Des Livres et des Paillettes

09 août 2017

Coeur-Naufrage de Delphine Bertholon

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Lyla (avec un y) a 34 ans  elle est traductrice, de l’anglais au français, elle a des amis un amant, une « bonne meilleure amie »  Zoé qui prend des décisions à sa place, à un moment elle a même adopté un chat, elle a donc  une vie assez banale. Aux yeux des autres, elle est heureuse mais depuis toujours elle fait diversion…

« Une vie de petits cailloux, dans la chaussure. Une vie de boiteuse. » dit- elle à la page 12 et là dès ce petit incipit de 4 pages je sais que je vais adorer ce livre car j’aime cette écriture directe légère précise cette écriture ramassée. Lyla attend, elle le dit 9 fois à la page 13,  elle attend tout et rien elle vit « par procuration »et puis un soir elle a un message qui va la ramener 17 ans en arrière en août 98 c’est Joris Quertier . Et le roman choral commence, Lyla nous raconte sa vie d’avant et celle d’aujourd’hui puis c’est Joris son amour ou plus exactement sa rencontre d’un soir dans les années 98 qui raconte les deux époques le passé et le présent et enfin le narrateur qui prend la parole. Il m’a fallu laisser au roman le temps de s’installer, car je me suis un peu perdue dans les allers et retours entre les deux époques « deux décennies plus tard » comme elle dit et les trois voix des narrateurs. Par les thèmes abordés ce roman est dense car l’auteure nous emmène d’abord dans le monde des traductrices sans qui les écrivains ne seraient rien : «  Je suis une femme de l’ombre » fait-elle dire à Lyla et de temps en temps elle mêle ce roman qu’elle traduit au sien. Suivent  deux douloureux sujets celui de l’accouchement sous X et la déficience du milieu familial. Tous ces thèmes sont abordés avec sincérité  générosité et sensibilité  sans tomber dans les clichés sans jugement. J’ai beaucoup aimé aussi l’évocation de l’amitié indestructible entre Lyla et Zoé et la confiance mutuelle qu’elles se donnent.

 Au mois d’août 98 Lyla est en vacances sur la côte atlantique elle rencontre des surfeurs et tombe vite amoureuse de Joris un taiseux comme elle dit. Ces deux lycéens se sont reconnus ils ont les mêmes manques Joris ne connait pas sa mère celle de Lyla ,Elaine est une espèce de folle artiste photographe très connue perverse méchante manipulatrice et autoritaire. Le père de Lyla est absent et le père de Joris est un alcoolique déjanté. Joris 17 ans plus tard analyse cette rencontre à la page 75 «  Je pense à ma haine-père qui rejoignait, à l’époque, Lyla et sa haine-mère. Je ne crois pas aux attirances de hasard ; »

Je ne vais pas en dire plus car cela dévoilera  trop l’histoire et gâchera votre lecture. Pour moi c’est un coup de cœur et je vais ajouter les autres romans de Delphine Bertholon dans ma LAL !

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Les règles d'usage de Joyce Maynard

