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Des Livres et des Paillettes

27 août 2026

Obsessions de Danielle Thiéry

Et me voilà à lire le tome 3 de cette série policière. Olympe a quitté le lycée et est inscrite en fac de droit son but devenir avocate. Elle est passionnée par la criminologie il faut dire qu’avec les deux histoires qu’elle vient de vivre dans les deux premiers tomes et avec un père capitaine de gendarmerie il n’y a rien d’étonnant. Elle quitte donc Epinal pour Nancy avec son amie Salomé elles s’installent toutes les deux dans le même appartement rue de Chanzy. Bien vite il se passe des choses étranges, d’abord Olympe a l’impression d’être épiée et puis elle croit reconnaître Raphaël à plusieurs endroits. Raphaël  son amoureux disparu depuis deux ans. Evidemment personne ne la croit pas plus Salomé que son père et son collègue mais Olympe est tenace obstinée elle va mener son enquête. Encore une histoire bien ficelée une écriture toujours aussi fluide des chapitres courts et du rythme dans l’histoire. Encore un bon moment de lecture et je vais continuer sur ma lancée car je dois rendre les livres et surtout si l’on a peu parlé de Roxane et de son père dans ces deux tomes on sait qu’ils sont en prison et j’aimerais enfin savoir ce qu’il s’est passé cette fameuse journée de la fête de la musique dans la forêt.

27 août 2026

L'ange obscur de Danielle Thiéry

Ce policier est la suite de Cannibal on retrouve donc les mêmes personnages, plus précisément Olympe la fille du capitaine Anthony Marin et de Jeanne. Olympe est toujours étudiante au Lycée Victor Hugo d’Epinal elle a beaucoup de difficultés à accepter la disparition de Raphaël son amoureux dans le tome 1. Un tournage de film a lieu dans la ville Olympe a toujours rêvé d’y participer elle décide de s’inscrire avec Salomé sa meilleure amie à l’insu de ses parents. Le scénario retrace la vie d’Alya une jolie jeune fille qui ressemble beaucoup à Olympe, assassinée il y a 10 ans par Vince de Mestre. Le réalisateur a décidé de faire jouer son propre rôle à Vince de Mestre ce qui assez dangereux car celui-ci n’a pas terminé sa peine il sera donc extrait chaque jour de sa prison. Mais voilà en plein tournage Vince disparait et comme Olympe est une fille qui n’en fait qu’à sa tête elle va vite se jeter dans la gueule du loup, heureusement son père n’est jamais très loin tout comme le brigadier Johnny Vaillant le meilleur ami d’Anthony Marin. Scénarios bien ficelés, rebondissements, fausses pistes, personnages sympas, constructions fluide, écriture aérée de quoi passer un bon moment de lecture assez addictif quand même.

18 août 2026

Fanny à la folie d'Emilie de Turckheim

Lu dans le cadre de Coup de cœur des lectrices de version fémina du mois de septembre.

D’habitude j’aime les romans un peu déjantés mais là je n’ai pas apprécié ce roman qui part dans tous les sens, roman  brouillon  aux personnages sans âmes et pour lesquels je n’ai éprouvé aucune empathie. Dans la quatrième de couverture l’éditeur parle de fantaisie je crois qu’on n’a pas la même définition !

La narratrice c’est Fanny une femme de 82 ans qui s’adresse à sa fille qu’elle appelle tantôt sa Petite Furie tantôt Thérèse. Celle-ci avec son mari Peter et leurs  deux enfants ont décidé d’occuper l’appartement de Fanny  au 6 ème étage  situé rue Dante.  Peter s’est endetté et ne peut plus payer le loyer de leur appartement.  Ils vont placer Fanny dans un Ehpad mais celle-ci ne veut pas quitter cet appartement qu’elle habite depuis 59 ans dans lequel elle a tous ses souvenirs et surtout ceux partagés avec son mari Pierre qui écrivait des haïkus,  haïkus que l’on retrouve un peu partout dans le roman, et puis il y a cet escalier dangereux et étroit qu’ils avaient installé pour accéder au bureau de Pierre. On retrouve des citations sur les escaliers tout au long du roman. Et il y a Maud son amie  d’enfance connue à l'Institut des Petites Soeurs époque où elles découvraient la vie de Ste Thérèse d'Avila et sa fille Victoire qui ont disparu on ne sait pas trop comment ni pourquoi et puis il y a la vie extra conjugale de Fanny qui arrive comme un cheveu sur la soupe et qu’on ne comprend pas pourquoi. Et puis il y a le fouillis de l’appartement il y a des cartons et des cartons et Hoover l’aspirateur. Beaucoup d’histoires dans l’histoire.  Des phrases ultra courtes qui cassent le rythme. Des moments drôles quand même. Voilà voilà !

