Des Livres et des Paillettes

05 octobre 2018

Galet de Mathieu Siam

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Du bleu du noir du blanc pour ce petit roman graphique de ……..pages et bien on ne le sait pas car les pages ne sont pas numérotées, ce roman est hors du temps mais tellement original tellement à part. Galet une petite fille qui voit le monde des adultes arriver à grands pas s’adresse à l’Océan avec un grand O et tous les deux entament une conversation à la fois drôle et grave. L’écriture tantôt noire quand  Galet parle et tantôt bleue quand c’est l’Océan qui lui répond est fine et délicate elle permettra au jeune enfant qui découvre la lecture de mieux se repérer. Ce roman graphique qui bascule dans le conte quand Galet répète plusieurs fois « D’ailleurs plus tard je serai…. »Ce roman graphique s’adresse à tous un livre qui n’a pas d’âge.

Tout en poésie tout en douceur mais tellement…………………….Un grand coup de cœur !

Ce livre est édité chez Comme une orange à Angoulême, éditeur associatif et militant. Mathieu Siam est un jeune auteur illustrateur de 42 ans, son deuxième roman Un arc en ciel est sorti en juin.

 

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28 septembre 2018

Vernon Subutex de Virginie Despentes

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Abandonné à la page 199 pourquoi pas 200 je ne sais pas mais franchement j’ai fait un gros effort. La vie de Vernon Subutex ne m’intéresse pas, le milieu parisien dans lequel il évolue non plus, l’écriture de Virginie Despentes est celle que l’on parle je passe aussi. Les références musicales me sont inconnues pour la plupart conclusion : je dois être trop vieille ! Certainement le billet le plus court de la vie de mon blog. Déçue non car j’avoue je ne partais pas très confiante.

 

 

 

 

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24 septembre 2018

Cartes postales de Grèce de Victoria Hislop

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Avant de commencer la lecture de ce roman la première chose que l’on remarque en le feuilletant vite fait ce sont les photos qui agrémentent le livre, les titres de chapitres comme une pellicule photo de cinéma, le dos de cartes postales et deux sortes d’écriture, cette présentation est remarquable et invite à la lecture.

Je n’ai pas lu ce livre dans n’importe quelle condition : je suis en Grèce dans les Cyclades.

Ellie jeune femme célibataire anglaise découvre chaque semaine dans sa boîte aux lettres des cartes postales de Grèce signées A et destinées à S. Ibboston. Ces cartes postales punaisées dans un coin de son appartement l’intriguent et surtout lui donnent envie de découvrir la Grèce de quitter Londres et sa morosité. Le jour de son départ un paquet dépasse de la boîte aux lettres elle l’emporte et arrivée en Grèce elle commence la lecture de ce carnet de vie particulier. C’est A qui raconte sa vie après le départ de son amie S, il mêle à son récit d’homme blessé et trompé les contes et légendes qu’il a écouté au hasard de ses rencontres. Si dès le début c’est Ellie l’héroïne de ce roman bien vite elle laisse la place à Anthony. J’ai d’ailleurs trouvé le personnage d’Ellie un peu fade et trop en retrait elle ne réapparaît qu’à la fin du livre et la fin est un peu trop rapide et à l’eau de rose. Il est très agréable de se promener en Grèce avec Victoria Hislop tantôt dans le passé tantôt dans le monde contemporain qu’elle décrit sans concessions – la richesse de l’église- les traditions –la haine des turcs- J’ai aimé particulièrement l’anecdote « Ne nous soumets pas à la tentation » qui est particulièrement drôle et savoureuse, quant à Lune de miel elle est glaçante et fait froid dans le dos. Pain amour et chansonnette est une anecdote d’une réalité époustouflante où Panagiotis le joueur de Laterna n’a jamais payé d’impôts et n’a jamais déposé ses gains dans une banque. Voilà un petit résumé de cette jolie histoire c’est ce que j’appelle un beau et bon moment de lecture. L’écriture de Victoria Hislop est légère amusante les mots grecs qui ne sont pas traduits donnent un côté plus vrai aux anecdotes.

Pour info j’avais dit que je ne lirai plus de Victoria Hislop car la fin de l’île des oubliés m’avait ennuyée.

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18 septembre 2018

Chien-Loup de Serge Joncour

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Malgré les 472 pages Serge Joncour a su  me  tenir éveillée, car je n’aime pas les longues descriptions et les pavés. Par contre j’aime être surprise et j’attends beaucoup de l’écrivain, Serge Joncour répond à ces deux critères.