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Wendy a 13 ans elle vit à New- York avec sa mère Janet  son beau- père Josh  et son petit frère Louie. On apprend dans l’incipit que Janet lasse de la vie très bohème de son mari Garrett  a demandé le divorce celui-ci donne très rarement de ses nouvelles et habite en Californie ; qu’elle a passé quelques années seule avec Wendy, passionnées toutes deux par les comédies musicales puis Josh est arrivé dans leur vie et Louie est né. Le 11 septembre 2001 Janet part au travail dans l’une des tours elle ne rentrera jamais. Wendy commence alors une recherche éperdue tout autour des tours, elle colle des affiches et erre dans les décombres espérant trouver une preuve de vie de sa maman. Joyce Maynard dans son récit alterne les souvenirs de Wendy et la vie de l’après attentat on apprend bien vite que la vie dans la nouvelle famille recomposée n’était pas si facile et Wendy se souvient particulièrement de tous les conflits qu’elle a eus avec sa maman elle les regrette très fort et se sent coupable. C’est donc des sujets chers à l’auteur qu’on retrouve l’adolescence la famille les rencontres les amitiés les regrets. Comment se reconstruire après une telle épreuve et comment grandir pour des enfants puisque l’on assiste aussi au drame que vit Louie petit garçon de 3 ans. Il va falloir à Wendy du temps et surtout retrouver son père pour comprendre son passé elle va quitter New York s’éloigner de Josh et de Louie ,  apprendre à vivre avec son père découvrir son univers sa compagne . Elle va surtout faire de belles rencontres qui vont la faire réfléchir la faire vieillir en effet elle quitte le monde de l’adolescence pour celui de l’adulte, elle lit Anne franck, elle découvre un autre corps elle maigrit, ces belles rencontres fortuites sont parfois un peu artificielles mais c’est le style de Joyce Maynard et  j’adore ! Le titre est très bien trouvé en effet quand on vit un tel drame les règles d’usage on peut les mettre à la poubelle, elles n’ont plus aucune valeur. Wendy en fin de compte le lecteur a envie de l’adopter tellement elle nous émeut et on lui souhaite tout le bonheur du monde. C’est bien sûr un roman mais la vie d’après le 11 septembre pour bon nombre d’enfants je crois qu’elle a ressemblé à celle de Wendy et de Louie.

 

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02 août 2017

Le plus beau reste à venir d'Hélène Clément

LE PLUS BEAU RESTE A VENIR

Le titre était alléchant et prometteur j’adore Jean Jacques Goldman mais je me suis traînée dans ce livre qui compte 551 pages j’ai dit stop à la page 314 …………………….parce que aucun personnage ne m’a paru sympathique parce que l’écriture est banale parce que mon adolescence est trop loin …………………parce que ……………..Mais revenons quand même à l’histoire. Michel Verdier prof d’histoire meurt accidentellement, son fils Raphael Verdier prévient trois anciens camarades de classe trois anciens élèves de son père Mallory à Paris, Gustave à New York et Rose à Londres. Mais pourquoi les prévient-il ?pourquoi ces trois-là ? Qu’ont-ils vécu ensemble ? Ce  premier roman de cette jeune auteure m’a ennuyée et je n’ai pas réussi à accrocher.

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"Arrête avec tes mensonges" de Philippe Besson

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Philippe Besson a pris sa plus belle plume pour nous parler de lui de ses souffrances de ses chagrins mais avec tellement de sensibilité que j’ai lu ce livre autobiographique sans respirer, j’ai fini à bout de souffle. Un jour en 2007 à Bordeaux dans un hall d’hôtel,  il aperçoit un jeune homme qui lui rappelle son premier et grand amour Thomas il lui court après et l’apostrophe « je rattrape l’homme sur le trottoir, je pose ma main sur son épaule, il se retourne et.» page 13  à ce moment-là tous les souvenirs lui reviennent il remonte à 1984 et il nous raconte ses années lycée et cette rencontre qui bouleversera sa vie. Mais après le bac ils se quitteront et prendront des chemins très différents. En écrivant sur ce moment de sa vie Philippe Besson comprend pourquoi dans ses livres il parlera  beaucoup du manque de l’absence et du silence : «  Plus tard, j’écrirai sur le manque. Sur la privation insupportable de l’autre. Sur le dénuement provoqué par cette privation ; une pauvreté qui s’abat. J’écrirai sur la tristesse qui ronge, la folie qui menace. Cela deviendra la matrice de mes livres, presque malgré moi. Je me demande quelquefois si j’ai même jamais écrit sur autre chose. …….l’écriture peut être un bon moyen pour survivre»  page 58. En effet si le sujet principal est la découverte de l’amour et de l’homosexualité de Philippe Besson fils d’instituteur et de Thomas Andrieu fils de paysan c’est leur  séparation  qui marquera le plus l’écrivain. L’auteur nous parlera aussi de la difficulté de vivre un amour interdit en 1984 à la campagne. Impossible de donner plus de détails sur ce roman car cela dévoilerait l’issue de cette rencontre et cela gâcherait votre lecture. Un coup de cœur pour ce livre très touchant !

