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Avant de commencer la lecture de ce roman la première chose que l’on remarque en le feuilletant vite fait ce sont les photos qui agrémentent le livre, les titres de chapitres comme une pellicule photo de cinéma, le dos de cartes postales et deux sortes d’écriture, cette présentation est remarquable et invite à la lecture.

Je n’ai pas lu ce livre dans n’importe quelle condition : je suis en Grèce dans les Cyclades.

Ellie jeune femme célibataire anglaise découvre chaque semaine dans sa boîte aux lettres des cartes postales de Grèce signées A et destinées à S. Ibboston. Ces cartes postales punaisées dans un coin de son appartement l’intriguent et surtout lui donnent envie de découvrir la Grèce de quitter Londres et sa morosité. Le jour de son départ un paquet dépasse de la boîte aux lettres elle l’emporte et arrivée en Grèce elle commence la lecture de ce carnet de vie particulier. C’est A qui raconte sa vie après le départ de son amie S, il mêle à son récit d’homme blessé et trompé les contes et légendes qu’il a écouté au hasard de ses rencontres. Si dès le début c’est Ellie l’héroïne de ce roman bien vite elle laisse la place à Anthony. J’ai d’ailleurs trouvé le personnage d’Ellie un peu fade et trop en retrait elle ne réapparaît qu’à la fin du livre et la fin est un peu trop rapide et à l’eau de rose. Il est très agréable de se promener en Grèce avec Victoria Hislop tantôt dans le passé tantôt dans le monde contemporain qu’elle décrit sans concessions – la richesse de l’église- les traditions –la haine des turcs- J’ai aimé particulièrement l’anecdote « Ne nous soumets pas à la tentation » qui est particulièrement drôle et savoureuse, quant à Lune de miel elle est glaçante et fait froid dans le dos. Pain amour et chansonnette est une anecdote d’une réalité époustouflante où Panagiotis le joueur de Laterna n’a jamais payé d’impôts et n’a jamais déposé ses gains dans une banque. Voilà un petit résumé de cette jolie histoire c’est ce que j’appelle un beau et bon moment de lecture. L’écriture de Victoria Hislop est légère amusante les mots grecs qui ne sont pas traduits donnent un côté plus vrai aux anecdotes.

Pour info j’avais dit que je ne lirai plus de Victoria Hislop car la fin de l’île des oubliés m’avait ennuyée.