18 août 2026

Americanah de Chimamanda Ngozi Adichie

« Ce n’est pas la même chose d’être noire ici et noire là-bas. Là-bas tu es juste toi, ici tu es noire avant d’être toi »

«  Se frayer un chemin dans un terrain inconnu »

Ces  deux phrases vous donnent  l’ambiance de ce roman.

Un pavé que j’ai choisi bien sûr mais c’est vrai que j’ai du mal avec les pavés.

Deux personnages deux narrateurs Ifemelum et Obinze ils se partagent ce roman ; d’abord  Ifemelun une nigérianne qui est à Princeton en train de se faire faire des tresses, elle discute avec la coiffeuse et lui dit qu’elle va rentrer au Nigéria après avoir vécu quinze ans aux USA . Et puis au Nigeria  Obinze est en train de lire ses mails, l’un des mails est d’Ifemelu sa petite amie de l’université, celle qu’il devait épouser. Il faut 6  heures pour faire des tresses, il faut six heures à Ifemelu et Obinze  pour raconter leurs vies. C’est un roman riche dense intéressant parfois drôle assez fouillé dans les détails mais pas toujours passionnant car il y a des passages trop longs et beaucoup beaucoup trop de personnages. Le titre du livre Americanah c’est le surnom donné aux nigérians partis vivre aux Etats Unis lorsqu’ils  reviennent. Roman essentiellement historique et social, au Nigéria la situation économique et politique n’est pas stable les jeunes ont peu d’avenir, les universités sont souvent fermées et les étudiants qui en ont les moyens partent faire leurs études aux Etats Unis ou bien en Angleterre mais pour eux la vie y est très chère ils doivent travailler pour payer leurs études et obtenir leurs autorisations d’y vivre, ils se retrouvent souvent dans des situations précaires. Il faut aussi qu’ils s’habituent aux coutumes à la langue à la culture aux habitudes et surtout essayer de traverser les méandres de l’administration. Ifemelu rencontrera des hommes blancs avec lesquels elle essaiera de construire une relation. Nous sommes dans les années 2000 juste avant l’élection de Barack Obama. J’ai beaucoup aimé les réflexions sur la négritude sur la race et surtout tout au long du roman les passages où la narratrice nous parle des cheveux des sourcils et des revues féminines américaines ; les cheveux véritable fil d’Ariane du roman, cela m’a fait penser à la journaliste Audrey Pulvar qui un jour a dit stop à tous les brushings lissant pour laisser ses cheveux naturels. Tout au long du roman des passages du blog d’Ifemelum alternent avec le récit. La partie racontée par Obinze qui part à Londres est plus courte car il y reste beaucoup moins longtemps. Un roman certes long mais porté par une belle histoire d’amour et écrit par une excellente narratrice ce qui donne envie d’aller lire ses autres romans. Chimamanda Ngozi Adichie est née en 1977 au Nigéria.

