Des Livres et des Paillettes

17 février 2017

l'Administrateur provisoire d'Alexandre Seurat

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Quelle déception cette lecture !  Après avoir lu La maladroite je m’attendais à un autre coup de cœur !

Le narrateur est un jeune homme qui fouille dans le passé familial de la guerre 39/45 il enquête  sur un certain Raoul H son arrière grand- père qui était administrateur provisoire c’est-à-dire qu’il traquait les juifs particulièrement les commerçants artisans afin de leur spolier leurs biens.

On passe d’une époque à une autre, d’une famille à une autre, en effet le narrateur a trois oncles les frères de sa mère qu’il rencontre à tour de rôle on passe beaucoup de temps dans des salles d’archives c’est à l’occasion de la mort de son frère qu’il commence son enquête.  Ce livre m’est tombé des mains, aucun personnage ne m’a touchée, j’ai lu ce livre dans le cadre du prix Océanes de la Galerne je dois lui mettre une note sur 10 mais j’attends d’avoir lu les quatre autres  romans proposés pour noter.

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04 février 2017

Prix de la Galerne 2017

Ils sont arrivés !

Les livres de la sélection du Jury La Galerne sont désormais à votre disposition au Bureau des commandes de la librairie. Vous pouvez venir chercher votre premier livre quand vous le souhaitez. Vous aurez jusqu'à la mi-juin pour lire les cinq livres suivants :

Didier Decoin : Le bureau des jardins et des étangs (Stock)

Négar Djavadi : Désorientale (Liana Lévi)

Valentine Goby : Un paquebot dans les arbres (Actes Sud)

Véronique Ovaldé : Soyez imprudents les enfants ! (Flammarion)

Alexandre Seurat : L'administrateur provisoire (Le Rouergue).

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31 janvier 2017

Par amour de Valérie Tong Cuong

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Je commence par la fin : ce livre est un coup de cœur !

Deux livres dans un même livre c’est la prouesse que vient de réaliser Valérie Tong Cuong en effet on retrouve dans ce roman les principaux épisodes de la guerre 39 /45 au Havre et là le roman est plus un document très précis très vrai chaque havrais s’y  retrouvera et puis il y a l’histoire de cette famille placée au cœur des combats dans un Havre à feu et à sang. Valérie Tong Cuong a fait un travail incroyable de recherches d’écoute de lectures de rencontres de partage pour mettre bout à bout ces moments terribles qu’a vécus sa famille.

8 narrateurs se partagent ce roman choral ,7 narrateurs issus d’une même famille, unis par un seul lien l’amour, vont nous raconter chacun leur tour cette guerre de juin 40 au 12 septembre 44 dans la ville du Havre : les restrictions, l’exode, la maladie, les secrets, les bombardements,  les destructions, les espoirs  et les doutes, les raids effectués  tantôt par les allemands tantôt par les anglais. Le huitième narrateur un ami Thuriau nous contera un fait historique le naufrage du Lamoricière au large d’Alger, bateau qui transportait les enfants havrais évacués vers Alger un fait   historique  dont je n’avais jamais entendu parlé . Il y a d’abord deux sœurs Emélie et Muguette soudées et désireuses de cacher la réalité à leurs enfants : quatre cousins cousines Jean Joseph Lucie et Marline. Le mari de Muguette est absent il est parti au front, Joffre le mari d’Emélie communiste cuisinier est l’homme du clan, un très beau personnage qui cachera la vérité aux siens par amour au risque de s’en faire détester. Les personnages sont tous très attachants et très vrais parfois même amusants. J’ai beaucoup aimé dans ce roman tout le questionnement sur les décisions à prendre dans des moments de doutes : Quelles décisions prendre par amour : éloigner les enfants rester ensemble mentir dire la vérité et que dire de la petite Marline devenue muette dès le début du livre et qui écrira le dernier chapitre de ce livre : impossible de tout dire pour ne pas révéler des secrets si bien gardés jusqu’à la dernière page par l’auteure. L’auteure   nous rappelle à la page 48 des phrases que certainement ses parents grands –parents lui ont chuchotées lorsqu’elle écoutait notait leurs souvenirs «  Personne n’est préparé à tout quitter ainsi…… »  « Pauvres gens : à nous cela n’arrivera pas ! »

Ce livre Valérie Tong Cuong aurait pu le situer à Alep les enfants auraient pu s’appeler Ziba Zahra Omar et Malmoud et il y aurait eu les bombardements, l’exode …………..et l’amour !

