La commode aux tiroirs de couleurs d'Olivia Ruiz
La narratrice, dans le prologue, nous explique le moment présent. Sa grand-mère, appelée l’abuela par toute la famille, vient de mourir. Elle est épuisée par le chagrin comme elle dit, car celle-ci l’a élevée et elles étaient très proches. La narratrice a hérité de l’énorme commode qui l’intriguait petite car l’accès aux dix tiroirs de couleurs différentes dont elle est composée, lui était interdit . Devant cette commode, ses souvenirs remontent et surtout elle espère trouver dans ces tiroirs les secrets de l’abuela. Après le prologue, on retrouve l’abuela en Espagne et c’est elle la narratrice, elle s’appelle Rita et vit dans une famille très engagée politiquement face à Franco. Elle est très heureuse avec ses sœurs mais leurs parents les envoient en France retrouver de la famille et fuir la guerre civile, surtout ils savent que leur vie est en danger, en effet ils ne se reverront jamais. Ce qui m’a gênée dans ce roman c’est de ne pas connaître le prénom de la fille de Cali, petite –fille de Rita l’abuela, mère de Nina et narratrice de temps en temps car cela rend la lecture très confuse. Ce qui m’a gênée aussi c’est l’arrivée à la fin de Lola je n’ai pas trouvé cela nécessaire. Dans l’ensemble cette lecture m’a plu, j’ai trouvé le sujet intéressant (on suit trois générations de femme combatives –Rita- Cali- et la narratrice- on traverse les années de guerre civile espagnole et ses atrocités) mais les réflexions manquent de profondeur, l’écriture est un peu primaire, les sentiments peu exprimés. Je suis étonnée d’avoir lu autant de critiques élogieuses !