 

 

 

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23 juillet 2017

La tresse de Laetitia Colombani

la tresse

Trois femmes trois lieux trois continents trois vies : en Inde Smita une intouchable maman d’une petite fille veut pour elle un avenir meilleur, en Sicile à Palerme Giulia travaille dans l’entreprise familiale qui est en faillite et au Canada Sarah une jeune avocate brillante mère de deux enfants tombe gravement malade. L’auteure nous évoque tour à tour la vie de ces trois femmes et la volonté farouche qu’elles vont développer pour combattre les préjugés  les traditions  le poids de l’héritage familial  la folie du monde du travail et trouver au plus profond de leur être la force qu’il faut pour aller au bout de leur rêve.

Trois destins trois histoires qui auraient pu ne jamais se croiser sans le talent de Laetitia Colombani trois histoires si différentes et pourtant si semblables trois destins qui ne seront mêlés que par un fil ténu. L’issue de ce premier roman court mais intense on la sent dans les dernières pages et on  referme ce livre sans bruit sur la pointe des pieds admirative et pleine d’espérance pour toutes les femmes du monde.

Si c’est Smita qui nous émeut le plus au début c’est ensuite Sarah qui prend le relais, Giulia est le lien entre les deux. Un coup de cœur ? Une pépite ? Non je crois que « Belle Lecture » est plus adapté.

Un passage qui m’a beaucoup plu c’est Sarah qui parle du monde de l’entreprise  «  Les brigands sont bien habillés, la chose ne se voit pas, elle a même des allures de respectabilité. C’est une violence chic, une violence parfumée, une violence costume trois pièces. »

A LIRE ABSOLUMENT !

 

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17 juillet 2017

Le courage qu'il faut aux rivières de Emmanuelle Favier

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Ce que dit la quatrième de couverture :

Elles ont fait le serment de renoncer à leur condition de femme. En contrepartie, elles ont acquis les droits que la tradition réserve depuis toujours aux hommes : travailler, posséder, décider. Manushe est l’une de ces « vierges jurées » : dans le village des Balkans où elle vit, elle est respectée par toute la communauté. Mais l’arrivée d’Adrian, un être au passé énigmatique et au regard fascinant, va brutalement la rappeler à sa féminité.

Un premier roman sur la construction culturelle des êtres et l’oppression des communautés traditionnelles envers les femmes. Un questionnement sur la liberté des désirs et des comportements. Baignant dans un climat aussi concret que poétique, ce premier roman envoûtant et singulier d’Emmanuelle Favier a la force du mythe et l’impalpable ambiguïté du réel.

C’est à la page 208 que l’on comprend le titre de ce livre bouleversant et puissant : « Considérant le chemin qui l’avait menée au bord de ce lac, elle repensait aux rivières qui pour former l’étendue continuaient de braver la roche, le gel et la sécheresse. »

Manusche enfant assiste à un mariage elle est terrorisée par les codes  et l’air désespérée de la mariée. Peu de temps après elle surprend une conversation entre ses parents et deux hommes elle comprend qu’il s’agit de son avenir, elle restera vierge. Une cérémonie particulièrement émouvante la déclarera Vierge jurée et lui donnera un statut au sein du village.

