réalité. J’ai abandonné ? Et bien non car  j’ai été accro à cette histoire dans laquelle je n’ai pas tout compris. Donc un roman très très contemporain à la fois drôle et plombant mais aussi très touchant car Ariane et Sandrine sont très proches elles ont tant partagé de lieux d’anecdotes de moments. Le lien d’amitié qui les unit est si fort qu’Ariane ne peut se résoudre à accepter l’impensable. Cette auteure m’a fait penser à Alexandre Labruffe un auteur un peu barré  mais que j’aime beaucoup !

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Avalanche de Raphaël Haroche

Avalanche

 

Livre reçu dans le cadre du coup de cœur des lectrices de version fémina.

     Deux frères Nicolas douze ans  et Léandre quinze ans s’installent dans un train. Sur le quai de la gare, leur babouchka, leur bonne-maman  leur fait les dernières recommandations. La maman de ces deux jeunes ados est décédée dans un accident de voiture, leur père est parti travailler à l’étranger. Ils partent dans un pensionnat très chic et cher sur les bords du lac Léman mais Nic comme on l’appelle est un très bon pianiste il a obtenu une bourse. Dans le train ils font connaissance d’Alexia la tsarine comme on l’appelle, elle est aussi lycéenne à l’institut du Rocher. Nous sommes en 1989, le narrateur mentionne la chute du mur de Berlin, la mort des époux Ceausescu et le combat de Mike Taysons. A part situer l’époque du roman je ne vois pas l’intérêt de citer ces trois épisodes.

 J’ai apprécié les portraits des personnages très visuels très précis.

J’ai aimé certains passages, la visite de la mamie à l’institut, la randonnée en montagne des deux garçons, leur relation. J’ai aimé cette mamie un peu loufoque au comportement extravagant.

J’ai aimé le petit Nicolas et j’ai été émue de son obsession à faire revivre sa mère.

Je n’ai pas aimé le côté provocateur du narrateur Léandre, je n’ai pas vu l’intérêt du personnage d’Alexia, je n’ai pas vu l’intérêt des matchs de tennis, j’ai trouvé la rencontre entre Léandre et la psy inutile et la chute étrange.  Je ne suis pas du tout entrée dans ce roman sur l’adolescence, je l’ai trouvé violent, brouillon et sans fil conducteur.

Ma conclusion : je ne recommande pas ce livre.

Raphaël Haroche est plus connu sous son prénom de chanteur Raphaël

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Les enfants endormis d'Anthony Passeron

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     Un premier roman. Deux histoires dans un même livre. Celle de la famille d’Anthony Passeron qui vit dans l’arrière- pays niçois. L’auteur et narrateur sait depuis plusieurs années qu’il y a beaucoup de secrets  autour de son oncle Désiré mort en 1987 d’une embolie pulmonaire, frère ainé de son père. Il fouille dans le passé de sa famille, interroge, écoute, regarde des photos, lit des documents. C’est  une famille de bouchers qui a fait fortune qui est respectée dans leur petit village où tout se sait. La deuxième histoire en parallèle, elle est plutôt documentaire c’est la recherche médicale sur cette nouvelle maladie, difficile à identifier difficile à soigner et qui fait de très nombreux morts dans la population des homosexuels  et des  toxicomanes : le sida. D’une écriture élégante et classique, avec un ton juste  Anthony retrace la vie de ses grands-parents  d’abord fiers de compter dans leur famille un jeune bachelier promis à un avenir brillant. Mais Désiré plonge dans la drogue doucement d’abord puis il se pique et contracte le virus, il sera un de ces enfants endormis qu’on retrouve au petit matin dans un recoin du village, une seringue piquée dans le bras.  Autour de Désiré,  la famille se mure dans le silence et le déni. La honte va s’abattre sur la famille, chacun va s’exprimer à sa manière. Le grand-père  va se murer dans le silence, le frère et père d’Anthony, qui a repris la boucherie, dans la colère. La mère de Désiré va inventer une autre vie une autre maladie pour refuser la vérité mais elle va accompagner son fils sa petite fille avec un courage exemplaire. Ailleurs à Paris en Amérique une course contre la montre occupe des scientifiques  qui cherchent à comprendre cette nouvelle maladie. Dans les laboratoires les virologues les infectiologues les chercheurs les immunologistes  se concertent s’opposent s’affrontent autour des résultats des convictions des essais des améliorations, des espoirs.  Dans les hôpitaux les malades considérés comme des pestiférés sont isolés attendant le bon vouloir des soignants terrifiés d’être contaminés, attendant des visites familiales, attendant dans la souffrance la mort. Deux mondes qui se répondent dans des chapitres courts avec un équilibre parfait. La partie médicale  est juste bien dosée pour ne pas devenir ennuyeuse. Dans cette lecture j’ai retrouvé toute cette époque où le mot sida était tabou, j’ai connu des gens atteints de cette terrible maladie, maladie jugée honteuse par la famille  qui cachait la vérité et inventait d’autres  diagnostics médicaux. A l’époque de nombreuses célébrités sont décédées du sida et leur séropositivité n’a été révélée que beaucoup plus tard. A lire absolument !

