Des Livres et des Paillettes

05 janvier 2022

S'adapter de Clara Dupont-Monod

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      Ce livre s’inscrit dans la lignée de mes énormes coups de cœur. Ce livre doit rester pour chaque lecteur une surprise, c’est pourquoi je ne raconterai pas l’intrigue car dès le début tout est  surprenant. Ce roman a toutes les qualités que je recherche dans mes lectures : c’est poignant, déchirant, percutant, vibrant d’amour et de douleur mais jamais larmoyant. L’écriture est fluide, les phrases très courtes donnent une légèreté au ton de ce roman pourtant si fort.  Bon quelque part c’est le Goncourt des lycéens et eux c’est très rare qu’ils se  trompent et surtout je crois qu’ils votent vraiment sans pression sans compromission ! Lorsque le handicap, sujet de ce roman,  s’invite dans une famille c’est tout l’équilibre qui est bouleversé. Chacun fait face avec son caractère, sa façon d’être. La fratrie doit s’inventer une autre famille face à ses relations  extérieures. Les parents doivent trouver un certain  équilibre pour rester debout et vivre leur couple. Ils sont cinq  personnages liés à la vie de  cet enfant pas comme les autres, le père, la mère, l’ainé, le cadet et le dernier. Pour chacun il faudra guérir de ce fils de ce frère pour pouvoir vivre, il faudra s'adapter! Et puis plus tard  chacun devra  réparer sa famille à sa manière pour mener sa vie. Une construction remarquable autour d’une histoire courante et banale mais pleine de tendresse et d’amour. A lire absolument !

 

 

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27 décembre 2021

Je pars de Diary Sow

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       Un livre que je n’ai pas choisi puisqu’il m’a été envoyé par version fémina pour le prix des lecteurs. Ce roman est divisé en trois grandes parties, la première partie est écrite par Coura, je l’appellerai Avant la fuite. Dans la deuxième partie alternent des chapitres où Coura raconte sa  fugue  et d’autres qui  relatent la vie de ses proches dans l’attente de son retour. Dans la troisième partie on assiste au dénouement : le retour, les révélations et les explications. Une construction efficace et fluide !

     Coura ,la narratrice,  fête ses 18 ans mais comme elle le dit dès le début du roman elle est « une résignée »qui veut plaire d’abord à ses parents, Monsieur et Madame Gaye, des sénégalais riches et aisés, papa est ambassadeur en France, puis à son frère jumeau Mansour, à son ami Adam, à sa nourrice Madi et à Larissa la fille de Madi sa meilleure amie. Mais Coura étouffe, sa vie est un véritable enfer, un tunnel dont elle ne voit pas le bout. Elle souffre dit-elle puis plus loin à la page 17 « J’ai peur de moi. » Chaque jour de vie est un tumulte, un chaos, un supplice, elle est enfermée dans une prison intérieure, autour d’elle les ténèbres, sa vie est un énorme mensonge, voilà le vocabulaire employé par l’auteure dans ce livre, des mots forts et durs. Un jour, l’évidence se révèle elle doit disparaitre pour exister  pour guérir et pour se sentir vivante. Si une partie du roman a une résonnance autobiographique, l’auteure a su s’en éloigner avec brio pour construire une fiction remarquable. Loin des siens à Amsterdam, elle vit dans la rue, fait d’étranges rencontres mais c’est peut-être à ce prix qu’elle sortira du tunnel. Une analyse très maîtrisée des raisons qui peuvent pousser quelqu’un à disparaître. J’ai beaucoup aimé ce roman !

 

 

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13 décembre 2021

Une vie inestimable d'Anne-Marie Revol

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      Un prologue mené tambour battant par une Anne-Marie Revol drôle et pétillante nous plonge direct dans la vie de Prudence. Pour ne pas perdre son lecteur elle a même ajouté l’arbre généalogique de Prudence, l’héroïne de son roman née en 1905. Donc notre héroïne en ce jour de novembre 84, est attachée dans sa cuisine, sur une chaise en formica (Anne Marie Revol aime la précision !!) sous l’œil de deux jeunes ados, Steeve et Lucas, jeunes ados en quête d’un peu d’argent facile pour aller voir un match de foot, elle les connaît bien puisque, ancienne sage-femme, elle  les a mis au monde.  Mais pourquoi s’acharner sur cette vieille femme de presque quatre-vingts ans ? Tout simplement parce qu’ils ont entendu dire qu’elle avait fait à chacun de ses sept petits- enfants, des cadeaux INESTIMABLES pour leurs sept ans.

