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Ce roman se déroule au 12 ème siècle dans l’empire du Japon . Katsuro est le meilleur pêcheur de carpes du pays et fournit les étangs de la cité impériale . Ce travail est très dangereux et lors d’une pêche il se noie. Sa jeune femme Miyuki, pour l’honneur de son village, décide alors de porter les carpes elle-même au palais malgré tous les dangers et les obstacles qu’elle va rencontrer lors de ce périple.

Ce roman est porté par une belle écriture mais l’avalanche de vocabulaire dans d’interminables descriptions m’a  lassée surtout dans la partie où elle arrive à la cité impériale et que se déroule le concours de parfum, j’ai retrouvé le plaisir de lire à la fin lorsque Miyuki rentre chez elle. Le narrateur par la bouche de son héroïne nous fait découvrir toute la culture japonaise, les rites funéraires, les traditions matriarcales, la religion, les coutumes et  les rituels étranges  ce qui rend ce livre intéressant mais je ne l’ai pas trouvé passionnant. Miyuki n’a pas réussi à m’emmener dans  son long voyage avec ses carpes qu’elle doit livrer en bonne santé «  rutilantes, agiles et gracieuses » et dont le poids l’épuise et lui arrache l’épaule. Par contre le personnage de Miyuki m’a intriguée m’a émue sa sagesse sa méfiance la rende sympathique et attachante, elle est à la fois douce  combative et courageuse. Son profond amour sa passion folle pour Katsuro en font aussi un roman très charnel et sensuel.  Première lecture de cet auteur et donc une belle découverte même si ce n’est pas un coup de cœur. Magnifique couverture!

Ce livre m’a été prêté par la Galerne dans le cadre du prix Océane.