9782330108717

Ce que dit la quatrième de couverture

Août 1992. Une vallée perdue quelque part dans l’Est, des hauts-fourneaux qui ne brûlent plus, un lac, un après-midi de canicule. Anthony a quatorze ans, et avec son cousin, pour tuer l’ennui, il décide de voler un canoë et d’aller voir ce qui se passe de l’autre côté, sur la fameuse plage des culs-nus. Au bout, ce sera pour Anthony le premier amour, le premier été, celui qui décide de toute la suite. Ce sera le drame de la vie qui commence.
Avec ce livre, Nicolas Mathieu écrit le roman d’une vallée, d’une époque, de l’adolescence, le récit politique d’une jeunesse qui doit trouver sa voie dans un monde qui meurt. Quatre étés, quatre moments, de Smells Like Teen Spirit à la Coupe du monde 98, pour raconter des vies à toute vitesse dans cette France de l’entre-deux, des villes moyennes et des zones pavillonnaires, de la cambrousse et des ZAC bétonnées. La France du Picon et de Johnny Hallyday, des fêtes foraines et d’Intervilles, des hommes usés au travail et des amoureuses fanées à vingt ans. Un pays loin des comptoirs de la mondialisation, pris entre la nostalgie et le déclin, la décence et la rage.

Ce sera un petit billet pour un roman auréolé du prix Goncourt mais  pour moi il est bien loin de mériter ce prix. C’est en effet une fresque sociale un roman journalistique ennuyeux car l’écriture est très linéaire et les détails trop présents «  Il prit un café en terrasse …une dame promenait son chien Une nourrice ……………… » Alors m’est venue cette question : Mais qu’est-ce que je faisais en 1992 ? Quels âges avaient mes enfants ? Ils avaient 16 et 13 et je n’ai pas l’impression d’avoir connu ce milieu. J’ai eu le sentiment  de relire constamment les mêmes histoires, les mêmes anecdotes tout au long de ma lecture sur fond d’alcool de  drogue de  baise. Les personnages sont fades et manquent de caractère. Pour être tout à fait honnête la dernière partie du livre est plus consistante mais malgré cela je n’ai pas réussi à avoir de l’émotion j’ai lu c’est tout. Et il ne m’en reste pas grand –chose.