Je ne vais pas raconter l’histoire de ce roman en détails car Serge Joncour écrit nettement mieux que moi et je trouve lassant sur les blogs les gens qui paraphrasent l’auteur pour ne donner au final qu’une seule phrase sur le style le ressenti l’écriture.

Quatrième  roman de Serge Joncour que je lis et toujours ce côté terrien ce côté conte proche du réel avec lui on voit on sent on touche on tressaille on a peur on a mal on rêve. Ce roman est superbement  bien construit on passe de 1914 à 2017 mais toujours dans le même lieu le Mont d’Orcières où superstitions et croyances se mêlent à la vie quotidienne de ces deux époques où la nature féroce règne en maître absolu. Ces deux époques se répondent avec la vie de deux femmes, Joséphine en 1917 jolie femme du médecin veuve de guerre à 30 ans éprise de liberté et Lise  vedette de cinéma plus assez jeune pour être choisie qui n’aspire qu’à la vie déconnectée dans la nature, les similitudes entre ces deux femmes sont intéressantes, femmes sans enfant. Il y a bien sûr d’autres personnages dans ce roman foisonnant vous les découvrirez au fil de votre lecture mais surtout il y a  la présence d’animaux dont des lions et des tigres étonnant non ! Ce qui m’a beaucoup marqué dans ce roman c’est le vocabulaire bestial employé qui est fort sanglant (les descriptions comme celle du boucher sur le marché est particulièrement cruelle). Serge Joncour mêle dans ce roman beaucoup de sujets et de réflexions et surtout il y revient sans cesse dans des chapitres différents ; ces répétitions pourraient agacer en fin de compte c’est toute la force du roman. Il évoque ainsi la vie sans enfants donc sans traces, le rôle des femmes pendant la guerre de 14-18, la nécessité ou pas de manger de la viande, la peur de Wofgang si ses animaux décèlent l’odeur de la femme, le monde contemporain plein de haine et de jalousie. Jusqu’au bout on suit le suspense de la disparition des brebis.

Un beau roman au coeur des hommes et des animaux féroces une belle similitude pleine de réalité.

 

 

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17 septembre 2018

K.O d'Hector Mathis

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K- O- en lisant le titre personnellement j’entends  Chaos. Ce premier roman d’Hector Mathis, jeune écrivain né en 93,  j’ai failli passer à côté au bout de 26 pages. 26 premières pages où je n’ai rien compris mais j'aimais déjà  ces phrases courtes cette écriture dépouillée. Et puis je suis entrée dans la vie de Sitam le sans-logis un peu paumé amoureux fou de sa môme Capu et passionné de musique qui quittent Paris après les attentats et vont vers la grisâtre du nord Amsterdam. Ces  26 premières pages je les ai relues  quand le roman se met en place et que l’on sait qui est qui et j’ai dévoré ce roman. C’est d’abord l’écriture qui m’a happée musicale slameuse incisive hachée c’est ELLE le premier personnage de ce roman bouleversant. Et puis il y a des rencontres avec un écrivain Lariol avec un boulanger français le p’tit Max, des retrouvailles avec Benji la morosité le froid la précarité,  la grisâtre comme le répète si souvent Hector Mathis. Sitam a des  rêves d’abord d’écrire un roman vivre heureux avec Capu mais la maladie va venir s’installer peu à peu et Sitam va fuir ses amis. C’est à son oncle Archibald vagabond qui vit dans un château en ruines qu’il va raconter sa vie et en même temps à nous.

Un coup de cœur de cette rencontre littéraire mais attention on aime ou on n’aime pas ! C’est à la fois doux tendre  violent puissant !

Merci à Fabienne libraire à Lille Place Ronde qui me l'a mis dans les mains lors de ma visite.

