Des Livres et des Paillettes

04 janvier 2018

La première nuit de Ghislain Loustalot

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Plus pièce de théâtre que roman ce huit-clos dans un studio entre  trois hommes ( le grand père Emilien, le père Milan et le petit-fils Théo ) est à la fois beau violent et oppressant.il nous emmène sur les chemins de la réconciliation entre haine et amour. Trois générations d’hommes qui ont eu pour héritage l’abandon de leur père sur fond d’alcoolisme, tous les trois noient leur chagrin leur mal être devant leur bouteille de whisky . Trois hommes c'est aussi très original car on est plus habitué dans ce genre de situation à rencontrer des femmes.Un huit-clos bouleversant sur la difficulté d’être père. Les premières pages du roman s’ouvrent sur la séparation de Milan et de sa compagne Catherine, c’est elle qui part, elle l’aime toujours mais ne supporte plus ses angoisses ses névroses sa haine son alcoolisme sa rage sa violence. Milan sait qu’il ne peut pas changer : «  J’ai une maladie qui ne s’opère pas, je suis totalement inapte au bonheur. J’arrive à oublier entre le cinquième et le dixième verre. Après j’oublie tout même toi. Ca ta va comme explication. » Il  y a deux ans pour les mêmes raisons il a quitté sa femme Virginie plus exactement elle l’a abandonné comme ses parents l’ont abandonné à l’âge de 6 ans dans un sanatorium c’est l’abandon qui gère la vie de Milan. Un soir après le départ de Catherine arrive son fils Théo qui s’est  fait jeter par sa mère. C’est au tour d’Emilien de sonner un peu plus tard virer aussi par sa femme commence alors une longue conversation entre les trois hommes. Un quatrième homme s’immisce dans ce trio c’est Fabian le frère de Milan parti au bout du monde en nouvelle Zélande ne pouvant plus supporter ce milieu familial c’est sa photo sur le mur qui le rend présent car dans la famille on ne prononce plus jamais son nom, sujet tabou  on l’a effacé à jamais. Ces trois hommes vont parler parler parler toute la nuit boire se faire à manger se doucher s’expliquer se réconcilier mais Milan pourra-t-il tout dire à son vieux père au bord de la tombe ?

Ce qui m’a un peu gênée dans ce livre c’est que bien souvent j’ai été obligée de me poser cette question : Lequel des trois parle ?

Un beau livre masculin qu’on n’oublie pas. Un premier roman de Ghislain Loustalot qui est grand reporter à Paris Match

Merci à Version Fémina qui m’a envoyé ce livre pour le coup de cœur des lectrices de janvier.

 

 