    Lorsque Prudence comprend la  méprise sur le mot INESTIMABLE , elle leur raconte l’histoire de ces sept cadeaux et surtout elle retrace sa vie et plonge dans ses souvenirs. Ce roman c’est le  parcours  d’une femme,  battante, exceptionnelle, courageuse,  pleine de bon sens et d’humanité. Une femme dont la vie n’a pas été un long fleuve tranquille, une vie traversée par les deux guerres : orpheline de père en 1916, résistante en 39 -45.Ce roman c’est aussi l’évolution sociale de l’usine Michelin où elle a travaillé et milité, c’est aussi l’évocation de l’accès aux études pour les femmes, c’est aussi une réflexion sur la folie des cadeaux d’aujourd’hui, c’est aussi une belle analyse des valeurs familiales, des valeurs essentielles, des racines et de la transmission.

    Le roman se termine en août 95 et je trouve que la fin est superbement bien ficelée.

Sept cadeaux, sept ans, sept petits-enfants il y a quand même un petit air de conte dans ce roman-là !

   Ma conclusion : je dirais tout  bêtement, un roman positif et simple qui fait du bien, une écriture dynamique et agréable. Mais comme on l’aime Prudence tout au long de ce roman !   

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Enfant de salaud de Sorj Chalandon

 

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       Fidèle lectrice de Sorj Chalandon, j’ai retrouvé dans ce roman toute la force de l’auteur qui écrit avec ses tripes. Je n’ai pas trouvé d’autres mots. J’ai eu l’impression d’entendre sa voix, d’écouter ses mots  de sentir toute sa haine et sa colère, de mesurer sa peine et son chagrin. Un roman dans lequel on assiste en miroir à deux procès, celui du propre père de Sorj Chalandon  et celui de Klaus Barbie, deux procès basés essentiellement sur le mensonge. Le procès de Klaus Barbie a lieu à Lyon en 1987 Sorj Chalandon y assiste en tant  que journaliste. Dans cette même ville,  habite le père de Sorj Chalandon. Celui-ci y assiste au fond de la salle. En même temps le soir,  Sorj Chalandon lit les compte-rendus d’audience du procès de son père qu’il a réussi à se procurer. Depuis son enfance Sorj Chalandon sait que son père est un menteur un affabulateur. Son grand-père l’avait  dit un jour en 1962 lorsqu’il avait 10 ans :   « C’est un enfant de salaud, et il faut qu’il le sache ! » Arrêté plusieurs fois sous des uniformes différents, soupçonné d’intelligence avec l’ennemi, ce père arrive à tromper les siens et même l’armée. Le petit Sorj lui vivra toute sa vie avec ses secrets et portera ce fardeau beaucoup trop lourd pour lui. Plane aussi tout au long du roman l’ombre de cette femme, sa mère, celle qui n’aura pas su ou pas osé le protéger.

      En lisant les enquêtes menées sur les agissements de son père, l’auteur   y lit  ce qu’il savait, découvre ce qu’il soupçonnait et prend en pleine face  la vérité sur cet homme qui est son père. C’est dur c’est violent. Pourtant à d’autres moments ce père si violent savait l’appeler Bonhomme avec tendresse et lui alors l’appelait papa ! Dans ce roman si bien construit on retrouve tantôt le journaliste tantôt le romancier tantôt le fils et tantôt  le citoyen. Un roman presque Goncourt ! Dommage ! Hâte de retrouver Sorj Chalandon et sa fougue légendaire à la galerne le 7 janvier 2022.

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02 novembre 2021

Un tesson d'éternité de Valérie Tong Cuong

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   Il y a  des livres comme ça où , une fois la dernière page tournée, on reste chamboulée, sonnée, suspendue pétrifiée. C’est exactement ce qui m’est arrivée ! Admirative de Valérie Tong Cuong depuis ses premiers romans  je trouve son écriture de plus en plus  percutante.

   Un huis clos : trois personnages qui forment une famille classique aisée qui évolue dans un monde bourgeois dont ils n’ont pas les codes. Les parents Anna et Hugues et le fils Léo, trois personnages qui faisaient semblant. Leur relation basée sur des sables mouvants va s’enliser chaque jour un peu plus lorsque l’impensable arrive,  la famille bascule dans le chaos et se retrouve seule face au drame. Anna l’exprime à la page134 : « je crois que nous sommes seuls » dit-elle à son fils. Abandonnés par les amis, les connaissances, les relations de travail, les parents essaient de survivre. Chaque personnage évolue différemment face à l’incident, chez Anna la mère c’est le passé qui resurgit avec toutes les blessures enfouies au plus profond de son être, chez   le père c’est le moment présent sa carrière son travail ses projets qui prennent le dessus. Et puis le jeune Léo dépassé par ce qui lui arrive, à savoir l’emprisonnement, découvre le monde des adultes, lui aussi faisait semblant pour plaire à ses parents à ses copains. La tension entre les trois personnages est de plus en plus palpable et tout éclate. La fêlure devient un gouffre d’où chaque personnage essaiera de s’extraire.