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19 août 2018

Passions acides au Havre

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C’est avec un certain plaisir que j’ai retrouvé Laurent Duverger commissaire au Havre, sa 404, ses parents, son HLM  Perret, son pote Christian Caluchon,  il est surtout le personnage central et sympathique des trois romans policiers écrits par Thierry Lepoire. Rien d’étonnant à ce que le romancier écrive à la première personne car Laurent Duverger et lui ne font qu’un. Thierry Lepoire  nous trimballe dans Le Havre des  années 67 et on sent que cette période c’est toute  son enfance sa jeunesse  et un brin de nostalgie. C’est toujours agréable de se promener dans un livre dans lequel on reconnaît chaque lieu chaque rue chaque quartier chaque bar chaque pont et tranquillement on se fait un film. Une écriture légère et imagée, un certain humour, des expressions d’un autre temps et on plonge littéralement et jusqu’au bout dans cette histoire  bien ficelée. Un employé  d’une usine de produits chimiques Pierre Leroy disparaît sur son lieu de travail alors qu’il est de quart de nuit. Presque en même temps son amie Hélène Du Plessis enceinte de 8 mois est retrouvée dans son appartement sans connaissance et gravement blessée. Hélène et Pierre sont les meilleurs amis d’Amandine, la fille cachée, du commandant de la PJ du Havre. Et voilà le Commissaire Duverger chargée de la protection rapprochée d’Amandine la jolie et pulpeuse jeune femme ……………l’enquête commence avec moult rebondissements. Derrière l’histoire, l’auteur de temps en temps nous livre ses pensées sur des dérives de l’époque, dérives toujours d’actualité 50 ans plus tard, les violences faites aux femmes dans les commissariats ; par la bouche de Léa Gomez, médecin dans l’usine de produits chimiques, le sort des migrants venus de Nicaragua est évoqué. Le seul bémol pour moi, je suis nulle en chimie et n’ai pas compris grand-chose aux explications nécessaires.

Amis havrais nostalgiques des années 60 /70 ce livre est pour vous !

J’imagine d’ailleurs que Thierry Lepoire a déjà commencé le tome 4 des aventures de Laurent Duverger  ou du moins y a-t-il réfléchi !

 

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13 août 2018

La Maison Au Bord de la Nuit de Catherine Banner

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Quand, sur la petite île de Castellamare, au large de la Sicile, sa femme et sa maîtresse accouchent en même temps, Amadeo Esposito,  colosse de 2m10, orphelin né en 1875, médecin sait que cela ne va pas être facile à gérer.  Même en invoquant Santa Agata sainte patronne locale qui soigne les esprits brise les malédictions et dont les miracles avérés ou pas chamboulent la vie quotidienne des habitants, rien ne pourra le sauver des rumeurs. Contraint de démissionner, c’est  dans le café « Au Bord de la Nuit » qu’il va ouvrir avec sa merveilleuse Pina, institutrice, femme admirable, personnage émouvant et volontaire, que ces enfants petits- enfants et arrière petits- enfants naîtront. Cet homme au carnet rouge  dans lequel il rapporte toutes les histoires, les légendes, les contes recueillis auprès des habitants, muni de son appareil photo, va traverser le siècle, ses guerres et ses drames, la montée du fascisme, les attentats, découvrir les nouvelles technologies et  apporter aux siens tout l’amour dont il est fait. Jusqu’au bout l’auteure a su me surprendre et j’ai quitté à regrets les personnages attachants de cette saga passionnante, de Sergio le  fils  à Lena l'arrière petite-fille en passant par Maria- Grazia la petite-fille « courage » . Un roman touchant, très vivant, bercé par une petite musique italienne et  bien raconté pour le plaisir de la lectrice que je suis !

 

 

 

 

 

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La gouvernante suédoise de Marie Sizun

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« Il y a des histoires étranges dans toutes les familles. Des secrets, des choses inavouables, inavouées, quelquefois terribles, sur lesquelles les adultes se taisent, comme si le silence pouvait étouffer la réalité, et, qui sait, la faire disparaître. Mais il arrive que, malgré tout, des mots s’échappent, parviennent aux oreilles des enfants distraits, et même à demi, ils les entendent. Un jour, ces mots prennent sens, et une histoire singulière se dessine. »

Et c’est le prénom de Livia prononcé par sa grande tante Alice qui va intriguer Marie Sizun, c’est la première fois qu’elle entend ce prénom. Si tante Alice lui explique que Livia était  la gouvernante suédoise elle n’en saura pas plus, elle se tourne alors vers sa mère qui lui donnera quelques informations supplémentaires bien difficiles à comprendre, moi-même j’ai fait un arbre généalogique ! A partir de quelques photos trouvées dans la maison de sa mère de quelques documents et d’un journal écrit par Hulda son arrière grand-mère, elle va retracer la vie de ses ascendants vie qui se déroule d’abord en Suède puis en France à Meudon.