 Comme les rivières Manusche , Dorian, et  Dirina trois des principaux personnages de ce livre devront affronter bien des tourments pour trouver un lieu qui puisse  apaiser leur traumatisme et leur permettre de vivre heureuses : trois femmes au passé douloureux qui cherchent leur chemin. Il est impossible de raconter plus que cette quatrième de couverture car on dévoilerait  alors des secrets des liens qui donnent à ce livre tout son attrait. Des décors, des paysages sauvages des endroits glauques des amours interdits donnent à ce roman un côté irréel un côté violent un côté macabre mais des passages plein d’amour  de sensibilité et de beauté nouent la gorge, des scènes très fortes comme Manusche qui achète un miroir pour découvrir son corps, comme Dirina à la recherche de ses origines. Mais c’est  Adrian, personnage énigmatique, victime de sévices dans son enfance qui occupe la plus grande partie du roman. En racontant à Manusche son passé il ou elle fait de ce roman un livre particulier. Moi qui lis particulièrement vite parfois trop vite dès la page 200  j’ai lu doucement  pour mieux le sentir  mieux savourer chaque mot chaque phrase et ne pas quitter ces personnages auxquels je m'étais attachée . Une très belle écriture, une histoire originale feront certainement dès sa sortie (fin août 2017) un coup de cœur pour beaucoup de lecteurs. Magnifique et poignant ce premier roman!

 

Merci à Version fémina

 

 

 

 

 

 

 

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05 juillet 2017

Prix de la galerne 2017 .......... le gagnant est ...............

 

Une quarantaine de lecteurs et lectrices parmi les 150 sélectionnés pour ce prix se sont réunis les 23 mai  et 13 juin sous la houlette d'Olivier Bouteiller pour discuter des 5 romans . Quelques voix d'hommes peu nombreuses il est vrai mais bien présentes ont émergé des commentaires parfois emportés de certaines lectrices. Il faut dire que quelques sujets assez délicats étaient évoqués dans certains livres comme la guerre d'Algérie dans Un  Paquebot dans les arbres et le détournement des biens juifs dans l'Administrateur provisoire. Si dans la première rencontre on sentait bien que Désorientale faisait l'unanimité lors de la deuxième rencontre Un  paquebot dans les arbres avait conquis la plupart des lecteurs lectrices. Nous attendions avec impatience qu'Olivier Bouteiller nous révèle le palmarès.Il commençait par la fin histoire de nous faire languir encore un peu:

Désorientale de Négar Djavadi 7.94 / 10

Un paquebot dans les arbres de Valentine Goby 7.93

Le Bureau des Jardins et des Etangs de Didier Decoin 7.32
Soyez imprudents les enfants ! de Véronique Ovaldé 5.90

L’administrateur provisoire d’Alexandre Saurat 5.79

Un peu déçue oui mon chouchou était Un paquebot dans les arbres.

Moment sympathique, convivial, débats très animés et des réflexions qui se complétaient les unes aux autres. Merci à la galerne. En espérant être sélectionnée l'an prochain.

 

 

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Croire au merveilleux de Christophe Ono-Dit-Biot

Croire-au-merveilleux

Je retrouve avec plaisir César et son petit garçon et je « replonge » dans le roman de 2013. Paz a disparu, noyée,  César élève donc seul son petit garçon qu’il adore mais un soir tellement malheureux il décide de se suicider il avale des cachets et ……..    c’est là que l’histoire commence. Une charmante voisine Nana le sauve et l’emmène sur des chemins merveilleux dans des sites grandioses dans des lieux où il a vécu avec Paz, on participe  à un pèlerinage comme il le dit lui-même à la page 57 en effet encombré d’une statue qu’il doit faire réparer il part à Naples espérant avoir un signe de Paz. Je vais commencer par ce que j’ai détesté dans ce livre : d’abord l’érudition de l’écrivain et son étalage et surtout  la mythologie car la mythologie et moi ce n’est pas une grande histoire d’amour pourtant j’ai fait latin au collège. J’ai donc fait des coupures et lu ce qui m’intéressait et là je me suis régalée d’abord parce que Christophe Ono- dit- Biot est très drôle et là je ne plaisante pas en effet il glisse de temps en temps des expressions amusantes à « deux balles » ou bien des mots d’enfants et puis à d’autres moments il nous décrit des paysages des senteurs et on s’y croit comme ce passage où l’ « on sent les parfums du romarin de la menthe du thym et du basilic ». Christophe ODB apporte aussi dans ce roman un puissant témoignage sur le deuil sur la paternité sur la famille, il quitte parfois sa magnifique  écriture littéraire pour plonger dans le langage commun « ben voyons ». En un mot il nous promène tout au long de ce roman pour mieux nous perdre et nous surprendre à la fin. Et maintenant j’attends la suite ………………car moi je crois au merveilleux.