     Quelle maîtrise de l’écriture ! Une construction irréprochable, un style clair et limpide, des mots justes, une analyse très fine. Les pages sur le milieu carcéral témoigne d’une connaissance parfaite de la part de l’auteur et donne au lecteur des informations précieuses.

Des questions Des réflexions

Qu’avons-nous fait pour en arriver là ? Suis-je coupable ?

Peut-on échapper à son origine sociale ?

Le personnage  le plus fort c’est Anna, un portrait de femme puissant, une femme qui s’est arrangée toute sa vie pour maintenir la tête hors de l’eau.  Anna, la mère débordante d’amour pour son fils qui ira jusqu’au bout pour lui comme pour elle. Magnifique !

 

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Des hommes couleur de ciel de Anaïs Llobet

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   Un lieu : La Haye 2017. Un évènement : dans les rues c’est la panique : un attentat a eu lieu dans un lycée à l’heure de la cantine. Sur les réseaux, les notifications d’état d’urgence s’enchaînent, il y a de nombreux morts, des étudiants et des enseignants.

     Le roman s’ouvre sur un premier personnage, il a deux noms Adam et Oumar il est dans une cellule, il a été arrêté dans un bar. Il pense à Kirem.

       Dans un appartement, Hendrik  écoute les infos et découvre l’horreur, le lycée dont on parle est celui de sa compagne Alice la néerlandaise ou bien Alissa la tchéchène, prof de russe. Lorsqu’elle apprend les nouvelles, Alissa est sous le choc, elle aussi pense à Kirem son élève.

     Qui est Kirem ce jeune étudiant  tchéchène arrivé depuis peu de temps avec sa mère Taïssa et son cousin Makhmound pour rejoindre  Oumar le grand frère. En quelques jours, le monde s’écroule autour d’Alissa, son passé douloureux qu’elle voulait oublier, ressurgit comme une claque magistrale et elle se sent coupable de n’avoir pas su prévoir et comprendre tous les signes de radicalisation de son élève Kirem qui auraient pu éviter cette tuerie. « Elle avait failli » disent  les parents d’élèves page 147  « Elle était responsable de la mort de leurs  enfants » page 147. Ce roman sur la culpabilité est puissant, et laisse le lecteur analyser les responsabilités,  les circonstances du drame. Le lourd passé des assaillants encore si jeunes est-il une excuse ?  l’auteure traite de le double identité de la double vie entre passé et présent et de la difficulté à s’intégrer dans un autre pays de la difficulté d’être un émigré.Pas de jugement mais des faits. Un livre qui est loin de laisser indifférent et qui fait réfléchir.

« L’exil se vit seul » à méditer page 222

 

 

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Seule en sa demeure de Cécile Coulon

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       Il suffit de regarder la magnifique couverture de ce livre pour y lire le résumé du roman : une forêt d’arbres noirs et morts, une maison perdue tout au fond de cette forêt lugubre, une seule pièce éclairée qu’on identifie comme étant la chambre à l’étage, un visage de femme plein de détresse qu’on devine. Du rouge couleur sang, du noir couleur de la mort. Vous savez tout sur le dernier roman de Cécile Coulon.

     Lire Cécile Coulon c’est partir vers un autre monde. On aime ou on n’aime pas moi j’adore ! J’aime la tension lourde, pesante et palpable qui s’échappe entre les lignes.  J’aime toutes les possibilités qu’elle ouvre et qu’elle referme tout au long du roman. J’aime le côté mystique et envoûtant. J’aime la précision chirurgicale de son écriture, son style poétique et ses phrases économes mais tellement figuratives. J’aime sa façon de creuser au plus profond de l’être humain pour en extraire d’étranges sentiments. J’aime sa façon d’emmener le lecteur sur des sentiers imprévus et de le surprendre. J’aime l’écouter parler de ses romans et je me dis comment cette jeune femme aussi lumineuse, souriante, gaie et  joviale écrit des trucs si glaçants, peut-être pas si loin de la réalité. Le roman est divisé en  trois  grandes parties  aux noms évocateurs : Le cœur, La langue, Le ventre. Dans  chaque partie, des petits chapitres qui donnent de la fluidité à la lecture.

     Ce que dit la quatrième de couverture :

          C'est un mariage arrangé comme il en existait tant au XIXe siècle. À dix-huit ans, Aimée se plie au charme froid d'un riche propriétaire du Jura. Mais très vite, elle se heurte à ses silences et découvre avec effroi que sa première épouse est morte peu de temps après les noces. Tout devient menaçant, les murs hantés, les cris d'oiseaux la nuit, l'emprise d'Henria la servante. Jusqu'au jour où apparaît Émeline. Le domaine se transforme alors en un théâtre de non-dits, de désirs et de secrets enchâssés, " car ici les âmes enterrent leurs fautes sous les feuilles et les branches, dans la terre et les ronces, et cela pour des siècles ".

