Des Livres et des Paillettes

14 décembre 2018

Le silence même n'est plus à toi de Asli Erdogan

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Asli Erdogan est une romancière turque, en 2016 suite à la tentative de coup d’état de juillet elle publie dans un journal pro-kurde des chroniques qui ne plaisent pas, ces chroniques l’enverront dans la célèbre prison de Bakirköy à Istanbul et seront publiées en France dans un livre : « Le silence même n’est plus à toi ». 29 chroniques courtes que je n’ai pas lues à la suite, j’ai commencé cet été, car il faut souffler respirer faire des pauses pour pouvoir apprécier la belle langue concise et poétique de Asli Erdogan, et pour mesurer la tension la force l’oppression de son monde. J’ai même abandonné certaines chroniques pour y revenir plus tard car la lecture est assez difficile et intense ; mais celle qui m’a le plus touchée c’est celle de la page 53 « DANS UN IMMEUBLE EN FEU » qui pose le problème essentiel lorsque qu’une catastrophe une guerre arrive : Est- ce que c’est réel vrai ou bien est- ce une illusion ? L’auteure aborde tous les sujets qui ont fait sa vie : la liberté, l’enfermement, la vérité, le courage la violence et  avec pour seule arme le stylo et les mots, elle regarde autour d’elle et écrit inlassablement ses journées. Un livre de chevet à lire tranquillement.

 

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22 novembre 2018

Quand Dieu boxait en amateur de Guy Boley

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La première énigme à résoudre avant d’ouvrir ce livre c’est le titre. Est-ce un livre sur la boxe ? sur la religion ? et pourquoi en amateur ? Parfois ce genre de titre me fait fuir mais j’ai confiance en Guy Boley car j’ai été envoûtée par son premier roman : Fils du feu.

Ma première remarque générale en tournant la dernière page de ce roman de 176 pages c’est : « il y a du Sorj Chalandon chez Guy Boley » il y a de la rage de la douleur de la pudeur dans son écriture. Il y a surtout le regret de n’avoir pas su ou pas pu exprimer son amour filial.

Guy Boley accompagne son père René dans les dernières années de sa vie jusqu’à sa mort dans l’hôpital de Besançon .En découvrant un petit carnet, il va remonter le temps et surtout réaliser  que son père qu’il méprisait, était un héros, un homme qui avait eu des rêves, un  père qui avait eu une enfance avec une mère envahissante qu’il avait eu un grand copain Pierre dit Pierrot ou l’abbé de la maternelle jusqu’à sa mort, qu’il avait eu des espoirs des déceptions et  des souffrances mais surtout que c’était « un véritable artiste ». Pour cela  Guy Boley va fouiller  dans ses souvenirs et rendre un vibrant hommage à celui qu’il aurait pu aimer.

Le père de René,  musicien et employé à la sncf meurt accidentellement comme le dira toute sa vie sa femme et mère de René  « Paf ! Ecrasé entre deux wagons, comme une crêpe, le pauvre ! »  ce  refrain qui fait sourire accompagne le lecteur jusqu’aux dernières pages de ce roman où le  drôle et le triste se côtoient. La mère de René est acariâtre et cire toute la journée la maison de la cave au grenier. Cette femme n’a qu’une peur que son fils ne soit pas suffisamment un homme, elle le trouve trop doux,  il aime les mots les livres et le dictionnaire illustré pour cela elle l’inscrit à la boxe il sera champion de France amateur. René va aussi monter sur les planches pour faire du théâtre en amateur et surtout son ami Pierrot va devenir curé. Guy Boley va superposer sa vie et celle de son père avec des mots forts et sans concession, c’est presque  une confession douloureuse sur sa vie et ses échecs personnels qu’il nous livre et dont il essaie de se délivrer. On rit on pleure dans ce roman et on le dévore. Guy Boley confirme il a du talent.

 

 

 

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24 octobre 2018

Un monde à portée de main de Maylis de kerangal

 

 

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Pour moi Maylis de Kerangal c’est :

 

Réparer les vivants essentiellement car je n’ai pas beaucoup apprécié ses autres romans Naissance d’un pont m’a ennuyée Dans les rapides et Corniche Kennedy aussi.