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18 décembre 2017

La serpe de Philippe Jaenada

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Philippe Jaenada (le roi de la digression) excelle dans l’art de défendre les causes  perdues de fouiller les archives judiciaires pour mettre à jour les erreurs et les incohérences et faire revivre des procès retentissants. Dans cet énorme pavé il s’attaque à un sacré dossier l’assassinat à coup de serpe  de 3 personnes le  25 octobre 1941 la nuit dans un château  du Périgord fermé à clef. Seul Henri Girard en sort vivant mais qui a tué son père Georges sa tante Amélie et Louise la bonne ? Henri est vite suspecté par les gendarmes et les magistrats, il sera acquitté  en 1943 mais l’énigme jamais résolue, il ne faut pas oublier que nous sommes en pleine guerre 39- 45 et que rien ne se déroule normalement   Façon Cluedo Philippe Jaenada nous balade dans les couloirs du château (merci pour le plan) dans les chemins qui entourent le château (encore merci pour le plan) on se perd beaucoup on ne retient pas tous les noms ni les lieux ni la chronologie on râle même un peu contre l’auteur et puis il nous surprend nous récupère dans ses filets il sait  maintenir la lectrice que je suis, éveillée même quand il me saoule avec ses explications sur fond de toiles d’araignées dans les wc désaffectés qui durent qui durent ……..  il est très doué très habile très drôle et joue avec son lecteur. Revenons donc à la construction de ce roman : il y a la vie de Philippe Jaenada qui part de Paris direction le Périgord dans une  vieille Meriva il part à la recherche de documents sur ce fait divers et je crois aussi pour marcher dans les traces d’  Henri Girard et voir ce château qui le hante, il restera  10 nuits à Périgueux et reviendra  avec des questions mais aussi des certitudes. Il nous raconte son périple son aventure ses rencontres ses anecdotes ses intuitions ses réflexions son enfance sa famille …………….tout y passe. Et puis il y a  la vie d’Henri avant et après les meurtres l’étude des  comptes -rendus d’audience les procès- verbaux les archives pour mieux y noter les incohérences des témoignages, mais c’est surtout la fragilité et la véracité des témoignages  qui m’a interpelée à la lecture de ces nombreux documents. Il y a dans ce roman des passages magnifiques et d’une lucidité étonnante comme les pages 289 à 292 sur la vie à Périgueux le dimanche soir c’est d’une exactitude troublante. J’adore aussi le côté peureux froussard franchouillard persécuté surveillé mal aimé angoissé sentimental obsessionnel poète et sensible de ce gros nounours qu’est l’auteur ; sa relation avec le Goncourt est un passage savoureux, son regard d’épagneul page 116, l’alarme au Mercure etc……………..on s’amuse bien . Mais comment il fait Philippe Jaenada pour tout se rappeler dans sa petite tête les noms les adresses les dates les rencontres, qui est qui ? Dans une autre vie il a dû être inspecteur de police ………..Ma conclusion : j’ai aimé ce livre même si je me suis un peu traînée à un moment j’ai aimé la fin surtout le chapitre 20 qui nous montre un grand Jaenada complètement secoué dans le château d’Escoire je le vois bien avec  une petite larme au coin de l’œil. Je crois que je vais relire le club des cinq ! (remarque qui ne peut être comprise qu’une fois la lecture achevée) Après Sulak et La petite femelle je confirme il faut lire Philippe Jaenada  le rencontrer l’écouter.

 

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26 octobre 2017

Gouverneurs de la rosée de Jacques Roumain

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Grâce à  Amandine de l'équipe des Bibliomamiacs  j’ai noté ce roman car elle avait signalé sur FB un grand coup de coeur. Bien vite je l’ai acheté et dévoré.

Manuel après 15 ans passé à Cuba à couper la canne à sucre, rentre en Haïti dans son village natal Fonds-Rouge et retrouve ses parents Délira et Bienaimé. Il a quitté un village où « on vivait tous en harmonie »  et « où l’entraide était l’amitié des malheureux » .Mais dès son retour il ne retrouve pas l’ambiance si paisible. En effet deux clans s’affrontent car une source tarie assèche la campagne rien ne pousse et la pauvreté fait rage. Manuel le pacifique qui est habité par la liberté l’égalité et qui croit que l’homme est naturellement bon va tout faire pour apaiser les tensions et surtout refaire naître la source. Bien des obstacles viendront lui barrer la route mais l’amour qu’il éprouve pour Annaïsse jeune fille du clan opposé l’aidera. Mais jusqu’où devra-t-il aller pour mener son rêve à bon port. Il devra surtout expliquer au peuple qu’il y a  « les affaires du ciel et il y a les affaires de la terre : ça fait deux et ce n’est pas la même chose » En effet l’ignorance la peur empêchent  les siens de se rebeller contre l’église contre les autorités contre l’état.

Dès la première page on entend on sent on voit on touche car l’écriture créole chantante imagée et  poétique de l’auteur est savoureuse et drôle. Ce livre pourrait être triste pleurnichard mais c’est une ode à l’amour à la vie malgré la tragédie et bien souvent on sourit tant les personnages sont attachants. Ce livre est un dépaysement total ………….ce roman qui ressemble plus à un conte est un livre d’espoir.