Je viens de quitter ces personnages si attachants mais vendredi soir au Havre à la Galerne je serai là  pour partager un peu plus l’amour débordant qui s’échappe à chaque ligne de ce livre magnifique.

 

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Joie de Clara Magnani

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Un premier roman de 175 pages avec une quatrième de couverture d’une longueur démesurée -voir ci-dessous-, donc détestable mais pourquoi raconter toute l’histoire? et quand on a lu ce résumé on n'attend plus rien du livre.

Résumé : Rome, 2014, fin de l’été. Alors qu’il lisait sur sa terrasse ensoleillée, le cœur de Giangiacomo – dit Gigi – s’est arrêté. Une mort rapide, sans douleur, comme il l’avait toujours souhaitée, se souvient sa fille Elvira, appelée en urgence. Quelques jours plus tard, la jeune femme tombe sur un manuscrit inachevé. Elle pense à la trame d’un film – Gigi était cinéaste –, mais découvre l’histoire d’amour que son père vivait depuis plus de quatre ans avec une journaliste belge, Clara. Le récit de Gigi correspond à sa partie d’un livre qu’ils avaient décidé d’écrire ensemble. Il la lui enverrait une fois terminée. Puis elle y répondrait. Depuis sa rencontre avec Clara, venue à Rome l’interviewer à l’occasion de la sortie de son film sur Gramsci, Gigi connaît une nouvelle jeunesse. Ses pages évoquent le surgissement inattendu de leur mature love, une expression devenue entre eux un code pour se joindre et qui désigne cet amour à l’âge mûr que tous deux vivent de façon parallèle. Clara est mariée, elle aussi, et mère de deux garçons. Le bonheur des retrouvailles, l’abandon des corps, les rires, les films vus et revus ensemble : telle est la matière précieuse de leur complicité. Clara et Gigi parlent beaucoup : il aime la faire rire avec d’invraisemblables anecdotes, elle veut tout savoir de son passé. La politique et la révolution sont au cœur du travail de Gigi, hanté par la mort de son père, tué en 1945 dans les rangs des partigiani. Clara écrira à son tour sa version de l’histoire. Les souvenirs des jours lumineux sur la Méditerranée, des désaccords aussi – ne considérait-elle pas le militantisme de Gigi comme un combat d’arrière-garde ? – la plongent dans un flot d’émotions. Elle entame alors un « journal d’absence » dans lequel elle s’adresse d’abord à Gigi puis, peu à peu, à Elvira. À la jeune fille au seuil de sa vie sentimentale, elle confie, avec pudeur et tendresse, la plénitude de cet amour caché qui coexistait si bien avec sa vie – pourtant heureuse-au grand jour. Pure bliss, gioia, joie avait coutume de répéter Gigi. Une joie devenue le motif musical de cette attachante partition à quatre mains.

Il n’y a presque plus rien à dire sauf que ce roman est très bien écrit, que les personnages sont très riches mais qu'ils ne m'ont pas convaincue  qu’on lit très vite  ces deux récits qui nous parlent de l’amour tardif et surtout de l’impossibilité pour Clara de choisir entre son mari et son amant qu’elle aime différemment une histoire banale en somme,  je pense que c’est un livre qu’on oublie vite.

Livre reçu dans la cadre du Coup de coeur des lectrices version fémina

 

 

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23 janvier 2017

Today we live de Emmanuelle Pirotte

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En décembre 44 dans les Ardennes belges c’est la panique entre les allemands les américains et les habitants personne ne sait plus qui est qui. Une famille qui héberge Renée une petite fille juive de 7 ans s’affole et la confie au curé qui la confie à deux soldats américains qui sont en réalité deux SS infiltrés, les deux SS  décident d’exécuter la petite. Mais Mathias, l’un des allemands, au moment de tirer croise le regard de Renée et abat l’autre SS. Mathias et Renée s’enfoncent  dans la forêt. Après quelques jours dans une cabane ils arrivent dans une ferme où toute une famille sous l’autorité du patriarche Jules est réfugiée dans la cave, une cohabitation bien singulière va commencer et va se compliquer avec l’arrivée de soldats américains, une ambiance étrange  se répand  alors entre ceux qui ont compris et gardent le secret et ceux qui n’attendent qu’un faux pas de Mathias pour le dénoncer. On connaitra petit à petit la vie de Mathias pourquoi parle-t-il anglais ? français ? où a- t-il appris à se fondre dans la nature ? Qui est-il réellement et d’où vient-il ? Renée elle se souvient et nous raconte par brides quelques moments importants de sa petite enfance. Il y a dans ce roman des personnages forts comme la rebouteuse ou bien Philibert le simplet du village pas si simplet que ça d’ailleurs.

