Les éléments de John Boyne
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Une construction époustouflante, un récit prenant, original, surprenant, déstabilisant, énervant parfois morbide sordide, pervers qui donne parfois un sentiment de malaise. Quatre histoires différentes mais qui se relieront à la fin. Quatre personnages qui racontent chacun leur propre histoire associée à l’un des éléments : l’eau la terre le feu et l’air. D’abord une femme Vanessa qui fuit un drame familial se réfugie sur une île et change d’identité puis un jeune adulte Evan passionné de peinture qui fuit un père autoritaire et devient footballeur professionnel, en troisième une chirurgienne Freya très renommée qui fuit ses pulsions et enfin un père Aaron poursuivi par un traumatisme qui veut se libérer de son passé pour mieux accompagner son fils adolescent et faire la paix avec sa femme. Chaque personnage dans son récit à l’aide de flashbacks remonte dans le passé pour expliquer son drame. Un même thème d’actualité tout au long du roman : le viol commis par des prédateurs qu’ils soient hommes ou femmes ou adolescents, l’auteur étudie plusieurs cas de violences sexuelles faites aux jeunes enfants et adolescents dans le monde sportif, natation et football pour certains, dans les rencontres provoquées pour d’autres et leurs conséquences sur la construction de leurs vies et les répercussions sur la vie de famille. Dans ce roman aux allures de thriller la place de la mère y est observée en détails et avec sensibilité particulièrement dans la première histoire, la place du père est traité avec sensibilité dans le dernier chapitre et c’est assez bouleversant. Dans ces histoires on retrouve tous les milieux de la société tant chez les agresseurs que les agressés. Et bien sûr, la culpabilité et la honte de ceux qui n’ont rien vu ou qui n’ont rien pu faire. Une écriture simple et efficace fait de ce livre un récit très vivant que j’ai dévoré. Premier roman que je lis de cet auteur.