 

 

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Prix de la Galerne 2023

Gps

Les-exportes

Tibi-la-Blanche

 

Zizi-Cabane

 

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Voici les cinq livres sélectionnés par la Galerne pour le prix 2023 

Les enfants endormis 

GPS

Tibi la blanche

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19 janvier 2023

Ceci n'est pas un fait divers de Philippe Besson

 

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      J’ai lu ce magnifique roman en quelques heures en apnée et la gorge serrée. Des petits chapitres très courts, des textes aérés comme pour mieux reprendre sa respiration. Ce roman est glaçant parce que tellement vrai et tellement raconté avec pudeur et sans pathos. Ce roman est affreux parce que tous les jours on lit en effet ces drames dans les faits divers et ce n’est pas un fait divers. Je ne peux pas m’empêcher de penser à ce féminicide qui s’est déroulé en 2021 à 500 m de chez moi, à ce fils qui a trouvé sa mère baignant dans une mare de sang et à cette maison restée sous scellée pendant de nombreux mois. Philippe Besson a donné la parole à ce jeune homme qu'il a rencontré lors d'une dédicace. Ce jeune adulte  de dix-neuf ans qui apprend au téléphone par sa petite sœur Léa, treize ans, que son père vient de tuer sa mère. Tous les deux avec leur grand-père maternel vont affronter le drame et l’après-drame : trouver un hébergement pour le soir, acheter ce qui était le quotidien pour Léa (vêtements, nécessaire de toilettes..) répondre aux questions des gendarmes, raconter, raconter encore, identifier sa mère, prévoir les obsèques et toujours se poser plein de questions et puis se sentir coupable, coupable de n’avoir pas compris, coupable de n’avoir rien vu ou bien de ne pas avoir voulu voir le calvaire de leur mère  et d’avoir arrêté la folie meurtrière de leur père. Pour expliquer le drame, le narrateur alterne présent et passé,  décortique, analyse, écoute les confidences les doutes de sa sœur, des amis, des voisins et retrace le chemin qui conduit son père à commettre l’impensable.  Il dresse le portrait de ce père pervers narcissique. Le style est sobre. Les mots sont justes. Quel bel hommage à toutes ces femmes assassinées pour rien, pour un couvert mal placé, pour un repas en retard pour un regard ! J’ai terminé d’écrire ma critique et le mot féminicide est toujours souligné en rouge, même le correcteur d’orthographe refuse de reconnaitre ce mot cela me laisse dubitative !

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17 janvier 2023

Fille en colère sur un banc de pierre de Véronique Ovaldé

 

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    Fidèle lectrice de Véronique Ovaldé j’ai dévoré ce roman, apprécié l’écriture et la construction, suivi pas à pas le retour d’Aïda dans sa famille quinze ans après son départ.  J’ai passé avec elle ces quelques  jours sur cette île italienne d'Iazza au large de Palerme. J’ai rencontré sa famille réunie  autour de la dépouille du père, du vieux de sa Seigneurie comme on l’appelait. Le  roman se déroule sur quelques jours seulement mais alternent des chapitres intitulés Contes et Légendes qui retournent dans le passé de la famille Salvatore, des parents et de leur  quatre filles Gilda Violetta Aïda et la petite Mimi. C’est avec un certain suspense que Véronique Ovaldé révèle au lecteur des indices sur le malheur survenu vingt ans plus tôt sur cette petite île et la raison du départ d’Aïda quelques années après. La construction est soignée, l’écriture efficace, les apartés les digressions rendent la lecture très vivante. Je me suis sentie complètement actrice de cette lecture, je me suis surprise à répondre à la narratrice. Véronique Ovaldé décortique la vie d’Adïa, sa culpabilité suite à la disparition de Mimi un soir de carnaval, elle sait nous émouvoir nous surprendre et nous faire rire. J’ai retrouvé de beaux portraits de femmes comme aime les décrire Véronique Ovaldé et ce côté mystérieux et envoutant dans ses récits. Car rien n’est simple tout est compliqué dans cette histoire qui frôle le conte, tout est bizarre sur cette île gangrénée par les affaires louches et le mensonge. Seul Pépito un jeune adulte un peu demeuré mais très attachant très sensible et très observateur semble connaître les secrets . Une fin magistrale qui révèle bien sûr ce qui s’est réellement passé ce soir de carnaval mais d’une manière surprenante. Aïda est bien cette Fille en colère sur un banc de pierre. J’ai adoré !

 

 

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05 janvier 2023

Moi, Olympe de Gouges de Caroline Grimm

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        Ce livre est arrivé entre mes mains un peu par hasard. Je me rends à une fête du livre dans une petite ville  proche de chez moi. Je balaie du regard les tables, je lis vite les noms des participants, tout à coup un nom attire mon regard : Caroline Grimm. De cette auteure, j’ai lu Churchill m’a menti il y a quelques années dans le cadre du coup de cœur des lectrices de version fémina ; j’avais beaucoup aimé et j’avais rencontré cette auteure à Paris à la remise des prix. C’est comme ça que j’ai acheté Moi Olympe de Gouges. Une femme dont j’avais entendu parler mais dont je ne savais pas grand-chose.