 

 

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26 octobre 2021

L'inconnu de la poste de Florence Aubenas

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         Ce roman se lit comme un policier ou bien  comme un document ou bien comme un roman, difficile de choisir entre les trois. J’ai retrouvé avec plaisir l’écriture de Florence Aubenas ( le quai de Ouistreham), son analyse, sa distance avec l’histoire et son non-jugement. Pendant 6 ans Florence Aubenas va enquêter sur un meurtre commis en 2008 dans un petit village, Montréal la Cluse, situé au-dessus de Nantua. La postière Catherine Burgod 47 ans en instance de divorce, enceinte de son nouveau compagnon, est retrouvée lardée de 28 coups de couteau. Bien vite l’enquête se tourne vers un marginal Gérald Thomassin. Mais celui-ci n’est pas n’importe qui, en effet c’est un acteur lauréat du meilleur jeune espoir masculin pour son rôle dans le Petit Criminel et acteurs dans plusieurs autres films. Ses problèmes de drogue, d’alcool, d’argent, ses problèmes relationnels, son enfance chaotique l’empêcheront de poursuivre sa carrière d’acteur prometteuse. J’ai beaucoup aimé la façon passionnée dont l’auteure a repris tous les faits, les a exposés et d’une certaine manière réhabiliter la mémoire de ce jeune acteur, mort ou pas, car disparu depuis le  29 août 2019 et qui bénéficie d’un non-lieu. J’ai aimé les portraits qu’elle dresse des personnages, particulièrement du père de la victime, de la victime  elle-même. Elle fouille dans  les habitudes de chaque habitant, elle décortique  la vie rurale de ce petit  village chamboulé par le fait divers, petit village qu’on arpente avec elle tellement les descriptions sont vivantes. Un fait divers replacé dans son contexte  historique et social du moment que j’ai dévoré !

 

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25 octobre 2021

La soeur de l'ombre de Lucinda Riley tome 3

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     Me voici  au tome 3 de cette saga très très médiatisée. Toujours aussi agréable à lire, la même construction, le même style, le lecteur retrouve vite ses repères et plonge dans les secrets de la famille de Star. Dans chaque tome la nouvelle héroïne retrouve à la fin un parent : frère, mère, grand-mère. Après Rio de Janeiro qui  emmène le lecteur sur les traces de la famille de Maia dans le tome 1 ; le tome 2 l’ emmène  dans  les pays scandinaves où Ally découvre le passé de sa famille. Et c’est en Angleterre que nous partons avec  Star. Le passé et le présent cohabitent, parfois je me suis un peu perdue entre les deux époques. J’ai dévoré le livre car l’auteure sait nous tenir en haleine, sait aller de rebondissement en rebondissement, l’écriture est facile et riche à la fois. La partie historique est juste bien dosée et intéressante. Et plusieurs  questions taraudent  le lecteur :  Pal est-il vivant ? Qui est réellement  Marina  ? Y a-t-il une septième sœur ?  A bientôt avec le tome 4.

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Le manoir de Tyneford de Natasha Solomons

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     En 2014 j’ai lu ce roman, offert par une amie  rencontrée dans le cadre du prix ELLE 2014.  A  l’époque je commençais seulement mon blog et ce roman était passé à la trappe. Dommage ! Un peu de temps cet été et  hop je l’ai relu. Avant de vous parler de l’histoire, voilà mon premier ressenti : c’est un vrai roman anglais. L’héroïne Elise appartient à la bourgeoisie autrichienne nous sommes à Vienne en 1938 , sa famille musicienne est juive. La montée du nazisme se fait de plus en plus présente et les juifs doivent penser à l’exil mais obtenir un visa pour les Etats Unis est difficile. La sœur d’Elise, Margot et son mari l’obtiennent. La seule solution pour extraire Elise d’un avenir chaque jour plus incertain et plus dangereux c’est de l'envoyer  comme femme de chambre en Angleterre en effet  les visas pour "employée de maison" étaient autorisés . C’est ce que décidèrent ses parents avec tristesse et résignation.

Loin de sa chère famille, Elise découvre une nouvelle vie à Tyneford pleine de rebondissements, d’amours, de malheurs. Pour se protéger, elle ira même jusqu'à changer de prénom, elle s'appelera Alice.C’est elle, la narratrice de ce roman passionnant  qui, sentant sa mémoire vaciller , fouille son passé pour y débusquer  les souvenirs de sa vie faite de joie et de tristesse. Ce roman historique et très bien documenté sur cette période se dévore et l’on éprouve pour cette jeune femme tendresse et admiration. A découvrir absolument !

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