Un début prometteur : 

Maylis de Kerangal  présente dans le premier petit chapitre d’une page Paula Karst, c’est superbement bien écrit et j’entre tout de suite dans la vie du personnage je pourrais faire son portrait tant l’écriture est visuelle. J’apprends  très vite dans les pages suivantes qu’elle a fait l’Institut de peinture à Bruxelles rue du Métal avec Jonas son colocataire  et Kate une irlandaise,  qu’ils y ont étudié la technique du trompe-l’œil. Un soir à paris ils se retrouvent  autour d’un verre, ces trois personnages sont sympathiques et j’ai envie de mieux les connaître. Et le narrateur nous entraîne  en arrière pour découvrir  le passé des trois amis à Bruxelles leur rencontre, l’école dirigée par la dame en noir, le passé de Laura avec ses parents rue de Paradis, et les différents travaux réalisés par Paula.

L’ennui s’installe :

Mais voilà plus ma lecture  avance plus je m’éloigne du livre plus le récit me paraît répétitif dans ses descriptions ; les outils les couleurs les techniques prennent le pas sur l’histoire de Laura sur ses sentiments avec Jonas ses rencontres et l’ennui pointe car le roman se transforme en document en catalogue très fourni sur la peinture en trompe-l’œil, le vocabulaire devient étouffant, elle décortique trop les situations. Certes l’acte de peindre, le corps qui suit le geste, la fatigue du corps  tout y est bien décrit. A-t-elle trop travaillé son sujet ? C’est possible et c’est difficile de le lui reprocher. Quand tout à coup elle place Laura dans les décors de cinéma à Rome pendant 14 pages je  perds complètement le fil de l’histoire et je n’arrive pas à me reconnecter dans la grotte de Lascaux même l’arrivée de Jonas que j’attends depuis un moment n’y fera rien. Mais je me dis que c’est peut-être le moment de me documenter sur le trompe-l’œil car pour moi

le trompe-l’œil  c’est :

 

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C’est Lyon et ses magnifiques murs il est donc temps de m’instruire je consulte comme Maylis de Kerangal internet je lis les origines de cette technique les méthodes etc…………mais je ne suis pas passionnée et en fin de compte je lis un peu en diagonale….

De superbes passages !

 Il y a en effet des passages qui m’ont impressionnée comme les 4 pages (180 à 183) sur le strabisme de Laura qui sont une pure merveille d’écriture réaliste drôle attachante  imagée et un souvenir d’enfance tellement lourd de souffrance pour Laura alias Maylis. Ce sont d’ailleurs les souvenirs de son enfance qui m’ont le plus touchée ses sentiments en retrouvant sa chambre, les vacances en famille, son enlisement dans les marais de la Seine.

Une rencontre ratée

  Déçue certes mais admirative de l’écriture de cette romancière, écriture déroutante et romancière  hors du commun qui s’immerge trop dans le monde où elle situe son roman et en oublie l’essentiel: l' histoire.

Merci à #Rakuten la rentrée littéraire 2018   #MRL 18

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23 octobre 2018

Matin brun de franck Pavloff

 

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Matin brun de Franck Pavloff paru en 1998 c’est 10 pages d’une intensité extrême à lire absolument. Ils sont deux hommes le narrateur et Charlie son copain ils discutent de la vie de tous les jours mais surtout de la disparition de son chat pour le narrateur de son chien pour Charlie parce que pas bruns et brun c’est la nouvelle race autorisée par le régime. Et puis c’est la fermeture d’un journal, des livres interdits et tout ça dans la plus grande indifférence. Lorsque les deux amis seront conscients il sera trop tard !

« Je n'ai rien dit »

Quand ils sont venus chercher les communistes, je n'ai rien dit. Je n'étais pas communiste

Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, je n'ai rien dit. Je n'étais pas  syndicaliste

Quand ils sont venus chercher les juifs, je n'ai rien dit. Je n'étais pas juif

Quand ils sont venus chercher les catholiques, je n'ai rien dit. Je n'étais pas catholique

Et, puis ils sont venus me chercher. Et il ne restait plus personne pour protester

1942, Dachau - Pasteur Martin Niemöll

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Les cigognes sont immortelles d'Alain Mabanckou

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« On va encore dire que moi Michel j’exagère toujours et que parfois je suis impoli sans le savoir » cette phrase le lecteur va la retrouver tout au long du roman comme un refrain et à chaque fois la lectrice que je suis-je souris car ce livre il est à la fois drôle avec des anecdotes savoureuses et sérieux avec le récit d’un épisode dramatique. Dès que j’entre dans un roman d’Alain Mabanckou je vois j’entends je sens je touche tout ce qu’il écrit et je suis dans l’Afrique profonde comme on dit celle des traditions des  légendes des croyances des malédictions des tracas du quotidien des relations difficiles  entre ethnies . C’est Michel alias Alain Mabanckou qui nous raconte les trois jours qui ont suivi l’assassinat de Marien Ngouabi président en mars 1977. Michel est un jeune collégien rêveur qui oublie les courses et perd sa monnaie, fils unique de Maman Pauline femme forte et orgueilleuse qui fait du commerce de bananes au Grand Marché et de Papa Roger qui travaille dans un hôtel, il habite une maison de planches à Pointe-Noire dans le quartier Voungou « une maison en attendant » comme on dit au Congo. Et c’est au travers des yeux de Michel de sa candeur de sa naïveté de son innocence que l’on va vivre ces trois jours. Pendant ces trois jours il va passer de l’enfant à l’adulte en écoutant discrètement les adultes et en découvrant  les mensonges les magouilles les manipulations du monde politique qui l’entoure tout en cherchant son chien Mboua Mabé disparu. L’écriture imagée poétique est un pur bonheur car bien sûr les cigognes sont immortelles !