On assiste presque à une pièce de théâtre car les trois- quarts du livre se passe dans un lieu clos : la cave. La relation entre Renée et Mathias est impressionnante toute l’histoire est basée sur la puissance du regard, regard entre Renée et Mathias, regard entre Mathias et son chien, regard entre Jeanne et Mathias. Au début du livre je n’ai pas beaucoup cru au personnage de Renée trop petite d’après moi pour ses réflexions et puis la magie a opéré et je n’ai plus quitté ce livre même si  certains passages sont un peu exagérés. La fin est belle cependant et évoquée très sobrement. Un livre qui nous place pour une fois de l’autre côté du miroir et qui nous rappelle que certains allemands ont été au péril de leur vie des justes.

 Un premier roman de Emmanuelle Pirotte qui est scénariste et cela se sent dans le déroulement de l'histoire.

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Les brumes de Sapa de Lolita Séchan

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C’est le genre de livre qu’on n’a pas envie de raconter tellement c’est simple beau émouvant plein de retenue plein de tendresse. Il y a de la grâce dans les dessins de Lolita Séchan et cette BD ou roman graphique comme on veut, a eu pour moi un écho un peu particulier car il y a trois ans je suis allée à Sapa et les dessins sont tellement réels qu’on retrouve les paysages intacts, les minorités sur la place les anecdotes les réflexions. Lolita Séchan se cherche et part pour le Vietnam où elle va rencontrer Lo Thi Gom une amitié toute simple va naître entre ces deux jeunes filles qui vont découvrir chacune la vie de l’autre. Plusieurs fois Lolita va sauter dans un avion pour la retrouver et puiser dans ce monde complètement différent l’énergie qu’il lui manque et la sagesse de ces peuples. Quant à Lo Thi Gom en quittant sa province et ses traditions c’est le monde qui lui explose à la figure. Magnifique !

 

 

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Celle qui fuit celle qui reste d'Elena Ferrante

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Je viens de tourner la dernière page de ce tome 3 et je viens de relire mes deux billets précédents ………et je retrouve exactement les mêmes sensations c’est-à-dire des longueurs à certains moments et de l’enthousiasme pour ces deux femmes qui s’aiment et se déchirent mais ce tome est plus puissant et je n’ai qu’une hâte : les retrouver dans le tome 4. Parfois agacée voire même énervée et souvent envoûtée par ces deux jeunes femmes j’ai dévoré ce tome 3 qui nous relate 10 années de nos héroïnes on assiste impuissante au mariage raté d’Elena à son ascension dans un autre monde qui n’est pas le sien on assiste à la descente aux enfers de Lila à l’usine. Pendant ces 480 pages j’ai noté le déferlement du mot QUARTIER employé jusqu’à trois fois dans la même page tout comme le mot DIALECTE deux mots qui résument le livre c’est-à-dire  l’appartenance à un monde qu’elles ne peuvent ni quitter ni oublier,  d’ailleurs Lila retourne dans son quartier. Dans ce tome la violence entre les jeunes napolitains communistes fascistes est omniprésente, la violence entre les deux héroïnes aussi : Elena par deux fois souhaite la mort de Lila  « Mais mon désir de la voir mourir resta tapi dans un coin : je le chassais mais il ne s’en allait pas »  page 256 « Et parmi les sentiments chaotiques qui me traversaient voilà qu’émergeait à nouveau mon désir que Lila tombe malade et meure. » page 388.

Ce qui est aussi très intéressant dans ce livre c’est l’évolution des mœurs et de la condition féminine dans une Italie un peu folle où les conflits politiques et sociaux transforment les relations et font éclater les familles et les amitiés. Qu’elle soit ouvrière ou bourgeoise la vie de femme italienne –épouse et mère- est la même !

Celle qui fuit et celle qui reste ? En réalité laquelle fuit laquelle reste ?Vivement la suite !

Tome 3 pour l’instant mon préféré !

