Des Livres et des Paillettes

11 août 2016

Le gardien de nos frères d'Ariane Bois

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Entre 1939 et 1967, de Paris à Toulouse et de New York à Tel Aviv, l'extraordinaire destin de deux êtres fracassés par la guerre.

Rien ne prédestinait Simon et Léna à se rencontrer. Lui appartient à la bourgeoisie juive parisienne, patriote, laïque et assimilée ; il a été maquisard et blessé au combat. Elle est issue d'un milieu de petits commerçants polonais et a réussi à survivre au Ghetto de Varsovie.
En 1945, la guerre leur a tout pris. Chacun de leur côté, ils vont accepter une mission très particulière : rechercher des enfants juifs cachés par leurs parents dans des familles, des orphelinats ou des couvents, quand il s'avère que ceux-ci ne rentreront pas des camps. Simon parce que son petit frère Elie a disparu dans des conditions mystérieuses ; Léna car elle espère ainsi redonner du sens à sa vie. Et cela va les entraîner bien au-delà de ce qu'ils auraient pu imaginer.
C'est l'histoire de deux jeunes révoltés qui, dans une France exsangue, vont se reconstruire grâce à la force de l'amour. De Paris à Toulouse, d'Israël à New-York, un roman d'aventure porté par le souffle de l'Histoire.

 

Une belle lecture à la fois document à la fois  roman. Le côté  document a été pour moi une découverte car si je connaissais le rôle des justes je n’avais jamais rien lu sur les dépisteurs, l’auteure à partir d’un travail méticuleux et d’une enquête bouleversante nous raconte le travail de ces personnes qui partent sur les routes à la recherche de ces enfants juifs disparus pendant l’occupation ; elle nous décrit leurs  conditions de vie qui étaient parfois à la limite du soutenable comme Rebecca traitée pire qu’un animal, leurs changements de religion tantôt pour des questions de sécurité tantôt pour des convictions beaucoup moins glorieuses. Beaucoup d’émotions, une écriture soignée agréable à lire, pas de pathos, des personnages sympathiques font qu’on ne lâche pas ce roman même  si la fin est un peu facile mais surprenante en effet il n’y a pas beaucoup de surprises dans le scénario entre Léna et Simon leur rencontre leur amour leur séparation ni  dans la recherche d’Elie :c’est ce côté roman gentillet qui m’a un peu ennuyée . J’ai aimé l’analyse des comportements complètement différents de  Léna et Simon pour appréhender le retour à la vie normale : « Cabossés par le malheur ils échouent à se réparer ensemble » La violence de l’après- guerre le  retour des camps ou le non- retour le monde des résistants tout cela  décrit avec force et précision  m’a beaucoup intéressée et fait de ce roman une œuvre aboutie et passionnante à lire. Je vous le conseille !

 

 

 

 

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07 août 2016

Histoire de la violence d' Edouard Louis

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Edouard Louis un soir de Noël rentre chez lui, il rencontre Reda dans la rue l’emmène chez lui ,a une relation avec lui puis la soirée dégénère Reda le viole et l’étrangle…………..

Toutes les critiques lues depuis la sortie de ce livre ne m’avaient pas du tout enthousiasmée elles étaient soit incompréhensibles soit imbuvables soit mitigées donc je l’avais laissé de côté. Disponible à la bibliothèque pas convaincue et sceptique je me suis lancée : « J’abandonnerai c’est tout » et puis à la lecture de page en page Edouard Louis m’emmène dans sa vie et la magie opère : je suis subjuguée par la finesse de son écriture par l’analyse sur la vie les secrets les  rencontres les mensonges je suis subjuguée par son audace-construction très originale-  sa discrétion – on oublie qu’il est le personnage principal -sa pudeur- il reste assez discret sur les faits-

Ce livre c’est surtout une analyse de ce qui reste après un  acte violent les souvenirs la vérité ce qu’on raconte l’exactitude des  faits, les détails et le traumatisme. Faut- il raconter ?   A qui ? Comment ? Est- ce un soulagement ? Edouard racontera à la police à ses deux copains à sa sœur qui le racontera à son mari. Mais comme il le dit c’est bénéfique de parler ça soulage mais quand on raconte son histoire elle ne nous appartient plus .Sommes-nous autorisés à parler ?

