Des Livres et des Paillettes

06 avril 2018

La femme qui ne vieillissait pas de Grégoire Delacourt

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Martine est née en 1953 cette année-là « Colette et Matisse tiraient leur révérence, Simone de Beauvoir remportait le Goncourt » pendant les 63 ans sur lesquels  ce roman va se dérouler  Grégoire Delacourt nous citera  ainsi les faits importants ou non de la société et j’avoue qu’il en fait un peu trop même si cela m’a parlé étant née aussi en 53 et m’appelant aussi Martine. En 5 pages, Grégoire Delacourt nous présente les 13 premières années de vie de Martine et comme toujours c’est rythmé, simple, bien écrit, et  drôle ; on assiste au retour d’Algérie du papa avec ses blessures physiques et morales et surtout à la mort accidentelle de sa maman, mort prématurée qui laissera à Martine le souvenir d’une maman toujours jeune et belle . Deux rencontres importantes vont surgir dans la vie de Martine  d’abord André son futur mari puis Odette une vendeuse en cosmétiques des nouvelles galeries. A vingt et un ans, elle va changer de prénom ce sera maintenant au prénom de Betty qu’elle  répondra. Et puis on va suivre d’année en année la vie de Martine, elle  va rencontrer un photographe Fabrice, l’amant d’Odette, il  photographie tous les ans dans la même pose à la même date un modèle pour y lire les traces du temps, Betty accepte cette aventure et  j’ai adoré cet exercice. Bien sûr l’histoire ne peut pas se dérouler ainsi jusqu’à la fin du livre en effet à partie de ses trente ans le corps de Martine /Betty ne vieillit pas ……………….et commence alors toute la réflexion sur la vieillesse physique, sur la jalousie des autres femmes face à Betty, sur la réaction d’André son mari qui vieillit normalement et Sébastien leur fils mal à l’aise devant cette mère trop jeune. L’analyse de l’auteur est pointue réaliste bien menée il gratte jusqu’au plus profond des êtres pour en extraire les blessures et les cicatrices. Une belle lecture ! Grégoire Delacourt nous réserve bien des surprises dans ce roman.

Dans mon billet sur Danser au bord de l’abîme j’avais écrit : Grégoire Delacourt aime s’emparer de destins féminins et il le fait à merveille. Ce sera ma conclusion !

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05 avril 2018

La disparition de Stéphanie Mailer de Joël Dicker

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On commence par un fait divers qui s’est déroulé en 1994 dans une petite ville balnéaire des Hamptons , Orphea .  Une famille : le maire de la ville, sa femme et leur fils ont été massacrés dans leur maison,  un peu plus loin sur le trottoir une joggeuse a aussi été massacrée.

En 2014 ,  une journaliste Stéphanie Mailer rencontre Jesse Rosenberg l’un des policiers qui a enquêté sur ce quadruple meurtre et qui l’a résolu. Il va prendre sa retraite elle lui fait part de ses investigations et de ses conclusions : les policiers se  sont trompés de coupable. Jesse Rosenberg et Derek Scott les deux policiers sont étonnés et perplexes.

Quelques jours plus tard Stéphanie est introuvable l’enquête débute et s’achève par la découverte de son corps. Les deux inspecteurs et Anna Kanner nouvelle policière commencent alors une enquête méticuleuse et reprennent l’enquête à zéro.

Tout au long du roman  on va écouter  Jesse et Derek tantôt en 1994 tantôt en 2014 qui vont nous raconter les différentes étapes de l’enquête. On va découvrir une foule de personnages qui sont liés de près ou de loin à l’enquête, qui ont séjourné au moment des faits dans cette ville et qui ont tous quelque chose à cacher. Certains prendront aussi la place du narrateur. De nombreuses pistes n’aboutissent à rien mais tout tourne autour de cette pièce de théâtre qui était jouée au théâtre de la ville le soir  des meurtres.

Joël Dicker maîtrise très bien la construction de son roman il a du talent le style est soigné et tout est limpide mais je n’ai jamais eu l’impression d’être aux States ce roman aurait pu se passer n’importe où. On retrouve dans ce roman la corruption des élus, la drogue chez une ado mal dans sa peau Dakota, l’ascension professionnelle et son opposé, des histoires de  couples celui de Anna et son mari celui de Tracy et Steven Bergdorf, etc……………………Dire que j’ai été emballée enthousiasmée par ce roman serait faux mais dire que je n’ai pas aimé le serait tout autant car je l’ai lu jusqu’à la dernière page même s’il fait 600 pages ! Un bon moment de lecture c’est tout !