6 août 2026

Cannibale de Danielle Thiéry

C’est mon petit-fils qui m’a prêté ce policier et franchement j’ai beaucoup aimé et passé un super bon moment. C’est fin juin à Epinal dans les Vosges, c’est la fête de la musique et la fin de l’année scolaire pour de jeunes lycéens, Roxane la meilleure élève de la classe et « chef de bande » décide d’organiser une course d’orientation de nuit dans la forêt proche, course où les portables sont interdits, elle a convaincu leur prof de gym de les accompagner. En même temps le soir dans la forêt  un jeune couple rentre en voiture,  sur le bord de la route ils aperçoivent une jeune fille blessée incohérente et en état de choc, elle est hospitalisée et une enquête commence dirigée par le capitaine Martin et son adjoint. Dans la forêt lorsque le jeu est terminé deux ados manquent à l’appel Roxane et Gabriel bien vite l’inquiétude monte dans le groupe d’ados car si dans la journée ils apprennent que Roxane est bien vivante et est la jeune fille hospitalisée, elle est mutique et amnésique et Gabriel est introuvable. Dans le groupe de lycéens il y a Olympe la fille du capitaine Martin celui-ci sent bien que sa  fille lui cache beaucoup de choses. Commence alors une enquête  compliquée pleine de rebondissements car le caractère de Roxane se révèle étrange, en effet si au début de l’enquête elle semblait victime plus le temps passe plus elle semble l’instigatrice du drame,  elle se révèle  perverse machiavélique  manipulatrice et violente elle a surtout anticipé tout ce qui se passe et laisse les policiers désappointés. La mère de Roxane est décédée lorsqu’elle avait 5 ans dans des conditions étranges. La narratrice laisse pendant son récit la parole à Roxane ce qui est assez troublant pour le lecteur et assez original dans la construction du roman. Ce policier destiné aux ados est très intéressant car très psychologique, j’ai découvert ce qu’était le cannibalisme psychologique je traduirais cela par : bouffer ses amis amies en les détruisant en ayant une emprise sur eux ou elles afin qu’ils soient sous sa coupe. Le suspense est bien mené tout au long du roman, l’écriture est fluide et efficace, on sent que l’autrice maitrise parfaitement son sujet : Danièle Thiéry a été la première femme commissaire divisionnaire de France. Beaucoup de  personnages gravitent autour de cette histoire, la psychologue qui a suivi Roxane et qui a disparu mystérieusement, le brigadier Vaillant qui soutient le capitaine Martin face à sa hiérarchie et fait le lien entre Olympe et son père, Jeanne dépressive  femme de Martin  et mère d’Olympe, le père de Roxane peu inquiet de l’attitude de sa fille et dont les deux amies sont mortes accidentellement, la mère de Gabriel qui a une belle relation avec Olympe. Un policier qui traite des relations difficiles entre parents et ados, des relations perverses entre ados et des dérives qu’elles peuvent engendrer. J’ai passé un très bon moment de lecture et je vais bien sûr lire les trois policiers suivants car la fin de ce roman laisse le lecteur un peu sur sa faim.

30 juillet 2026

Dans la jungle d'Adeline Dieudonné

Un premier chapitre qui  pose  le décor très rapidement et qui commence par la fin : plusieurs personnes se retrouvent chez le notaire pour une succession mais elle fait suite à  un drame, en effet il y a eu quatre morts un couple Arnaud et Aurélie et leurs deux jeunes enfants. Le narrateur va maintenant remonter le temps et dérouler les faits qui ont mené à cette tragédie. Bien vite on comprend qui est Arnaud par des petites anecdotes au début on mesure ses problèmes psychologiques. Le narrateur décortique la spirale qui se referme autour d’Aurélie. La mise en place est très longue trop longue certaines séquences sont inutiles comme l’enterrement de vie de garçon d’Arnaud à Budapest, la visite de Dimitri Toussaint  chez la grand-mère, etc….et puis tout s’accélère très vite je dirai même trop vite. Ce roman est basé sur la violence familiale dans les beaux quartiers au sein d’une famille belge très riche, sur la manipulation au sein du couple, Arnaud est un pervers un jaloux un maniaque un prédateur. J’ai lu assez rapidement ce roman mais les personnages ne m’ont pas marquée et je ne crois pas en garder grand-chose, je suis restée en dehors de l’histoire. Seule la fin est prenante.

30 juillet 2026

Eclaircies de Carys Davis

Un roman qui demande une attention particulière en effet la lecture est très exigeante surtout le début, pas très limpide, des phrases mal dites j’ai buté sur certaines phrases et j’ai été obligée de m’y reprendre à plusieurs fois pour comprendre. Nous sommes en 1843 en Ecosse, l’auteure va traiter dans ce roman un fait historique et social, le gouvernement va expulser les habitants de petites îles et les remplacer par des troupeaux de moutons. Ivar est le dernier habitant d’une toute petite île, il vit dans des conditions précaires il n’a plus qu’une vieille vache et une jument nommée Pegi quelques poules et des moutons. Mary et John Ferguson habitent  sur le continent lui est révérend ils sont très pauvres on propose une mission à John : aller sur l’île, expulser Ivar et le ramener contre de l’argent. John part en bateau avec le portrait de sa femme dans son sac. En arrivant sur l’île, John est victime d’une chute il sera veillé  soigné par Ivar qui ignore tout de la mission de John. Ils vont faire connaissance, s’adopter, s’apprivoiser et surtout se créer un langage car ils n’ont pas le même en effet Ivar parle un dialecte inconnu de John. J’ai beaucoup aimé cette rencontre entre ces deux hommes, leurs moments d’amitié, leurs intentions l’un par rapport à l’autre. Il y a aussi le beau personnage de Mary qui prend beaucoup de place dans l’histoire entre ces deux hommes. Une belle lecture un texte assez poétique surtout la fin.