        J’ai lu avec passion ce roman. Une fois la dernière page tournée je fais, refais le calcul : cela fait 230 ans que cette femme de 45 ans a été guillotinée parce qu’elle voulait être libre, libre de penser, libre de faire, libre d’écrire, libre de choisir sa vie parce qu’elle voulait voter, parce qu’elle combattait le racisme et l’esclavage. Cela fait 230 ans et je me pose la question : la condition de la femme a-t-elle évolué ? Oui un peu et heureusement mais pas tant que ça, je trouve même ce livre tout à fait d'actualités. C’est Robespierre qui a ordonné sa mort parce qu’il était avide de sang et de vengeance et qu’il ne concevait pas qu’une femme puisse combattre à ses côtés.  Elle, Olympe de Gouges elle voulait du changement dans le calme et sans violence, elle avait rédigé une « Déclaration des Droits de la Femme et de la Citoyenne ». Olympe de Gouges de son vrai nom Marie Gouze est née à Montauban en 1748, elle est la fille d’un couple illégitime, mariée à 16 ans à un certain Louis -Yves Aubry un alcoolique goujat et paresseux. Un petit Pierre nait rapidement. Une inondation terrible envahit la ville elle emportera Louis-Yves Aubry et libérera Marie. Elle monte à Paris avec Pierre, écrit des pièces de théâtre, rencontre des écrivains, distribue des tracts fait coller des affiches : elle sera une femme engagée. Elle découvre la Cour du Roi  et ses intrigues, elle croise le petit peuple, la misère, la violence. Son engagement la mènera à la guillotine. Dans ce roman autobiographique, le coté historique est juste bien dosé pour ne pas devenir ennuyeux. Caroline Grimm y laisse transparaître sa passion dévorante pour cette femme, en employant le « je » ce qui rend la lecture très vivante et surtout on se sent proche de cette héroïne on vibre avec elle en éprouvant  compassion et empathie. Caroline Grimm  lui rend un bel hommage que j’ai partagé tout au long de ma lecture.

   Publié  en 2009 ce roman a aussi été adapté au théâtre.

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04 janvier 2023

Où vivaient les gens heureux de Joyce Maynard

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       Une grande  famille est  réunie pour célébrer un mariage. La scène se déroule dans une ferme du New Hampshire. Tout à coup un violent orage et puis un énorme bruit retentit. Le lecteur attendra quelques chapitres plus loin pour découvrir quel était ce bruit.  Dans ces premiers chapitres se mêlent habillement présent et passé. C’est Eléanor âgée de 56 ans,  le principal personnage de ce roman, elle est la mère du marié, elle arrive de Boston. Elle retrouve ses trois enfants, Al Ursula et Toby ainsi que  Cam son ex-mari. Elle retrouve avec émotion cette maison qu’elle a achetée à 20 ans avec ses premiers gains acquis grâce aux livres qu’elle a publiés. Maison dont elle s’est échappée quelques années plus tard. Maison qui lui avait inspiré le bonheur dès sa première visite, bonheur qu’elle n’avait jamais connu depuis sa naissance. C’est toute la vie d’Eléanor que le lecteur va découvrir tout au long de ce roman passionnant. Des scènes de vie merveilleuses d’abord puis tout  bascule. Eléanor voulait être heureuse à tout prix elle voulait surtout être parfaite en tant qu’épouse, que mère, c’était sa revanche sur son passé. Mais son obsession l’a aveuglée. On retrouve dans ce roman les thèmes chers à Joyce Maynard que j’adore, la famille et ses conflits, le rôle de la mère, la séparation, le pardon, et enfin la paix intérieure. J’ai retrouvé l’écriture agréable à lire et efficace de cette auteure, de jolies descriptions de la nature et des personnages attachants. J’ai beaucoup aimé !

du même auteure  Long week-end   Prête à tout   Les filles de l'ouragan  Les règles d'usage  L'homme de la montagne

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14 décembre 2022

Les enfants de Venise de Luca Di Fulvio

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      988 pages plus loin et je ne suis pas enthousiaste parce que je me suis trainée dans cette histoire trop longue beaucoup trop longue. Je partais pourtant très confiante car j’avais beaucoup aimé Le gang des rêves.

Ce roman se déroule sur une petite année de l’automne 1515 à l’été 1516 entre Rome et Venise. Les scènes sont pour la plupart des scènes de rue qui se déroulent dans les quartiers pauvres. Quartiers sales miséreux, véritables coupe- gorges au milieu des étals puants. Ils sont juifs ou chrétiens, ils sont voleurs, aubergistes, docteurs, voyous, escrocs. Elles sont prostituées malades  jalouses amoureuses. Beaucoup trop de  personnages m’ont littéralement perdue dans cette histoire d’Inquisition de haine de violence. Pourtant Mercurio le gamin des rues et la belle Giuditta m’avaient séduite dès le début et j’avais envie de connaître leur vie. Si vous êtes courageux allez-y!

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