Une autre réflexion très importante dans ce livre c’est celle des rencontres de la vie l’auteur évoque ce sujet en donnant la parole à Reda lorsque celui-ci parle de son père  et de ses rencontres puis en évoquant celle de Reda avec lui : elle aurait pu n’avoir jamais lieu. A quoi tient une rencontre ?

Eddy Bellegueule n’est pas mort il n’a pas disparu il ne s’est pas effacé et Edouard Louis n’est pas complètement né et n’en a pas fini avec Eddy , ces deux personnages souffrent et me font mal. Voilà ce que j’ai ressenti à la lecture de ce livre autobiographique ou pas là n’est pas la question car on s’en fiche et cela importe peu à mes yeux.

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Trois jours avec Norman Jail d 'Eric Fottorino

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Qui est vraiment Norman Jail ? Quand Clara pousse la porte de sa maison du bord de mer, au printemps de l'an 2000, elle veut comprendre pourquoi ce mystérieux écrivain est resté l'homme d'un seul roman, Qui se souviendra de nous ?, paru l'année de ses vingt ans en pleine Occupation. Étudiante en littérature, la jeune femme découvre peu à peu que derrière le pseudonyme de Norman Jail se cache un maître de l'illusion dévoré par la rage d'écrire, auteur de nombreux manuscrits inédits sous les noms d'Alkin Shapirov, de José Manuel Ortega ou de Jean-François Purcell. Norman Jail ne dit pas forcément la vérité. Le secret de cet homme fascinant est à rechercher dans les plis de la fiction. Trois jours avec Norman Jail est un roman brillant, jubilatoire, en même temps qu'une réflexion passionnante sur la force et la magie de l'écriture.

Mon billet sera aussi court que le fût ma lecture en effet je me suis arrêtée à la page 66 et pour lire ces 66 pages j’ai mis 4 jours : rien n’a réussi à me tenir éveillée dans ces premières pages ni l’écriture ni les personnages ni l’histoire l’ennui total des phrases banales avec des jeux de mots à « deux balles » «  Chaque page blanche est une robe de mariée. J’ai épousé l’écriture, on s’est trompés » « On entre dans un roman comme dans un moulin c’est plein de poussière et de courants d’air et vous êtes sans cesse roulé dans la farine » etc………………….et que dire de Norman Jail qui mange des langoustines !!!

Dommage j’avais tellement aimé L’homme qui m’aimait tout bas.

 

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04 août 2016

dans les prairies étoilées de Marie Sabine Roger

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Merlin, auteur d’une série BD à succès, perd son vieux copain Laurent, qui lui a inspiré son héros, Jim Oregon. Comment continuer à le faire vivre dans ses dessins, d’autant que dans son « testament », Laurent lui impose deux contraintes pour l’album à venir…. Marie-Sabine Roger s’amuse allègrement à jongler entre deux mondes, celui de la réalité et de la BD, et donne naissance comme toujours à une tribu de personnages tout en couleurs.