Ignorante que je suis je ne connaissais pas cet auteur haïtien et ce n’est qu’une fois ma lecture terminée que j’ai découvert que ce livre avait été publié  en 1944 à titre posthume. Sous sa jolie couverture des éditions Zelma je pensais lire un livre de 2013. Une merveilleuse lecture et une belle découverte!

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22 octobre 2017

Le Jour d'avant de Sorj Chalandon

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Le premier personnage dont on fait connaissance dans ce roman c’est Joseph dit Jojo, on est le jeudi 26 décembre 1974 avec son frère Michel ils font le tour du village de Liévin  sur la mobylette bleue appelée la Gulf avant d’aller se coucher. Michel c’est le narrateur il revient en arrière pour nous raconter leur vie d’avant le drame du 26 décembre ,42 mineurs morts à la fosse Saint Amé . Avec son frère et ses parents ils habitent dans une petite ferme, Joseph et Michel ont 14 ans de différence et pour Michel, Jojo est son  Dieu, son idole. Les deux garçons rêvent de courses automobiles ils se voient pilotes, champions, leurs héros sont punaisés sur  les murs de leur chambre. Dans les fermes la hantise des pères et des mères c’est le départ de leurs enfants pour la mine, la ferme ne leur permettant pas de vivre mais la mine c’est la maladie « Tu sais quoi ? disait mon père. Tu n’iras pas au charbon, tu iras au chagrin ». A 20 ans Joseph rentre à la mine. Et puis Michel nous raconte la salle des pendus la disparition de son frère et de son père et le départ pour Paris…..Et puis plus rien on passe dans un nouveau chapitre au vendredi 21 mars 2014 date de la mort de Cécile sa femme. Ce décès sera l’électrochoc qui poussera  Michel à quitter Paris, son travail, son appartement  retourner à Liévin dans  les pas de son frère pour venger sa mort dans la mine. Le narrateur alternera des moments de 1974 et 2014.

Impossible d’en raconter plus car c’est dévoilé tout le suspense et la construction de ce poignant roman. Ce livre  est d’abord un vibrant et bouleversant hommage aux mineurs et à leur famille c’est aussi une réflexion sur la culpabilité la parole le déni  la vengeance aveugle d’un homme brisé par le chagrin. Jusqu’où peut- on s’enfermer se murer pour refuser la vérité ?une troisième partie nous emmène dans le monde carcéral de la prison dans le monde très clos de la magistrature, elle nous emmène aussi aux côtés de Aude l’avocate qui nous confiera ses failles et ses peines.

De surprise en rebondissement, on ne lâche pas ce livre parce que Michel nous habite parce que le style et l’écriture Chalandon nous submergent parce que notre cœur se soulève parce que la colère de Sorj Chalandon contre les Houillières du nord m’a gagnée  parce que j’ai accompagné les personnages : je suis descendue dans la mine, j’ai mangé le pain d’alouette, j’ai serré la taillette dans le creux de mes mains, j’ai accroché mes vêtements dans la salle des pendus , je suis allée au bar « Chez Madeleine », j’ai accompagné Cécile dans la maladie et j’étais assise à côté de Michel dans le box des accusés. Sorj Chalandon a un talent fou, ses mots sont vrais et sonnent justes, ses répétitions ses mots nous interpellent : « Il ne réparait pas sa voiture, il la ranimait »  ses phrases courtes sans verbe. Il sait transmettre ses émotions et j’espère vous  avoir transmis les miennes. « C’est comme ça la vie »  disait Jojo. 

C'est dans le cadre des matchs de la rentrée littéraire 2017 que j'ai reçu ce livre merci à Price Minister

 

 

 

 

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20 octobre 2017

L'amour sans le faire de Serge Joncour

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Lire Serge Joncour pour le moral c’est mieux que d’aller chez le psy. Il émane de cette homme une bienvaillance une douceur de vivre qui vous enveloppent  dès les premiers lignes et pourtant ses sujets sont ni drôles ni amusants.