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02 avril 2018

Bakhita de Véronique Olmi

Bakhita est née au Darfour à Olgossa à peu près en 1869, de son vrai prénom elle ne se souviendra jamais, ce prénom d’avant la terreur qui va bouleverser sa vie, de ce prénom d’une époque heureuse dans une famille aimante. Ce qui lui restera de sa petite enfance c’est cette comptine  « Quand les enfants naissent de la lionne » elle l’accompagnera tout au long de sa vie et nous accompagnera nous lecteurs tout au long de ce roman. C’est à l’âge de 5 ans qu’elle découvre l’horreur  avec cette razzia perpétrée dans son village, sa grande sœur Kishmet âgée de 14 ans déjà maman est enlevée sous ses yeux, Bakhita la cherchera tout au long de sa vie, la portera dans son cœur et croira la voir plusieurs fois ; deux ans plus tard elle s’éloigne un peu du village avec une amie, deux hommes la kidnappent, elle sera vendue à des négriers musulmans devenue abda (esclave) sous le nom de Bakhita  commence alors une période d’errance de six ans dans ce pays, vendue cinq fois elle rencontrera d’autres esclaves auxquelles elle s’attachera, chaque séparation chaque changement seront  d’ immenses souffrances pour elle ; Binah Hawa Yebit des êtres qu’elle aurait voulu protéger et garder auprès d’elle. « Je ne lâche pas ta main » cette phrase est comme une petite musique qu’elle se répète dans les moments difficiles. Après 6 ans d’errance elle est achetée par un consul italien c’est la fin des sévices mais ce n’est pour autant le bonheur car Bakhita est marquée à jamais physiquement et moralement. Arrivée en Italie elle est regardée traquée par la population, c’est dans un couvent qu’elle va pouvoir trouver la paix. On plonge dans les années Mussolini  l’exhibition de Bakhita les humiliations m’ont  autant mise mal à l’aise que les horribles descriptions des sévices prodigués aux esclaves. Bakhita fait peur elle est noire c’est auprès des enfants pauvres perdus et rejetés qu’elle trouvera sa voie et l’apaisement en racontant à Madre Fabretti sa vie d’avant. J’ai trouvé la période au monastère un peu longue. Bakhita mourra en 1947 et sera déclarée sainte par Jean Paul II en 2000.

Un roman historique magnifique qui marque et qu’on n’oublie pas. J’ai admiré l’écriture de Véronique Olmi et surtout sa retenue dans les moments difficiles. Je suis aussi admirative du travail fourni par Véronique Olmi pour aboutir à une œuvre aussi réussie sans pathos avec justesse et en délivrant autant d’amour. Bien sûr ce livre est différent des autres romans qu’elle a écrits  que j’ai lus et beaucoup appréciés mais on y retrouve sa sincérité et sa délicatesse.

 

 

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18 mars 2018

L'art de perdre d'Alice Zeniter

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L’Algérie dont est originaire sa famille n’a longtemps été pour Naïma qu’une toile de fond sans grand intérêt. Pourtant, dans une société française traversée par les questions identitaires, tout semble vouloir la renvoyer à ses origines. Mais quel lien pourrait-elle avoir avec une histoire… Lire la suite familiale qui jamais ne lui a été racontée ?
Son grand-père Ali, un montagnard kabyle, est mort avant qu’elle ait pu lui demander pourquoi l’Histoire avait fait de lui un « harki ». Yema, sa grand-mère, pourrait peut-être répondre mais pas dans une langue que Naïma comprenne. Quant à Hamid, son père, arrivé en France à l’été 1962 dans les camps de transit hâtivement mis en place, il ne parle plus de l’Algérie de son enfance. Comment faire ressurgir un pays du silence ?
Dans une fresque romanesque puissante et audacieuse, Alice Zeniter raconte le destin, entre la France et l’Algérie, des générations successives d’une famille prisonnière d’un passé tenace. Mais ce livre est aussi un grand roman sur la liberté d’être soi, au-delà des héritages et des injonctions intimes ou sociales.