« Les morts ne meurent pas tant que l’on pense à eux, ils s’absentent, rien d’autre » Si je commence par cette citation vous allez vous dire que ce livre n’est pas très gai eh bien non c’est tout le contraire car Marie Sabine est douée très douée et elle nous emmène dans un roman drôle très drôle c’est frais gai sans être léger tout en étant réfléchi terriblement humain et plein d’amour. Vous avez compris j’ai adoré ………des personnages pétillants sympathiques attachants des personnages plus très jeunes : Merlin aquarelliste et auteur de BD a 57 ans sa compagne Prune 49 ans Oncle Albert 93 ans et la tante Foune 83 Laurent le mort en a 75 Lolie et Genaro je ne sais plus ! j’oubliais Monsieur Bombala le plombier qui fait juste de la figuration parce qu’il reporte sans arrêt ses rendez- vous. Il y a aussi dans ce roman des scènes de vie quotidienne savoureuses et des descriptions d’une finesse inouïe : la rencontre de Prune et Merlin sur un marché où Prune vend de vieux objets pour lesquels elle invente des noms, que dire d’un mortissoir à brinches d’une goupille à chelettes ! La transformation de leur café d’antan en bar à la mode enfin « un relooking de chiotte »  et la cérémonie d’enterrement de Laurent complètement ratée à cause de la tante Foune. Ce style d’écriture nous suit tout au long du livre : pas de répit. Ce roman un peu farfelu c’est aussi la réflexion sur  le  créateur  le  lecteur et le  héros de la BD, la relation qui s’établit entre les trois comment le créateur peut- il se défaire des personnages de son livre ? A-t-il le droit de les faire mourir ? Que doit- il à ses lecteurs ? Est-il libre de son écriture et de l’issue de l’intrigue ? Qu’est -ce qu’un artiste qu’est- ce qu’un créateur ? elle évoque aussi chez le créateur la peur de ne plus avoir d’idées. Voilà toutes les questions que pose Marie Sabine Roger dans ce roman superbement bien ficelé, agréable à lire et pas si anodin. On le dévore !

 

 

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01 août 2016

L'enchanteur et illustrissime Gâteau café Café d'Irina Sasson de Joëlle Tiano

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Un petit roman  publié en 2007  et qui pour moi a un goût particulier puisque la recette du gâteau Thé brun qui jalonne ce livre d’un bout à l’autre je la fais depuis plus de 40 ans pour les fêtes de famille et plus particulièrement pour les anniversaires de mon fils, elle me vient de ma grand-mère maternelle. La mémoire d’Irina qui a 101 ans et qui vient de rentrer dans un hospice, flanche et pour y remédier chaque jour elle récite cette recette et nous la dévoile petit bout par petit bout. Cette répétition nous berce tout au long de cette lecture où  alternent des passages de sa vie mais  seul l’essentiel est évoqué pas de superflu. Seuls les moments les plus importants -drames et bonheurs- ses rencontres avec son mari Adriano puis avec Ambroise son rêve, la naissance de sa fille Djoïa et de sa petite fille Susan , la disparition de ses parents dans un camp de concentration, la vie d’expatriée,  le déracinement en quittant sa maison sont rapportés par petite touche. Ce livre à trois voix celle du narrateur celle d’Irina et celle de Susan est à dévorer comme un gâteau car c’est une véritable pépite un vrai régal et un grand moment d'amour entre Irina et Susan.

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Débarquement de Rikka Ala Harja

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Julie est guide touristique sur les lieux du débarquement. Elle se bat sur plusieurs fronts à la fois et dans sa tête tout se mélange, les jeunes soldats américains fauchés sur les plages normandes, le combat de sa fille Emma contre la leucémie, la séparation avec son mari Henri. Les sentiments de solitude, d'impuissance et de culpabilité rendent plus lumineuse encore la réminiscence des jours heureux.
Débarquement est la chronique d'un combat.

Une auteure inconnue, un livre qu’une amie m’a prêté et une belle découverte. D’abord ce qui m’a étonnée c’est la nationalité de cette auteure : finlandaise et à la lecture on a franchement l’impression que c’est une française qui écrit ce texte. Ce qui m’a le plus impressionné c’est la fluidité de l’écriture dans le passage d’un combat à l’autre et l’analogie entre les trois vies de Julie ou plutôt ses trois combats et ses doutes : celui qu’elle raconte chaque jour aux touristes de toute nationalité elle doit adapter son récit à leur sensibilité ( allemand américain anglais ) celui qu’elle mène contre la leucémie de sa fille et celui qu’elle subit face à la trahison de son mari et une question où est la vérité dans tout cela. La similitude autour du mot débarquement entre la guerre la maladie  et la séparation  est bien amenée. La réflexion sur la vérité face aux aux malheurs de la vie est bien vue et bien analysée: un bon moment de lecture.