Depuis 10 ans Franck caméraman n’a pas donné signe de vie à ses parents il est comme on dit en froid avec eux. Et puis un jour il se décide à téléphoner, une voix d’enfant répond, cet enfant s’appelle Alexandre comme son frère décédé dix ans plutôt.   Etonné et perplexe, Franck décide de se rendre chez ses parents, quitte Paris et se dirige en train vers Brive la campagne de son enfance. D’un autre côté le narrateur nous fait faire la connaissance avec Louise une jeune femme que l’on sent paumée dès le début, maman d’un petit Alexandre, quitte sa ville en voiture pour se rendre à la campagne passée le week-end avec lui. Chapitres sur Franck et chapitres sur Louise  alternent avec harmonie. On découvre pas à pas la vie de Franck son métier sa passion sa caméra d’un côté et de l’autre ses blessures la mort de son frère et la dispute avec ses parents. Chez Louise on apprend son travail précaire sa rencontre avec un homme violent  et son petit garçon. Bien sûr ces deux êtres vont se rencontrer réapprendre à vivre se libérer du passé. Serge Joncour ne conclura rien il nous laisse le faire chacun à sa manière. Cette histoire banale toute simple elle est portée par la belle écriture de Serge Joncour par sa délicatesse par sa poésie et son amour des mots tout simples.

« Ne pas pouvoir s’aimer c’est peut-être encore plus fort que de s’aimer vraiment, peut-être vaut-il mieux s’en tenir à ça……….. »page 218 une page magnifique.

« Il la regardait comme une sœur un peu trop jolie, ou une femme avec laquelle il aurait vécu depuis toujours, une femme avec laquelle  il ne serait plus question de désir mais de tout le reste un genre d’amour intact, l’amour sans le faire , mais tout entier » page 304

 

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19 octobre 2017

La part des flammes de Gaëlle Nohant

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Le 4  mai 1897 le grand Paris est en effervescence les dames de la haute bourgeoisie préparent la grande vente du Bazar de la  Charité au profit des pauvres , le rêve de toutes les femmes c’est d’être invitées par les organisatrices et de se transformer en vendeuse. C’est ainsi que Violaine de Raezal jeune veuve très élégante  et Constance d’Estingel jeune fille élevée au couvent, fille unique en conflit avec ses parents et presque fiancée à Lazlo  se retrouvent autour de la duchesse d’Alençon derrière le comptoir n°4 dans le hangar. Soudain une épaisse fumée s’élève sur le toit et bien vite la toiture s’embrasse le feu se propage les femmes se transforment en torche vivante et l’auteure nous décrit cette scène d’une manière méticuleuse  ponctuée de détails horribles. Lazlo journaliste publie dans la presse des articles insoutenables .On s’y croirait……….Commence alors la vie après le drame ? la réaction des parents de Constance entre les pages 155 et 159 est incroyable mais tellement drôle qu’on croirait un sketch Que faire d’une fille brûlée ? la marier ?la mettre dans un couvent ? et que dire du père qui ne sait même pas la couleur des yeux de sa fille ! la duchesse d’Alençon a perdu la vie dans ce brasier et Violaine de Raezal  a été brûlée. Celle –ci  part à la recherche de Constance qu’elle sent en danger. On va aller alors de rebondissement en révélation sur la passé des personnages et leurs secrets on va plonger dans  la vie des femmes de l’époque, on va trembler pour Constance qu’on aime on va soutenir Violaine et ses amies.  Il y a un personnage que j’ai beaucoup aimé dans ce roman c’est Joseph  le cocher de la duchesse d’Alençon dévoué à sa patronne qui voit tout, entend tout, sait tout mais qui ne dit rien et qui est d’une fidélité exemplaire et surtout qui va aider Violaine à libérer Constance. La fin du récit bascule dans le romanesque mais je trouve que cela va bien avec l’époque et fait de ce livre un vrai roman historique au sens exact du terme. On y découvre la vie des femmes de l’époque, l’importance de la rumeur, la réflexion de Joseph  sur la nature humaine à la page 445, les drames qui rapprochent, les accusations  l’hypocrisie ………….Une lecture passionnante qui a des échos contemporains de temps en temps !