22 juillet 2026

Loin de chez moi de Maryse Burgot

J’aime beaucoup les reportages de cette journaliste et j’avais été bouleversé par son reportage sur cet enfant d’Haïti  qu’elle avait sauvé d’une mort certaine après le tremblement de terre de 2010. C’est donc tout naturellement que j’ai acheté son livre. Dès que j’ai commencé à lire ce livre j’avais dans la tête la voix si particulière de cette femme cela était assez incroyable et presque déstabilisant et d’ailleurs elle en parle dans ce livre. En douze chapitres elle retrace ses années de reportages de 2000 à 2023 et retrace ainsi les grands moments de guerre de cette période ce qui est très intéressant politiquement et socialement. Comment concilier sa vie de reporter de guerre, sa vie de mère et sa vie de femme ? Comment vivre les dangers de la guerre et accueillir les rencontres bouleversantes ? Comment gérer les retours et  les départs ? Comment trouver l’équilibre entre sa passion et sa vie familiale ? Voilà toutes les questions auxquelles elle essaie de répondre avec lucidité et honnêteté.

22 juillet 2026

Coeur noir de Sylvia Avallone

J’ai eu un gros coup de cœur pour ce roman à la  fois beau et violent. C’est le deuxième roman que je lis de Sylvia Avallone j’avais beaucoup aimé D’acier. Emilia et son père Ricardo  arrivent à Sassia petit hameau perché dans la montagne  italienne, il fait froid il neige. Emilia a 31 ans elle est vêtue comme une ado rebelle, on comprend vite qu’elle a eu de graves problèmes,  que de lourds secrets pèsent sur ses épaules et qu’elle a choisi de se cacher ; elle s’installe dans la maison d’une vieille tante décédée, son père repart et la laisse seule. Dans le hameau habitent un instituteur Bruno et Le Basilio un peintre âgé qui restaure des fresques dans l’église. Vite Bruno et Emilia deviennent amants et là on peut penser que l’histoire est facile et que l’on bascule dans le roman fleuve à l’eau de rose mais c’est tout le contraire. Ils cachent tous les deux des drames,  ils ont vécu l’irréparable, lui l’a vécu, elle, l’a commis. Ensemble ils pourront surmonter leurs traumatismes et accepter  peut-être la main qu’on leur tend. Des personnages très forts gravitent autour d’Emilia et de Bruno, d’abord le père d’Emilia admirable de courage et de résilience, Le Basilio tout en discrétion d’une grande humanité et plein de tendresse. L’écriture de Sylvia Avallone est forte et puissante, elle ne dévoile le passé de Bruno et d’Emilia qu’à doses homéopathiques la construction est habile, certains chapitres laissent la place à Bruno comme narrateur et cela donne du rythme à la lecture. Décidemment une auteure que j’apprécie beaucoup.

 

12 juillet 2026

Et la joie de vivre de Gisèle Pélicot

J’ai beaucoup hésité à lire ce roman et puis une amie me l’a prêté et je ne regrette pas cette lecture. Pourquoi j’hésitais à le lire : l’impression de devenir une voyeuse et puis peut-être d’être mal à l’aise car c’est vrai ce drame est difficile à aborder parce que tellement terrifiant et plonger dans la vie de cette femme n’est pas anodin. Giséle  Pélicot est une femme incroyable ce roman n’est jamais pleurnichard il est vrai mais ne bascule jamais dans le vulgaire, elle sait rester digne malgré ce qu’elle a subi, elle sait protéger ses enfants et ses petits- enfants, elle ne raconte que ce qui est nécessaire, elle est honnête et ne renie pas les années heureuses, elle  analyse les alertes qu’elle aurait dû voir au lieu de trouver des excuses à son mari de le protéger et se sentir coupable dans leurs difficultés. J’ai aimé le choix des mots j’ai aimé sa discrétion j’ai aimé cette tranquillité cette sérénité qui l’enveloppent ce courage qui ne la quitte pas et surtout cette joie de vivre qui la tourne vers le futur car oui contrairement à ce que pensent certains elle a le droit d’être heureuse. Ce roman montre combien l’emprise aux côtés d’un mari pervers est forte car si Gisèle Pelicot n’avait rien vu, ses proches les amis les médecins sa coiffeuse etc….n’avaient rien vu non plus. Un prédateur un calculateur un manipulateur un flatteur qui a broyé sa femme mais qui a été rattrapée par une petite erreur en filmant  sous les robes des femmes dans une galerie marchande et surtout qui n’avait pas mesuré la force et le courage que sa femme pouvait développer devant le malheur comme elle l’avait fait dans son enfance. L’écriture est sobre simple mais très efficace et puissante, la construction est habile et rend ce témoignage encore plus touchant. Un livre qui a remué le monde entier !  « La honte devait changer de camp »

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