J’hésitais à me lancer dans cette longue lecture de 506 pages mais comme très souvent le Goncourt des lycéens est un prix qui me parle je l’ai acheté. J’avais peur de me trouver face à la grande histoire de l’Algérie que cela serait fastidieux et surtout j’avais peur de ne pas tout comprendre car à chaque fois que je suis allée à des rencontres sur des livres où il était question de l’Algérie les discussions étaient houleuses pour ne pas dire tendue, j’avais du mal à faire la part des choses et surtout j’ai toujours eu du mal à comprendre. C’était sans compter sur le talent d’Alice Zeniter plutôt que de grands et beaux discours elle nous raconte le plus simplement du monde la vie d’une famille algérienne sur 3 générations en commençant avec Ali en 1930 puis Hamid son fils et enfin Naïma sa petite fille. Vie qui commence en Algérie et qui se continue en France car Ali est un harki. Percutée de plein fouet par  les réflexions désobligeantes  qu’elle entend autour d’elle sur ses racines algériennes Naïma ne les comprend pas puisqu’elle est née en France elle va alors fouiller creuser lire demander pour comprendre. C’est par elle-même qu’elle trouvera les réponses car la famille est muette sur la vie d’avant et Naïma a besoin de connaître le passé pour construire son avenir. Une belle lecture une belle écriture et beaucoup d’amour de tendresse de réalité! c'est simple facile à lire et puissant à la fois.

Ma phrase préférée qui résume bien le vrai problème de ces Harkis en France: "On ne leur a pas ouvert les portes de la France juste les clôtures d'un champ"

 

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Les loyautés de Delphine de Vigan

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Je ne sais pas par quoi commencer ce billet tellement je suis déçue par ce livre et je m’aperçois que je n’ai pas grand-chose à écrire sur ce roman.

J’ai eu l’impression de lire une accumulation de faits divers dans la presse, tous plus noirs les uns que les autres. Quatre personnages se partagent ce roman choral, une prof de SVT Hélène qui a été maltraitée dans son enfance, deux ados qui sont ses élèves Théo et Mathis et Cécile la mère de Mathis. Hélène s’inquiète pour Théo et surveille ses réactions ses faits et gestes, elle épie la famille et alerte  le personnel du collège sans y arriver. Cécile la mère de Mathis découvre l’alcoolisme de son fils ses mensonges et son amitié pour Théo et surtout la double vie de son mari. Les parents de Théo sont divorcés et son père licencié malade sombre dans la dépression. Voilà le tableau, un tableau noir très noir et surtout je trouve que l’auteure a poussé cette noirceur au maxi, une ambiance glaciale, des personnages sans âme et sans avenir, c’est superficiel l’auteure surfe sur la vague des problèmes contemporains : l’alcoolisme des jeunes, le divorce des parents, la maltraitance,  la dissimulation, internet  le chômage  etc….. Seule l’écriture de Delphine de Vigan m’a sauvée de cette tristesse. Après quatre lectures assez positives dans son ensemble de cette romancière j’attends avec impatience le prochain livre et j’oublierai vite cet accident de parcours. Vite lu vite oublié !

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26 février 2018

La journée de la vierge de Julie Marx

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 Ce que dit la quatrième de couverture

Un 15 août dans la grande ville.

Une femme à bout de souffle s’est donné 24 heures pour faire le point. Elle est auteure de stand-up, traverse une passe difficile, mais n’a pas dit son dernier mot. D’ailleurs, la voici qui nous parle… Boires et déboires, aventures et mésaventures s’enchaînent en une cavalcade burlesque et mélancolique qui ne s’achèvera qu’au bout de la nuit.

Ce roman dans lequel la solitude ne se laisse jamais oublier est aussi un manuel de survie destiné à tous ceux pour qui l’humour tient lieu de boussole. Julie Marx y fait flèche de tout bois et met à nu son époque avec une incroyable virtuosité.

Etrange ce roman qans lequel je n’ai pas réussi à entrer : d’abord je n’ai pas adhéré à l’écriture style j’écris comme je cause ni au côté un peu loufoque drôle de l’auteure. Le côté décalé est amusant mais à force ça lasse exemple page 67 «  ces mots tendres à me faire fondre comme un chamallow au micro-ondes, cependant que paraît-il, les chamallows ne fondent pas au micro-ondes mais explosent. » voilà le style si vous aimez foncer si non comme moi passer. Ce livre était dans la sélection du coup de cœur des lectrices pour le mois de mars je crois qu’il s’adresse aux jeunes !j’ai hâte de voir le résultat…. !donc j’ai abandonné ! 