 

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L'empereur à pied de Charif Majdalani

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Ce que dit la quatrième de couverture

Au milieu du XIXe siècle, un homme apparaît avec ses fils dans les montagnes du Liban. Il s'appelle Khanjar Jbeili, mais on le surnommera vite l'Empereur à pied. Il est venu pour fonder un domaine et forger sa propre légende. Sa filiation ne tarde pas à devenir l'une des plus illustres de la région. Mais cette prospérité a un prix. L'Empereur a, de son vivant, imposé une règle à tous ses descendants : un seul par génération sera autorisé à se marier et à avoir des enfants ; ses frères et sœurs, s'il en a, seront simplement appelés à l'assister dans la gestion des biens incalculables et sacrés du clan Jbeili. Serment, ou malédiction ? Du début du XXe siècle à nos jours, les descendants successifs auront à choisir entre libre-arbitre et respect de l'interdit. Ouverts au monde, ils voyageront du Mexique à la Chine, de la France de la Libération aux Balkans de la guerre froide, en passant par Naples, Rome et Venise, pourchassant des chimères, guettés sans cesse par l'ombre de la malédiction ancestrale. Jusqu'à ce que, revenu sur le sol natal, le dernier de la lignée des Jbeili rompe avec le passé et ses interdits, à l'aube du XXIe siècle.

 

Comme disait une de mes copines blogueuses  « y a un truc qui s’est pas passé » et j’ai adoré cette expression et là franchement cette phrase est de circonstance. Je m’explique.

Tout avait pourtant bien commencé. Khanjar Jbeilli arrive avec ses trois fils dans les montagnes du Liban. L’auteur nous appâte avec un récit fluide des anecdotes intéressantes un  personnages central haut en couleur du suspense il nous présente l’empereur à pied et je me dis « ça commence bien » mais dès la page 41 je n’arrive pas à situer les personnages je consulte sans arrêt la page 395 de l’arbre généalogique de la famille et je commence à me déconcentrer et cela va aller jusqu’à la page 179 où je fais une énorme pause…………….Courageuse je reprends et je vais aller jusqu’au bout avec des hauts et des bas des passages intéressants et du grand flou………………

Conclusion :

C’est trop historique pour moi, il y a trop de descriptions trop de longueurs,  je n’y connais rien dans l’histoire du Liban, les personnages sont fades, l’écriture est de style compte-rendu, je  n’ai rien ressenti à la lecture, je me suis ennuyée.

 

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18 octobre 2017

Point cardinal de Léonor de Recondo

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Dès l’incipit j’ai été happée par ce roman, une écriture hachée, des phrases courtes, une auteure qui va à l’essentiel et ne s’encombre pas de descriptions inutiles. Une femme Mathilda dans une voiture sur un parking elle se démaquille se déshabille puis enfile sa tenue de sport  Laurent apparaît. Et me voilà  dans cette famille qui va exploser ; Laurent a tout pour être heureux une femme Solange professeur des écoles  qu’il adore depuis 20 ans, un fils Thomas de 16 ans, une fille Claire de 13 ans, une belle maison dans un quartier agréable mais depuis plusieurs années il ne sent pas bien dans son corps il se sent femme, il se sent « Clandestin dans son propre corps » page212. Il a essayé de lutter contre cette évidence mais en vain. Certains écrivains s’emparent d’un sujet soit ils le survolent soit ils creusent  s’enlisent  et nous ennuient, Leonor de Recondo sait rester sur la ligne et comme une équilibriste elle sait nous émouvoir elle sait développer chaque sentiment. Chaque personnage la femme la fille le fils la collègue Estelle réagira avec justesse et sincérité, elle n’oubliera pas les voisins les camarades des enfants les autres collègues le patron etc……………..après ce tsunami familial chacun essayera de retrouver sa place et d’avancer dans sa nouvelle vie avec Lauren. Il faudra « Expliquer,  expliquer, expliquer. » comme l’auteur le fait dire à Claire à la page 211. Ce livre est un magnifique hymne à la tolérance porté avec finesse sous la plume délicate de Léonor de Recondo. J’ai beaucoup aimé ce livre mais Amours paru en 2015 m’a encore plus émue.