 

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21 janvier 2017

Terres de Paroles 2ème rencontre

Cette deuxième sélection et la rencontre elle-même du mardi 10 janvier  m’ont laissé un goût d’inachevé ou de non abouti. En  effet pas de grand coup de cœur ni en théâtre ni en roman du bof bof qui s’est traduit par une rencontre un peu morose et je dirais même un peu déstabilisante et pas très enjouée. Des interventions qui manquaient de conviction et un « maître de cérémonie » un peu perdu ayant du mal à rebondir sur nos réflexions.

Pour le théâtre je me demande si je ne suis pas en train de me lasser des thèmes qui tournent en rond quant aux deux romans il leur manquait quelque chose pour être passionnants.

Retrouver ici mes deux billets roman : Celui-là est mon frère de Marie Barthelet et Petit animal sauvage d’Anne Françoise Brillot

Mon classement pièces de théâtre :

1.      Lait noir  ou voyage scolaire à Auschwitz de Holger Schober

2.      La nuit est une chambre douce de Naomi Wallace

3.      Mameloschn de Marianna Salzmann

4.      En vie d’America Vera Zavala

5.      Mauvaise par Debbie Tucker Green

6.      That moment Nicoleta Esinencu

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09 janvier 2017

Avant que naisse la forêt de Jérôme Chantreau

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Albert la quarantaine est un pur parisien mais ses racines sont en Mayenne au milieu des forêts dans une maison familiale là où sa mère a vécu les dix dernières années de sa vie  il est le seul garçon d’une lignée de femmes. Le 15 août sa mère meurt afin d’organiser l’enterrement, à la recherche d’un disque d’une musique pour accompagner l’office il reste sur place et fouille la maison les placards les armoires il erre dans  les champs les bois autour du lac le temps passe et ses souvenirs reviennent. Avec pour seule compagnie l’urne des cendres de sa mère il sombre peu à peu dans un autre monde happé par les bruits les voix les hallucinations. A la frontière du réel et de l’imaginaire cet auteur nous dresse le portrait d’un homme qui veut se libérer de son passé et pour cela il va faire un immense feu devant la maison, un brasier dit-il exactement,  casser les meubles déchirer ses cahiers on pense alors qu’il a sombré dans la folie mais il nous rassure « Que suis-je venu faire ici ? » « Je ne suis pas fou du tout »

Un premier roman très original mi- roman mi- fiction qui au fil des pages monte en puissance on perd haleine et on a du mal à reprendre son souffle. Un livre angoissant comme cette forêt qui prend Albert pour ne plus le lâcher et mieux l’enfermer dans sa quête du passé prisonnier de ses racines et des racines de la forêt. Des successions de phrases courtes une très belle écriture un vocabulaire pointu et violent dans ces 62 petits chapitres font de ce livre un véritable plaisir de lecture.

 

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Tout ce dont on rêvait de François Roux

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Justine l’héroïne de ce roman rencontre dans les années 90 deux frères orphelins –leurs parents sont morts dans un accident d’avion –Alexandre et Nicolas, d’abord amoureuse d’Alexandre  c’est avec Nicolas qu’elle fera sa vie. Elle aura deux enfants Adèle et Hector et mènera une vie heureuse jusqu‘au jour où Nicolas sera licencié. Dans ce roman archi contemporain on suit trois générations celle de mai 68 les parents de Justine, Albert et Colette  qui « se sont accommodés » comme dit Colette toute leur vie sans vraiment s’aimer. Celle de Nicolas et Justine, quadragénaires coincés entre leurs parents et leurs enfants, qui perdent leurs repaires suite au  licenciement de Nicolas  et puis celle d’Adèle et Hector la jeune génération battante lucide et décidée qui n’a peur de rien. François Roux  décortique assez bien les conflits familiaux les pourquoi les comment les méandres compliqués de la vie sociale de notre époque les relations superficielles du monde du travail. L’écriture est aisée et facile,  on dévore  ce livre assez vite et on s’attache aux personnages enfin pas à tous car l’auteur a su nous rendre Albert le père de Justine odieux désagréable méchant hargneux, Nicolas  assez insignifiant qui culpabilise 20 ans après d’avoir poussé ses parents à partir en voyage, Justine et Adèle volontaires lumineuses énergiques libres et engagées. Une belle fresque qui retrace avec beaucoup de réalisme notre époque un bon moment de lecture  mais j’ai trouvé la fin « un peu à l’eau de rose ».

J’ai lu ce livre dans le cadre du prix des lectrices de version fémina

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