 

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21 février 2018

Alors vous ne serez plus jamais triste de Baptiste Beaulieu

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Un livre débordant d’amour, réconfortant ; un auteur que je viens de découvrir.

Depuis un bon moment j’ai noté le nom de Baptiste Beaulieu dans un coin de mes auteurs à découvrir et surtout un auteur dont on parle dans les fils d’actualité de ma page facebook.

Dès la première page je suis plongée dans ce roman et happée par l’histoire.

Un médecin dont on ne connaît pas le prénom mais qu’on nomme le Docteur qui habite dans un pays inconnu où il neige on est fin décembre, sort de chez lui pour se rendre à l’hôpital. Un taxi conduit par une femme lui propose ses services elle est vieille farfelue au look déjanté s’appelle Sarah et surtout elle devine la vie des gens qu’elle regarde. En effet le Docteur a décidé de se suicider car il n’accepte pas la disparition de sa femme, tantôt on croit qu’elle est morte tantôt elle a disparu. La vieille femme et le docteur passent un pacte il vivra 7 jours et fera tout ce que Sarah lui ordonnera. Chaque matin elle viendra le chercher et il obéira à ses idées toutes plus ou moins farfelues. Chaque matin elle arrivera avec une nouvelle couleur de cheveux avec une tenue originale. Cette femme hors du commun semble différente chaque jour et son âge semble aussi évolué. Entre les chapitres alternent des souvenirs du docteur de son enfance de sa jeunesse. On évolue dans le monde des fables les pages sont numérotées à l’envers, il y a  les 7 jours avant l’enterrement le Docteur est soumis à des épreuves on trouve tout le vocabulaire du conte ( les fées les châteaux les princesses …..) mais on sent bien qu’il va falloir à un moment redescendre sur terre et le lecteur se demande comment l’auteur va faire. Et c’est là la surprise car elle est de taille,  l’émotion  nous emporte car la fin est magistrale. Un livre plein de tendresse plein de poésie d’humour et surtout d’espoir. Bla bla bla …………….un livre à ouvrir quand on pense qu’on est le plus malheureux du monde.  

 

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14 février 2018

Pactum Salis d'Olivier Bourdeaut

Pactum-salis

Quelle déception ! Déception car j’attendais tellement de ce deuxième roman !

L’auteur nous présente d’abord Michel un agent immobilier riche qui passe ses vacances dans un palace de la Baule puis c’est au tour de Jean un paludier qui a quitté ses parents intellectuels et ses études pour s’installer dans les marais. La rencontre de ces deux hommes est au centre du roman, alternent alors des chapitres consacrés tantôt à l’un tantôt à l’autre. Puis on plonge dans leur passé et là je ne vois pas du tout le lien. Que viennent  faire Pierre- Jean puis Henri puis Jules Kedic puis les trois filles dans cette histoire je ne vois pas toujours pas  le lien. A la fin du livre l’auteur essaie de nous emmener sur les chemins du suspens c’est encore raté on n’y croit pas à ce cadavre sur le bord du chemin enfin il est bien là mais on a vite compris que ce n’est pas un personnage du roman. Bien sûr j’ai retrouvé la plume d’Olivier Bourdaut son côté drôle ses phrases bien tournées ses descriptions imagées son vocabulaire mais on referme vite le livre et puis il ne reste rien.

Une phrase parmi d’autres « Turbulences et insolences se récoltèrent à la pelle sur le lopin en friche de son enfance »

Tout le monde aura souri à sa définition du dédé = débauché de droite mais un livre ne se résume pas à quelques belles expressions.

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13 février 2018

L'enfant perdue d'Elena Ferrante

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C’est donc le tome IV de cette magnifique saga qui vient de sortir en janvier 2018 et  je replonge dans ce roman. Je  retrouve Lila et Lena avec plaisir comme on retrouve deux bonnes vieilles copines et je reprends le cours de l’histoire. Je ne vous raconterai pas les nouveaux évènements de ce tome 4 car c’est dévoilé l’intrigue et surtout vous gâcher votre lecture. On retrouve cette relation vivante dense douloureuse entre les deux femmes on retrouve ce lien étrange cette passion tantôt violente tantôt aimante. Si différentes si complémentaires elles se retrouveront voisines dans leur  quartier d’enfance Lila toujours sur la défensive qui ne se confie pas et Lena perdue dans un monde qui n’est pas le sien. L’auteure a trouvé un bel équilibre entre le roman qu’on lit vite et les réflexions sur l’évolution des mœurs de ces soixante années passées en leur compagnie sur l’évolution des techniques «  de la plume à l’ordinateur », avec toujours en toile de fond la vie politique sociale et culturelle italienne.