« Si je ne me suis jamais senti homme, je me suis toujours senti père »

Une belle rencontre Merci à la photographe!

 

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Emprise de Valérie Gans

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Claire a 29 ans parisienne  célibataire , un super boulot de styliste elle a deux adorables amies  Audrey et Joséphine leurs soirées se passent souvent au Flore entre filles ou bien au ciné elle a un chat qu’elle adore et un appart trop bien. Tout change quand elle rencontre le beau Mark sur un site et qu’elle tombe raide dingue amoureuse……………elle va tout quitter pour se marier et le suivre en Arabie Saoudite. L’arrivée à Riyad tourne vite au cauchemar……………..Arrivée à ce stade du roman, je me dis bon c’est bien écrit ça se lit bien je ne suis pas emportée par l’histoire, je suis sur la plage je passe un bon moment alors je continue ce roman un peu fleuve …………….roman que je n’ai pas choisi c’est mon mari qui l’a acheté et on l’a mis dans les valises……………..Plus j’avance plus j’ai envie de claquer Franck et plus j’ai envie de botter les fesses de Claire et plus je plonge dans ce roman qui traite essentiellement de l’EMPRISE et l’auteure nous surprend sur l’issue car j’avais oublié de vous parler de cette originale belle-mère Cornélia et de ses relations difficiles avec son fils  mais chut ……………….Valérie Gans traite deux sujets dans ce roman avec Franck qui répète la violence de son père, elle nous pose la question de la mémoire familiale inscrite dans nos gènes, Franck pourra -t-il se libérer de son héritage paternel   violent et Claire sortira-t-elle indemne de cette soumission à un être violent et pourquoi a-t-elle été happée par cet homme ? Quels évènements dans sa vie l’ont empêchée de dire non ?

Une jolie écriture contemporaine de journaliste balaie ce roman d’un bout à l’autre.

Valérie Gans a vécu 3 ans à Riyad et on le sent dans son roman qui semble avoir une partie autobiographique.

 

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Le voyage d'Octavio de Miguel Bonnefoy

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Le voyage d'Octavio est celui d'un analphabète vénézuélien qui, à travers d'épiques tribulations, va se réapproprier son passé et celui de son pays. Le destin voudra qu'il tombe amoureux de Venezuela, une comédienne de Maracaibo, qui lui apprend l'écriture. Mais la bande de brigands "chevaleresques", menée par Rutilio Alberto Guerra, pour laquelle il travaille, organisera un cambriolage précisément au domicile de sa bien-aimée.
Avant que ne débute un grand voyage dans le pays qui porte son nom. Octavio va alors mettre ses pas dans ceux de saint Christophe, dans ceux d'un hôte mystérieux, dans ceux d'un peuple qu'il ignore. Car cette rencontre déchirante entre un homme et un pays, racontée ici dans la langue simple des premiers récits, est d'abord une initiation allégorique et amoureuse, dont l'univers luxuriant n'est pas sans faire songer à ceux de Gabriel Garcia Mârquez ou d'Alejo Carpentier.

 

 

Mon billet sera très court car Octavio ne m’a pas enthousiasmée c’est un conte sympa qui se lit bien qui est amusant mais dire que la rencontre entre Octavio et son pays est déchirante « faut pas exagérer » Amis  Lecteurs je vous avais prévenus : rien à dire de plus !Grande Déception !

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