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Némésis de Philip Roth

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Premier roman que je lis de Philippe Roth et je l’ai dévoré.

A partir d’un fait réel une épidémie de polio visant particulièrement des jeunes adolescents pendant l’été 44 à Newark, Philippe Roth explore  la peur : « La peur qui fait de nous des lâches. La peur qui nous avilit » la peur de la mort de la maladie, la peur des autres et le délabrement de l’être humain. Eugène Santor jeune prof de sport réformé parce qu’il a une mauvaise vue n’est pas parti à la guerre comme ses copains, voulant être utile il organise l’été des plateaux sportifs. Appelé Eugène par sa grand-mère, Bucky par les autres et Monsieur Santor par ses élèves il n’a pas eu une enfance très heureuse, sa mère est morte en lui donnant la vie son père est un voyou qui a fait de la prison. Mais il a grâce à ses grands -parents une haute estime des autres et surtout il veut s’occuper des jeunes lycéens et les former aux joies du sport milieu où il excelle. La progression rapide de la polio autour de lui va chambouler ses projets celui d’épouser Macia d’abord et puis le questionner  sur son rôle son devoir son engagement face à ces jeunes adolescents. Philip Roth tout au long de ce roman nous entraîne dans une profonde réflexion sur le comportement humain face à des décisions importantes, les rumeurs les plus folles courent sur la propagation de la maladie, vient-elle des juifs des italiens, d’un enfant un peu débile et sale ? Bucky se sent coupable responsable il est torturé il se sent traître face à ses engagements et surtout Dieu devient son punching ball la religion n’a plus de sens pour lui. Arrivera-t-il à retrouver une certaine quiétude ? «  Mais ce qu’il n’avait plus, c’était une conscience qui la laissât au repos » Une très belle lecture et une étude pointue du caractère humain face à la peur.

 

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05 octobre 2018

Galet de Mathieu Siam

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Du bleu du noir du blanc pour ce petit roman graphique de ……..pages et bien on ne le sait pas car les pages ne sont pas numérotées, ce roman est hors du temps mais tellement original tellement à part. Galet une petite fille qui voit le monde des adultes arriver à grands pas s’adresse à l’Océan avec un grand O et tous les deux entament une conversation à la fois drôle et grave. L’écriture tantôt noire quand  Galet parle et tantôt bleue quand c’est l’Océan qui lui répond est fine et délicate elle permettra au jeune enfant qui découvre la lecture de mieux se repérer. Ce roman graphique qui bascule dans le conte quand Galet répète plusieurs fois « D’ailleurs plus tard je serai…. »Ce roman graphique s’adresse à tous un livre qui n’a pas d’âge.

Tout en poésie tout en douceur mais tellement…………………….Un grand coup de cœur !

Ce livre est édité chez Comme une orange à Angoulême, éditeur associatif et militant. Mathieu Siam est un jeune auteur illustrateur de 42 ans, son deuxième roman Un arc en ciel est sorti en juin.

 

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28 septembre 2018

Vernon Subutex de Virginie Despentes

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Abandonné à la page 199 pourquoi pas 200 je ne sais pas mais franchement j’ai fait un gros effort. La vie de Vernon Subutex ne m’intéresse pas, le milieu parisien dans lequel il évolue non plus, l’écriture de Virginie Despentes est celle que l’on parle je passe aussi. Les références musicales me sont inconnues pour la plupart conclusion : je dois être trop vieille ! Certainement le billet le plus court de la vie de mon blog. Déçue non car j’avoue je ne partais pas très confiante.

 

 

 

 

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24 septembre 2018

Cartes postales de Grèce de Victoria Hislop

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Avant de commencer la lecture de ce roman la première chose que l’on remarque en le feuilletant vite fait ce sont les photos qui agrémentent le livre, les titres de chapitres comme une pellicule photo de cinéma, le dos de cartes postales et deux sortes d’écriture, cette présentation est remarquable et invite à la lecture.