 

 

 

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Le mariage de plaisir de Tahar Ben Jelloum

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Dans l’islam, il est permis à un homme qui part en voyage de contracter un mariage à durée déterminée pour ne pas être tenté de fréquenter les prostituées. On le nomme «mariage de plaisir».
C’est dans ces conditions qu’Amir, un commerçant prospère de Fès, épouse temporairement Nabou, une Peule de Dakar, où il vient s’approvisionner chaque année en marchandises. Mais voilà qu’Amir se découvre amoureux de Nabou et lui propose de la ramener à Fès avec lui. Nabou accepte, devient sa seconde épouse et donne bientôt naissance à des jumeaux. L’un blanc, l’autre noir. Elle doit affronter dès lors la terrible jalousie de la première épouse blanche et le racisme quotidien.
Quelques décennies après, les jumeaux, devenus adultes, ont suivi des chemins très différents. Le Blanc est parfaitement intégré. Le Noir vit beaucoup moins bien sa condition et ne parvient pas à offrir à son fils Salim un meilleur horizon. Salim sera bientôt, à son tour, victime de sa couleur de peau.

Aucune empathie pour les personnages, une lecture rapide pas ennuyeuse du tout mais……….qui ne me laissera aucun souvenir. De la pudeur de la retenue de la sagesse dans l’évocation de ces mariages de plaisir .Tout est dit dans la quatrième de couverture ci-dessus. Seul le côté conte m’a intéressée……….voilà !

 

 

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20 juillet 2016

Une femme simple et honnête de Robert Goolrick

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Sur un quai de gare, Ralph Truitt, magnat local craint et respecté, attend un train en retard alors que sannonce une tempête de neige. Ce train renferme son dernier espoir, une promesse de bonheur et dharmonie retrouvée. Ralph Truitt a placé plusieurs mois auparavant une annonce dans un journal de Chicago, dans laquelle il a écrit quil était à la recherche dune femme fiable, ayant renoncé aux illusions romantiques, mais sachant apprécier le confort dun foyer.
Dans le train, Catherine Land s
apprête à le rencontrer. Elle lui a répondu quelle était cette femme simple et honnête quil appelait de ses voeux. Pour mieux len convaincre, elle se débarrasse de ses derniers atours de courtisane et se déguise en cette épouse modèle quelle compte bien incarner à la perfection, le temps de parvenir à ses fins.

 

En 2012 Robert Goolrick a reçu le prix ELLE avec son roman Arrive un vagabond ce roman je l’ai dévoré et adoré. J’avais donc envie de retrouver cet auteur en lisant  Une Femme simple et honnête paru en 2009 et je l’ai dévoré et adoré………….Pourtant j’avais abandonné La chute des princes………….ce qui m’interpelle chez cet auteur ce sont les titres au plus près de l’histoire qui font qu’on ne l’oublie pas cette histoire et puis ces romans mi- thriller mi- roman où les personnages hauts en couleurs s’aiment et se déchirent et où les intrigues sur fond de mensonge de passion de vengeance de mystère d’ambiance glaciale de paysages hostiles nous surprennent nous donnent le frisson et nous passionnent jusqu’à la dernière ligne. La rencontre entre Ralph et Catherine de moins en moins due au hasard au fil de notre lecture est riche en sentiments en rebondissements et est tout simplement une belle histoire d’amour ! bercée  par une écriture rythmée dont le refrain « Ces choses-là arrivent » psalmodié tout au long du livre interpelle  le lecteur sur la véracité de l’histoire. J’ai adoré !

 

 

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Gaspard ne répond plus d'Anne Marie Revol

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Gaspard de Ronsard s’est inscrit dans un jeu de téléréalité qui se déroule en Asie genre Pékin express pour ne pas le nommer avec comme directeur de la course Maxime Rosenvallon, il est en binôme avec Cindy Lelièvre une parfaite inconnue. Mais une nuit pendant un transfert il est éjecté du camion ………….et c’est là que son histoire commence car ce n’est pas par hasard qu’il s’est inscrit à ce jeu en effet Gaspard est orphelin depuis l’âge de 6 ans : ses parents sont morts dans un accident au Vietnam.