Je m’attarderai sur les grands thèmes que j’ai ressentis en lisant ce dernier livre.

Les liens du quartier : peut- on les oublier et s’en défaire ? peut- on s’en éloigner ? peut-on se hisser dans la sphère sociale et à quel prix ?

Les liens familiaux : dans ce dernier tome la relation violente entre Lena et sa mère puis la réconciliation et l’apaisement sont  rendus de façon magistrale. La relation difficile entre Lena et sa belle-mère est aussi passionnante, dans ce tome 4 l'auteure fait la part belle aux femmes les hommes sont très en retrait.

La place de la femme Lena épouse amante écrivaine mère femme qui a du mal à mener à bien sa vie. C’est toujours Lila qui lui souffle les décisions comme une ombre qui la suit partout, c’est toujours Lila qui annonce les nouvelles.

Il y a seulement un évènement qui ne m'a pas convaincue c'est L'enfant perdue et parallèlement le titre du livre.

J’ai quitté à regret et avec tristesse cette saga après la dernière page j’ai repris le tome 1 et relu les 30 premières pages pourquoi ? mystère !

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31 janvier 2018

Règne animal de Jean Baptiste Del Amo

REGNE ANIMAL

Ce livre se déroule sur un siècle de 1898 à 1981 dans une ferme du Gers à Puy Laroque où l’on pratique l’élevage porcin. On y rencontrera donc plusieurs générations de paysans. Ce roman est divisé en deux parties et j’ai l’impression d’avoir lu deux livres complètement différents.

La première partie du livre retrace la vie d’Eléonore enfant non désiré et de ses parents misérables paysans  vivants dans un univers sale glauque et bestial. Le vocabulaire employé par l’auteur est hideux violent écoeurant nauséabond le style est lourd et pompeux, certaines scènes sont à la limite du soutenable. Le père chétif malade est rustre, la mère bigote est nommée la génitrice puis la veuve mais on s’attache à cette petite fille qui devient femme et met au monde un petit Henri. Suivent  alors 3 magnifiques pages en italique écrites par Eléonore. Et on plonge alors en 1981 et là je décroche j’ai du mal à établir un lien entre les différents personnages je  m’ennuie aucun personnage ne m’émeut je ne ressens rien absolument rien. Cette vie au milieu des porcs avec cette famille sordide et barbare me donne des hauts de cœur, seul le petit Jérôme enfant différent et handicapé m’a interpelée. J’ai fini la lecture en diagonale mais je suis allée jusqu’au bout. Ma première impression en analysant cette lecture : ce livre sonne faux, il est d’une noirceur implacable, j’ai eu l’impression que l’auteur avait le dictionnaire sur les genoux, ses descriptions sont longues très  longues et ennuyeuses et n’apportent rien à l’histoire. Je me demande aussi où il est allé chercher toutes ces horreurs même si cela a existé ponctuellement, on a l'impression en refermant ce livre que tout ce qu'il dit raconte  est  coutumier dans l'élevage j ai visité des élevages porcins d'une propreté exemplaire et tous les animaux ne sont pas traités de cette façon. Dans cette deuxième partie Eléonore est recluse invisible et muette, j’aurais aimé la retrouver.  J'ai  beaucoup aimé les 4 dernières pages écrites aussi en italique lourdes de sens et surtout pleine de  poésie. que dire d'autre je trouve ce livre bizarre étrange et sans une lueur  d'espoir. 

Voici un exemple de description « Dans la nuit traversée par un filet  de lune, lové au creux d’une combe, à flanc de vallon, à la lisière d’une chênaie bruissante, le corps de ferme est tout juste discernable par la ligne du toit, le reflet des tuiles, le grain roux de la façade . »etc……………

 Je suis hyper déçue ce livre a eu le prix Inter ?????????et il y avait tellement mieux en face comme Cécile Coulon Geneviève Brisac

 

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