Je n’ai pas lu ce livre dans n’importe quelle condition : je suis en Grèce dans les Cyclades.

Ellie jeune femme célibataire anglaise découvre chaque semaine dans sa boîte aux lettres des cartes postales de Grèce signées A et destinées à S. Ibboston. Ces cartes postales punaisées dans un coin de son appartement l’intriguent et surtout lui donnent envie de découvrir la Grèce de quitter Londres et sa morosité. Le jour de son départ un paquet dépasse de la boîte aux lettres elle l’emporte et arrivée en Grèce elle commence la lecture de ce carnet de vie particulier. C’est A qui raconte sa vie après le départ de son amie S, il mêle à son récit d’homme blessé et trompé les contes et légendes qu’il a écouté au hasard de ses rencontres. Si dès le début c’est Ellie l’héroïne de ce roman bien vite elle laisse la place à Anthony. J’ai d’ailleurs trouvé le personnage d’Ellie un peu fade et trop en retrait elle ne réapparaît qu’à la fin du livre et la fin est un peu trop rapide et à l’eau de rose. Il est très agréable de se promener en Grèce avec Victoria Hislop tantôt dans le passé tantôt dans le monde contemporain qu’elle décrit sans concessions – la richesse de l’église- les traditions –la haine des turcs- J’ai aimé particulièrement l’anecdote « Ne nous soumets pas à la tentation » qui est particulièrement drôle et savoureuse, quant à Lune de miel elle est glaçante et fait froid dans le dos. Pain amour et chansonnette est une anecdote d’une réalité époustouflante où Panagiotis le joueur de Laterna n’a jamais payé d’impôts et n’a jamais déposé ses gains dans une banque. Voilà un petit résumé de cette jolie histoire c’est ce que j’appelle un beau et bon moment de lecture. L’écriture de Victoria Hislop est légère amusante les mots grecs qui ne sont pas traduits donnent un côté plus vrai aux anecdotes.

Pour info j’avais dit que je ne lirai plus de Victoria Hislop car la fin de l’île des oubliés m’avait ennuyée.

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18 septembre 2018

Chien-Loup de Serge Joncour

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Malgré les 472 pages Serge Joncour a su  me  tenir éveillée, car je n’aime pas les longues descriptions et les pavés. Par contre j’aime être surprise et j’attends beaucoup de l’écrivain, Serge Joncour répond à ces deux critères.

Je ne vais pas raconter l’histoire de ce roman en détails car Serge Joncour écrit nettement mieux que moi et je trouve lassant sur les blogs les gens qui paraphrasent l’auteur pour ne donner au final qu’une seule phrase sur le style le ressenti l’écriture.

Quatrième  roman de Serge Joncour que je lis et toujours ce côté terrien ce côté conte proche du réel avec lui on voit on sent on touche on tressaille on a peur on a mal on rêve. Ce roman est superbement  bien construit on passe de 1914 à 2017 mais toujours dans le même lieu le Mont d’Orcières où superstitions et croyances se mêlent à la vie quotidienne de ces deux époques où la nature féroce règne en maître absolu. Ces deux époques se répondent avec la vie de deux femmes, Joséphine en 1917 jolie femme du médecin veuve de guerre à 30 ans éprise de liberté et Lise  vedette de cinéma plus assez jeune pour être choisie qui n’aspire qu’à la vie déconnectée dans la nature, les similitudes entre ces deux femmes sont intéressantes, femmes sans enfant. Il y a bien sûr d’autres personnages dans ce roman foisonnant vous les découvrirez au fil de votre lecture mais surtout il y a  la présence d’animaux dont des lions et des tigres étonnant non ! Ce qui m’a beaucoup marqué dans ce roman c’est le vocabulaire bestial employé qui est fort sanglant (les descriptions comme celle du boucher sur le marché est particulièrement cruelle). Serge Joncour mêle dans ce roman beaucoup de sujets et de réflexions et surtout il y revient sans cesse dans des chapitres différents ; ces répétitions pourraient agacer en fin de compte c’est toute la force du roman. Il évoque ainsi la vie sans enfants donc sans traces, le rôle des femmes pendant la guerre de 14-18, la nécessité ou pas de manger de la viande, la peur de Wofgang si ses animaux décèlent l’odeur de la femme, le monde contemporain plein de haine et de jalousie. Jusqu’au bout on suit le suspense de la disparition des brebis.

Un beau roman au coeur des hommes et des animaux féroces une belle similitude pleine de réalité.

 

 

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