Dès le début de ce roman on aime Gaspard de Ronsard ce personnage un peu nonchalant un peu à côté de ses pompes un peu gauche et on ne le quitte pas jusqu’à la dernière page. Mais qu’est ce qu’elle a dû s’amuser Anne Marie Revol à écrire ce livre on a même l’impression qu’elle était incapable de s’arrêter et que chaque jour elle cherchait à inventer un nouveau truc pas possible car il en faut de l’imagination rien n’est laissé au hasard les noms des personnages les lieux les rencontres tout est méticuleux et tout nous ramène dans la réalité. J’ai bien failli me perdre entre les personnages de la société de production mais ce n’est pas grave par contre ce roman est très bien construit on va et vient entre Paris et le nord vietnam avec des chapitres bien intitulés, lorsque Hubert pointe le bout de son nez dans cette histoire abracadabrantesque son journal de bord  lu par Gaspard est présenté avec une typographie différente. Et puis l’histoire de Gaspard et d’Hubert se superposent pour bientôt ne faire plus qu’une. De rebondissement en rebondissement Anne Marie Revol nous emmène sur les pentes abruptes des rizières du nord Vietnam au milieu des minorités que  Mme My Hiên veut protéger du monde moderne et de ses techniques révolutionnaires. L’auteur sans complaisance avec une écriture acérée pointe du doigt le monde de la télé réalité avec ses jeux où seul l’audimat compte et les dégâts qu’il apporte dans ces minorités. Beaucoup d’humour  des expressions savoureuses des détails croustillants jalonnent ce pavé de 499 pages à la magnifique couverture avec ces lanternes éclairées signe de la vie vietnamienne et qui rappellent à tout voyageur la ville de Hoi an. Un roman parfait pour les vacances car après avoir lu des romans noirs très noirs des romans tristes pesants cela fait du bien de rire de sourire de s’amuser de voyager ! Ce livre   est le deuxième d’Anne Marie Revol en 2011 elle avait publié Nos étoiles ont filé document poignant sur la disparition tragique de ses deux petites filles qui avait reçu le prix ELLE. En tant que jurée j’avais été bouleversée par ce récit et admirative en l’écoutant parler. On retrouve la même écriture et un clin d’œil …………….à sa petite famille  « Lancelot viens m’embrasser. »Eloïse ta trottinette ! » « Pénélope Paloma , restez près de moi » passage qui m’a beaucoup émue.C’est surtout dans le personnage d’Hubert que l’auteure se dévoile, confie ses réflexions ses pensées sa tristesse ,elle parle des cicatrices qui ne se referment pas  et nous illumine de sa joie de vivre. "Plus je vieillis et plus le regret me dévore et m'étouffe...."

" Incomplet. Inachevé .Inabouti. Inaccompli. C'est ainsi que je mourrai......." Sous un air loufoque ce roman est profond et sensible.

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24 juin 2016

Plateau de Franck Bouysse

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Un couple de vieux paysans, Virgile et Judith, vit à Plateau, un hameau de Haute-Corrèze. En mal d'enfants, ils ont élevé leur neveu Georges dont les parents ont disparu dans un accident de voiture alors qu'il n'avait que 5 ans. Le jeune homme s'installe dans une caravane, en face de la maison de ses parents adoptifs, dans laquelle il accueille bientôt une jeune femme, nièce de Judith.

Eh bien moi sur ce plateau je me suis égarée et je n’ai pas trouvé mon chemin j’ai buté sur des personnages fades,  des descriptions de la nature des arbres des petits oiseaux trop longues trop détaillées et inutiles : une écriture  premier de la classe en rédaction. Une intrigue tirée par les cheveux c’est donc en diagonale que j’ai lu ce livre jusqu’au bout pour connaître le dénouement. Et là encore déçue car absolument pas convaincue pourtant il y avait plein de thèmes intéressants dans ce livre Seuls Virgile et Judith leur amour réciproque et la maladie de Judith ont réussi à me tirer un moment d’émotion. Bof bof bof…………

 

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