 «  Pourtant cette histoire il me faut la raconter, parce qu’elle m’appartient, ou plutôt parce que, d’étrange façon, j’ai le sentiment d’être cette histoire »

De son écriture fine, précise et élégante avec beaucoup de tendresse, Marie Sizun  va essayer de retracer la vie de ses arrière grands-parents  maternels Léonard et Hulda  Sèzeneau de leur cinq enfants dont  sa grand-mère  Eugénie et de Livia Bergvist la gouvernante suédoise maîtresse de Léonard mère de Georges qui est tout simplement le grand-père paternel de Marie Sizun.( vous me suivez !)

Dans une atmosphère feutrée de la bourgeoisie, deux femmes se partagent ce roman, Hulda et Livia, ces deux jeunes femmes sont tombées amoureuses d’un horrible personnage pervers coureur de jupons séducteur souvent absent et beaucoup plus âgé. C’est la relation ambigüe entre ces deux femmes qui s’aident se soutiennent s’estiment sans se le dire qui va être le fil conducteur de ce roman qui se déroule de 1867 à 1877. Plus qu’une gouvernante Livia devient l’amie d’Hulda,  elle devient indispensable à Hulda trop jeune trop frêle, incapable de gérer la maison et d’élever ses quatre enfants. Quand une nouvelle grossesse s’annonce, Livia deviendra la maîtresse de maison. Quand à Léonard plus le livre avance plus son caractère change et il semble bien désemparé fatigué face à l’évolution de la situation qu’il ne maîtrise plus et peut-être a-t-il des regrets ?

J’ai aimé retrouver le style de Marie Sizun qui semble chuchoter ses textes et qui nous laisse imaginer les sentiments des personnages. Une douce atmosphère malgré les destinées douloureuses de ces deux femmes, deux beaux portraits ! Une belle lecture !

 

 

 


 

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06 août 2018

La disparition de Joseph Mengele

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A la fin de la guerre 39- 45 Joseph Mengele l’ancien médecin d’ Auschitz se  réfugie en Argentine puis au Paraguay et enfin au Brésil. Sous différentes identités, il ne trouvera jamais un endroit propice à sa nouvelle vie car il sera traquer par les juifs du monde entier. C’est cette traque de 1949 à 1979 que nous décrit Olivier Guez le style est dépouillé et sobre, l’auteur a pris trop de distance avec le personnage, Olivier Guez semble complètement invisible et sans sentiment et cela m’a beaucoup gênée. Plus document que roman, écrit au présent ce livre n’a pas réussi à me happer. Seul passage que j’ai retenu , c’est celui où l’auteur nous relate  la conversation entre le bourreau et Rolf son fils venu le voir juste avant sa mort. Ce passage est fort et montre à quel point Joseph Mengele est persuadé de n’avoir rien fait de mal et d’avoir seulement obéi à son Führer.  " Crois-moi ce n’était pas facile tous les jours. Tu comprends ? " Non, Rolf ne comprend pas absolument pas, mais il ne contredit pas son père.


 

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30 juillet 2018

D'acier de Silvia Avallone

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Un pays : l’Italie

Une région : la Toscane

Une ville ouvrière au bord de la mer : Piombino

Une rue : la via Stalingrado

4 barres d’immeuble, une aciérie

Deux familles dans le même escalier : les Sorrentino et les  Morganti

Une époque les années 2000

Deux filles inséparables  Anna et Francesca du collège au lycée

Et en face un rêve : l’île d’Elbe

Cette jeune auteure italienne signe son premier roman à 25 ans et je le trouve plutôt réussi, écrit en 2010 et publié en 2011 en France, il fait tout de suite penser à Elena Ferrante mais c’était avant. On est dans les années 2000 le roman se passe sur quelques années et je me suis vite attachée à ces deux gamines à peine sorties de l’enfance et jetées dans un monde de sexe de drogue de violence de mafia dans des familles où le père est absent pour l’une et violent pour l’autre, où les mères tentent d’échapper à leur quotidien. Des rêves plein les yeux elles ont mais une dure réalité elles vivent chaque jour. Entre amitiés et amours difficile de faire la part des choses, quel est donc ce lien sacré qui les unit toutes les deux ? Une belle lecture sur fond de misère sociale. J’ai beaucoup aimé !

 

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