Conclusion : c’est fouillis c’est brouillon c’est surprenant c’est parfois drôle totalement imbuvable à d’autres moments mais tellement merveilleux !vous ne comprenez rien à mon billet c’est normal je viens de lire ce livre et j’ai adoré !

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21 juin 2017

Les jours de mon abandon d'Elena Ferrante

LES JOURS DE MON ABANDON

Ce livre je l’ai lu au mois de septembre en vacances en Namibie. Je l’avais acheté parce qu’il était en poche –plus facile à transporter et plus léger-et surtout parce qu’il était écrit par Elena Ferrante. Avant de relire mes notes prises pendant la lecture pour écrire mon billet plus tard, je vais essayer de me rappeler non pas l’histoire mais mes sentiments à la lecture de ce roman : une impression d’étouffement une atmosphère pesante et une femme qui bascule dans la folie.

 

Je reprends mes notes :

C’est un après- midi d’avril  où tout bascule dans la vie d’Olga 38 ans son mari lui annonce qu’il la quitte qu’il part. Olga complètement groggy doit faire face à la vie domestique s’occuper des enfants Ilaria et Gianni et du chien Otto. Un sujet très banal mais chez Elena Ferrante c’est tout de suite différent l’analyse des sentiments les caractères les descriptions les détails sont très forts et poussés à l’extrême. Olga perd chaque jour un peu plus de sa lucidité et sombre dans un marasme psychologique infernal. Incapable de gérer le quotidien, incapable de fermer une porte , incapable de dialoguer, incapable de faire à manger, incapable d’utiliser son téléphone, incapable de rencontrer ses amis, Olga semble hantée  par un esprit venu tout droit du paranormal ………………….elle revient sur sa vie d’avant sur ses souvenirs son enfance ses rencontres jusqu’à sa rencontre avec son voisin. Parfois elle m’a agacée Olga et j’avais envie de lui dire « mais bon sang secoue- toi fais quelque chose » On retrouve dans ce roman l’écriture le style Elena Ferrante violent douloureux et cette lecture se révèle même être très difficile  à supporter, bouleversante et très oppressante elle peut s’avérer traumatisante et aller jusqu’à la dernière page est presque une épreuve qui peut être insurmontable pour certains lecteurs.

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18 mai 2017

Sur les chemins noirs de Sylvain Tesson

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Sylvain Tesson vivait « en surchauffe » comme il le dit jusqu’au jour où une chute de huit mètres le casse de partout. Quatre mois plus tard il sort de l’hôpital et décide de traverser la France à pied au lieu d’aller faire des séances chez le kiné. Du 24 août au 8 novembre il ira « sur les chemins noirs » de Tende  à la pointe de la Hague, il traversera la France rurale en suivant ces chemins oubliés couverts de ronces au milieu des ruines et des pierres traces du  passé ;  il suivra sur des cartes IGN les « chemins noirs »  et tous les soirs il tiendra son journal de bord et notera ses impressions de la journée.

Ce qui m’a le plus enthousiasmée dans ce court récit de 142 pages c’est l’humour décapant de Sylvain Tesson, ses anecdotes très drôles comme celle de la vieille femme au monastère qui lui file un billet de 20 € pour faire dire des messes ,la description de sa « gueule cassée » à la page 51, son écriture légère et imagée, son passage du passé simple à l’imparfait tout en finesse, son analyse du monde rural, sa relation désormais interdite face à l’alcool. On sent qu’il évite le monde il déteste quitter ses chers sentiers pour traverser les villages, d’ailleurs il fait peu de rencontres dans ce pèlerinage du passé. Ce qui m’a un peu agacée c’est ce côté : c’était mieux avant et son côté critique sur tout un peu fastidieux. Mais c’est une excellente lecture quand même !

 

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